mercredi 2 novembre 2016

Philippe Echaroux - «The Crying Forest»

Exposition du 11/11 – 15/12 - Galerie Taglialatella Paris - 117 rue de Turenne 75003 Paris


Ce projet est la réponse de l’artiste à l’appel alarmant d’Almir Narayamoga Suruí, chef de la tribu amazonienne Suruí qui a décidé de prendre en main l’avenir de son territoire qui se voit décimé jour après jour.

« Quand tu abats un arbre c’est comme si tu abattais un homme ». Philippe Echaroux

Au printemps 2016, Le Chef Almir Narayamoga a accueilli le Street-Artiste, Philippe Echaroux pour qu’il témoigne de ce massacre. Dès lors l’artiste a photographié les visages d’indiens de la tribu Suruí pour projeter leur image sur les arbres de la forêt primaire.

Outre la portée esthétique du travail de l’artiste qui s’approprie son environnement avec évidence et joue harmonieusement avec la lumière et les couleurs végétales, l’objectif du projet est particulièrement politique afin d’alerter l’opinion internationale.

Les visages d’une tribu qui se fondent dans une forêt qui disparaît prennent la couleur d’un engagement politique et écologique de l’artiste pour le poumon vert de la planète et son histoire.

Le gouvernement a confié à la tribu Suruí une partie du territoire brésilien, charge à ce peuple de replanter et de protéger cette forêt primaire amazonienne. Cependant, toujours victimes de la déforestation massive et des orpailleurs, les Suruís veulent sensibiliser à ce massacre qui met en danger un territoire et un peuple. Plus de 300 camions de bois coupé illégalement s’échappent chaque jour des terres Suruí.

Aujourd’hui, le Chef Almir tire la sonnette d’alarme. Il y a pour la première fois plus d’orpailleurs que d’indiens sur la terre indigène où il y a actuellement 1300 indiens. Almir Suruí craint le pire, il en appelle à une aide internationale pour que cette forêt ne devienne pas «le bois du sang».

Philippe Echaroux répond à l’appel du Chef Almir Narayamoga Suruí et souhaite que ce cri d’alerte soit entendu du plus grand nombre.

C’est le projet engagé d’un artiste militant, en effet l’artiste est sensible aux catastrophes écologiques qui frappent notre planète et compte en faire son fer de lance. Cette exposition s’inscrit en continuité de l’ambition de la Galerie Taglialatella, qui derrière les couleurs et la légèreté apparente de sa démarche Pop Art et Street-Art place les préoccupations humaines des artistes qu’elle défend au cœur de son engagement artistique.

lundi 17 octobre 2016

Hans Op de Beeck - Saisir le silence - au CENTQUATRE-PARIS

Les architectures et les paysages inventés par Hans Op de Beeck oscillent entre réalité et fiction. L'artiste flamand ouvre au CENTQUATRE-PARIS les portes de quelques uns de ses mondes parallèles, invitant le spectateur à les animer d'histoires par la force de son imagination.

Saisir le Silence est une exposition monographique de l'artiste belge Hans Op de Beeck. Elle comprend deux œuvres vidéo récentes et trois installations sculpturales inédites en France.

Le corpus de Hans Op de Beeck est nettement pluridisciplinaire. Il crée de grandes installations, des sculptures, des films, des vidéos, des photographies, des peintures, des dessins, des textes, du théâtre et de la musique. Récemment, il a écrit et mis en scène sa première pièce de théâtre Nach dem Fest pour le Schauspiel à Francfort, pour laquelle il a aussi produit le décor, les costumes et la musique. Il travaille actuellement à sa seconde pièce de théâtre, pour enfants, une commande du théâtre d'Anvers, et Paleis.

Hans Op de Beeck met en scène des mondes parallèles. Il crée et évoque des environnements et personnages fictifs qui sont lisibles, reconnaissables, et ainsi identifiables et acceptables comme une forme de réalité. À travers ses mondes artisanaux et mis en scène, il cherche à offrir au spectateur un authentique moment de silence apaisant, de tranquillité, de consolation et d'introspection.
Les sujets de départ de l'artiste sont délibérément peu remarquables ; il cherche à transformer l'ordinaire en quelque chose d'extraordinaire, le banal en quelque chose d'exceptionnel, en trouvant le parfait équilibre entre forme et contenu.

Pour le CENTQUATRE-PARIS, Hans Op de Beeck a créé The Settlement (2), une installation monumentale en gris monochrome qui comprend quinze maisons compactes sur pilotis, reliées entre elles par un échafaudage en bois, plusieurs barques amarrées, des embarcadères et des accessoires tels que des flammes ondulantes, des filets de pêche, du bois mort, ainsi que des ustensiles et éléments de mobilier. C'est une œuvre sculpturale dans tous les sens du terme. L'artiste a inséré les maisons dans un étang artificiel. Un arrière-plan abstrait - un grand mur vide placé dans le fond - invite le spectateur à observer ce village fictif dans un premier temps de loin, comme un horizon frontal, une scène imaginaire, une sorte de capture d'écran filmique en trois dimensions. La scène entière fait fortement référence à la tradition du cinéma, l'image encadrée, et la ville de Pompéi, paralysée et figée dans le temps. Néanmoins, ce petit village calme et étrange, comme un foyer fictif pour une petite communauté imaginaire et toutes sortes de récits, est contemporain dans son apparence, comme s'il était encore habité. L'œuvre fait émerger la notion romantique et idyllique de la colonie, tout en évoquant la lutte quotidienne avec les éléments que doivent endurer les personnes vivant dans des archipels.

L'œuvre Caravan est une installation sculpturale quasiment à échelle réelle d'une scène nocturne dans une zone urbaine fictive et enneigée. Probablement localisée quelque part entre deux immeubles d'entreprises, un protagoniste absent semble avoir organisé son propre habitat : une petite caravane décrépie avec un feu de camp devant et des accessoires que l'on pourrait associer à quelqu'un qui improvise sa vie dans un lieu abandonné, entre les déchets. Une lumière est allumée dans la caravane, le protagoniste invisible s'y trouve peut-être. Cette scène filmique est à la fois très romantique et chaleureuse, tout en étant dure et solitaire, faisant référence aux personnes en situation de précarité en ville, contraintes de se réinventer ou de se redéfinir, improvisant une vie avec ce qui peut être glané.

Lounge créé en 2014, a était exposée pour la première fois dans l'exposition personnelle d'Hans Op de Beeck : 'Quiet scenery and wandering extras' à la Sammlung Goetz à Munich l'année passée.

Cette pièce qui représente une chambre grandeur nature de style néoclassique. Elle contient les sculptures d'un sofa Chesterfield ainsi qu'un nombre impressionnant de petits accessoires; le tout étant fabriqué en plâtre massif pigmenté. Cette œuvre nous transporte dans le salon, encombré et pourtant inoccupé, d'un sombre hôtel rempli d'objets anachroniques et sans intérêt. Surchargée de détails, cette installation artistique renferme des informations visuelles d'une richesse incomparable. Cette pièce qui baigne dans une lumière artificielle est la plus grande œuvre baroque de type « vanité » que Hans Op de Beeck a sculptée jusqu'à présent.

Le film d'Hans Op de Beeck Staging Silence (2) aborde les notions abstraites et archétypales qui restent dans la mémoire de l'artiste, tel un dénominateur commun de nombreux espace publics similaires expérimentés par Hans Op de Beeck. Les images vidéo en elles-mêmes sont extrêmement simples et banales, tout en étant sérieuses et sombres, faisant écho au mélange éclectique d'images dans notre esprit. Le choix de filmer en noir et blanc renforce cette ambiguïté : l'approche théâtrale de la vidéo évoque l'héritage de la comédie bouffonne, alors que le suspense insidieux et le déraillement latent du film fait allusion au genre du film noir. Le titre rappelle la mise en scène de décors abandonnés où, en l'absence de personnages, le spectateur peut s'y projeter comme seul protagoniste.

Le film d'animation Night Time (extended) est un film sombre et énigmatique sans texte, basé sur une grande série d'aquarelles monumentales monochromes progressivement réalisées par Hans Op de Beeck sur les cinq dernières années, au fil de ses autres projets pluridisciplinaires. Toutes les aquarelles ont été peintes par l'artiste de nuit, dans un état total de solitude et de concentration. Cette atmosphère nocturne est une présence tangible dans les paysages métropolitains, au sein des images de nature, de bâtiments, d'intérieurs et de personnages auxquels l'artiste donne vie dans le film. Night time (extended) est conçu comme un rêve mystérieux et troublant, dans lequel les proportions, les perspectives et les environnements sont fictifs tout en étant universaux.

Biographie
L'artiste plasticien Hans Op de Beeck vit et travaille à Bruxelles. Sa carrière internationale s'étend sur plus de dix ans, avec des œuvres prenant la forme de sculptures, d'installations, de vidéos, de photographies, de films d'animation, de dessins, de peintures et d'écrits (nouvelles). La quête constante de l'artiste pour la présentation la plus efficace du contenu de chaque pièce détermine son choix de technique artistique. L'échelle varie d'une petite aquarelle, à une grande installation tridimensionnelle de 300 m2.
Non seulement l'artiste utilise une grande variété de techniques, il emploie aussi délibérément une diversité de formes esthétiques, allant d'un langage visuel économique et minimaliste, à des designs chargés et exagérés, cherchant à articuler le contenu de l'œuvre aussi précisément que possible.
Son travail se concentre sur la relation laborieuse et problématique de l'Homme au temps, à l'espace et à l'Autre. Hans Op de Beeck donne à voir des lieux, des moments, des personnages inexistants mais identifiables, qui semblent avoir été extraits de la vie quotidienne contemporaine, tentant de saisir dans ses images l'absurdité tragicomique de notre existence postmoderne. Les thèmes clé sont la disparition des distances, la désincarnation de l'individu et l'abstraction du temps, conséquences de la globalisation et des changements sur notre environnement, engendrés par le développement des médias, de l'automatisation et de la technologie.
Hans Op de Beeck évoque parfois la notion de « proposition » pour ses œuvres ; elles sont en effet irréfutablement fictives, construites et mises en scène, laissant le spectateur décider s'il doit les prendre au sérieux, comme une sorte de monde parallèle, ou au contraire les mettre immédiatement en perspective, comme une simple construction visuelle. Son travail se nourrit d'un intérêt certain pour la réflexion sociale et culturelle. L'artiste interroge également la relation difficile entre réalité et représentation, entre ce que nous voyons et ce que nous voulons croire, entre ce qui est et ce que nous nous créons, des stratagèmes développés pour gérer plus facilement notre propre insignifiance et manque d'identité. La production visuelle de cette quête donne lieu à des images oniriques, insidieuses, mélancoliques et étonnantes.

22 octobre > 31 décembre 2016
Installations inédites en France
jours et horaires d'ouverture sur www.104.fr
5 € / 3 € (réduit) / 2 € (abonnés, adhérents)

mardi 20 septembre 2016

Exposition ASTRONAUTES

La nouvelle exposition ASTRONAUTES de la Cité de l’espace va permettre à tous, petits ou grands, de découvrir le quotidien extra-ordinaire des astronautes dans la Station Spatiale Internationale (ISS), un vaisseau qui fait le tour de la Terre toutes les 1h30, en orbite à 400 km, avec 6 astronautes à bord. En impesanteur, tout devient différent, chaque geste de la vie quotidienne est à réinventer, à réapprendre. L’espace est un environnement particulier qui perturbe tous les repères et le fonctionnement du corps.

Les astronautes ont de multiples tâches à accomplir lors de leur mission scientifique, ils doivent donc s’adapter rapidement à leur nouveau milieu. Ils vivent aussi des moments de repos dans cet espace réduit et confiné avec vue imprenable sur la Terre !

C’est à cette toute nouvelle vie, loin des repères habituels, que la Cité de l’espace propose à son public de se familiariser avec la nouvelle exposition ASTRONAUTES.

Une exposition où les astronautes guident les visiteurs : pour être au plus près de la vie des astronautes en mission

Aujourd’hui les astronautes, grâce aux réseaux sociaux notamment, font partager en direct leur mission spatiale au grand public. Chaque jour, photos et vidéos témoignent de cette évolution sur les comptes personnels des astronautes. Chacun apporte sa vision de sa mission et très souvent des images inédites et étonnantes de la Terre, vue de l’espace. Les distances avec l’astronaute se réduisent. Dans cet esprit, la Cité de l’espace avec sa nouvelle exposition installe un contact le plus direct possible entre les astronautes et le public. Par l’intermédiaire de dispositifs originaux ils témoignent auprès du public de leur drôle de quotidien dans l’espace. L’interaction est simple, les astronautes présentent leur métier, leur travail dans un environnement insolite.

Des décors pour s’immerger dans l’espace et des expériences à réaliser pour s’initier à l’environnement extra-ordinaire de l’astronaute

Après une présentation de l’entrainement de l’astronaute, le public est plongé dans des décors réalistes en surplomb de la Terre à 400 km, puis il entre dans une Station Spatiale, tout à la fois « maison » et « laboratoire » des astronautes. Et, grâce à des expériences concrètes le public découvre les conditions de vie étonnantes des astronautes dans l’espace, où chaque geste est nouveau : se laver, manger, travailler, se détendre … et ceci, au rythme de 16 levers et couchers de soleil par jour.
Le public pourra aussi profiter de la vue imprenable que seuls les astronautes peuvent contempler chaque jour depuis la Station Spatiale : la Terre qui défile à la vitesse de 8 km seconde ou Paris-Toulouse en 75 secondes ! Une prise de conscience très forte de la beauté de notre planète vivante.

Une exposition qui débute par une actualité exceptionnelle : le départ dans l’espace et l’ISS de l’astronaute français de l’ESA Thomas Pesquet en novembre 2016

Dès le début de l’exposition le public va pouvoir partager un événement exceptionnel : l’astronaute français de l’ESA Thomas Pesquet réalise de novembre 2016 à mai 2017 sa première mission dans l’espace, la mission PROXIMA. La Cité de l’espace fera vivre en direct à son public l’événement du départ de Thomas Pesquet depuis Baïkonour et son arrivée dans l’espace, à bord de l’ISS.

Pendant les 6 mois de la mission PROXIMA, la Cité de l’espace et ses partenaires témoigneront des moments clés de l’aventure de Thomas Pesquet et de ses co-équipiers, sur le site web de la Cité de l’espace et directement dans l’exposition ASTRONAUTES.

Conception de l’exposition et partenariats

L’exposition ASTRONAUTES a été conçue et produite par la Cité de l’espace.

Avec la participation de : ESA, CNES, ROSCOSMOS, NASA, Novespace, Cadmos, Medes, Airbus Defence and Space, Flight Watching, Argotec.

Avec le soutien de : Comtesse du Barry

Un événement : France Info

Informations pratiques

Accès à l’exposition ASTRONAUTES : incluse dans le prix d’entrée à la Cité de l’espace, sans supplément

Durée de l’exposition : du 20 octobre 2016 à décembre 2018

jeudi 15 septembre 2016

Exposition : 'Voyage au pays de Zingaro', d'Emmanuel Michel, au Théâtre Equestre Zingaro à partir du 30 septembre

A l’occasion de la reprise du dernier spectacle de Bartabas "On achève bien les chevaux - Elégie", la Galerie Bénédicte Giniaux présente l'exposition "Voyage au pays de Zingaro", par Emmanuel Michel, artiste voyageur, peintre et sculpteur, à partir du 30 septembre au Théâtre Equestre Zingaro.

Galerie Bénédicte Giniaux présente :

Emmanuel Michel

"Voyage au Pays de Zingaro"
Dessins - Peintures - Sculptures - Livre

Vernissage et présentation du livre "Voyage au Pays de Zingaro"

Jeudi 29 septembre 2016, de 18h à 22h
Théâtre Equestre Zingaro à Aubervilliers

Ayant organisé plusieurs expositions dans la salle du restaurant du Théâtre Equestre Zingaro, entre 1999 et 2008, Bénédicte Giniaux revient sur les lieux après avoir ouvert la première galerie d'art à Bergerac en Dordogne.

A l’occasion de la reprise du dernier spectacle de Bartabas "On achève bien les chevaux - Elégie" au Théâtre Equestre Zingaro, à Aubervillers, la Galerie Bénédicte Giniaux présente, dans ce lieu insolite, une exposition originale d'Emmanuel Michel, artiste voyageur, peintre et sculpteur : "Voyage au Pays de Zingaro - dessins, peintures, sculptures".

Cette exposition est le fruit du travail intensif pour l'élaboration et la publication d'un livre portant le même titre.

La galerie représentera également Emmanuel Michel au salon ARTUP de Rouen (Parc Expo du 7 au 9 octobre).

De plus, la FNAC Les Ternes à Paris, invite Bartabas et Emmanuel Michel pour une rencontre autour de ce dernier livre d’Emmanuel Michel "Voyage au Pays de Zingaro". Cette rencontre est associée à une exposition des tableaux d’Emmanuel Michel, présentés également par la Galerie Bénédicte Giniaux au Forum de rencontres du 27 octobre au 12 novembre 2016.

mercredi 7 septembre 2016

TOURS ET DÉTOURS : HISTOIRE DE LA DÉFENSE (1883-1989)

Le Conseil départemental des Hauts-de-Seine présente, en partenariat avec Defacto, « Tours et détours : Histoire de La Défense (1883-1989) » : exposition sur l'histoire et l'architecture du quartier d'affaires de La Défense aux Archives départementales à Nanterre du 12 septembre 2016 au 20 juin 2017.

Cette présentation célèbre notamment les 50 ans de la Tour Nobel, (aujourd'hui RTE NEXITY), première tour de bureaux construite conformément au plan d'aménagement initial du quartier de La Défense.

Des documents originaux exceptionnels permettront de mieux comprendre comment, en un siècle, le territoire de La Défense a connu une authentique révolution urbaine.

Cette exposition s'appuie sur les collections des Archives départementales des Hauts-de-Seine. Elles permettront de découvrir par exemple l'Axe Historique en 1770, au travers de cartes et plans anciens.

Cette exposition est réalisée en partenariat avec Defacto, établissement public de gestion du quartier d'affaires de La Défense, qui présente à cette occasion ses collections exceptionnelles.

Le grand public pourra découvrir les 10 maquettes originales des différentes phases d'aménagement du quartier, des projets étonnants jamais réalisés, les dossiers de permis de construire de la tour FIAT (aujourd'hui AREVA) ou encore de la Grande Arche, les plans du Service d'Aménagement de la Région Parisienne (SARP) qui ont abouti à la création du quartier d'affaires sont aussi présentés...

Exposition aux Archives départementales à Nanterre
« TOURS ET DÉTOURS : HISTOIRE DE LA DÉFENSE (1883-1989) »
Du 12 septembre 2016 au 30 juin 2017

archives.hauts-de-seine.fr

mardi 30 août 2016

« ALBERT-KAHN : ÇA DÉMÉNAGE ! LE MUSÉE POSE SES VALISES À L'ESPACE LANDOWSKI »

Du 9 septembre au 9 octobre 2016 (entrée libre)

Avec sa nouvelle exposition « Albert-Kahn ; ça déménage ! », le musée départemental Albert-Kahn vient à la rencontre du public. Cette première étape à l'espace Landowski de Boulogne-Billancourt inaugure un cycle de programmation hors-les-murs.

Projet emblématique de la vallée de la culture, la rénovation du musée départemental Albert-Kahn n'est pas juste une question de travaux. Bien plus que cela, c'est tout un projet qui est conçu : une valorisation des collections repensée, des dispositifs de médiation innovants...

Pour patienter et donner un avant-goût de cette nouvelle approche, le musée propose au public un aperçu du projet encyclopédique d'Albert Kahn. En écho aux travaux actuels, la scénographie s'amuse à détourner les mobiliers de chantier.

Parcours d'exposition
A la fois ludique et sensible, la scénographie propose aux visiteurs de cheminer dans un espace où la présentation du futur bâtiment de l'architecte Kengo Kuma côtoie celle des origines du projet d'Albert Kahn.

Après une présentation de la figure d'Albert Kahn, banquier philanthrope connu par les fondations qu'il a créées dans la première partie du XXe siècle, un module est consacré aux Archives de la planète, entreprise de captation du monde initiée en 1909 et constituée de 72 000 plaques photographiques couleur et d'une centaine d'heures de films.

Comment les images ont-elles été commandées puis saisies sur le terrain par les opérateurs ? C'est tout le processus de la « fabrique des images » qui est ensuite présenté, de manière inédite, aux visiteurs.

La présentation d'autochromes du jardin boulonnais complète ce parcours et resitue, en un ensemble cohérent, le projet d'Albert Kahn et des Archives de la planète au cœur de la ville de Boulogne, qui, la première, accueille cette exposition dans la nef de l'Espace Landowski.

Le projet scientifique et culturel du musée s'inscrit dans la démarche des musées de société, qui cherchent à aiguiser l'esprit critique de leurs visiteurs en leur donnant des clés de compréhension de leur passé et de leur présent. En 2018, le musée rénové va ainsi favoriser le lien social, l'échange, le débat et la réflexion sur des questions d'actualité avec notamment des outils d'éducation à l'image.

www.hauts-de-seine.fr

lundi 11 juillet 2016

Ouverture de l'exposition « Les momies ne mentent jamais »

Samedi 9 juillet 2016 À Cap Sciences

A l'occasion de l'ouverture de l'exposition « Les momies de mentent jamais », Cap Sciences propose une rencontre avec Patrick Baudry de 16h à 17h30. Professeur universitaire de sociologie, Patrick Baudry est spécialiste des questions liées à la ritualité funéraire. Ce moment sera l'occasion de mettre en lumière la momie et les représentations de la mort et du corps dans nos sociétés anciennes et contemporaines et d'échanger avec lui autour de ces thématiques.

Patrick Baudry est professeur des universités. Il enseigne la sociologie à l'université Bordeaux Montaigne. Il est l'auteur de plusieurs ouvrages portant sur les questions de la mort, de l'adolescence, du corps et de l'image. Il a travaillé sur les ritualités funéraires (La Place des morts), la mort à l'hôpital, la fin de vie (Pourquoi des soins palliatifs ?) et les conduites à risque (Le Corps extrême).
Il a également travaillé sur les imaginaires sexuels en publiant deux ouvrages sur la pornographie (La Pornographie et ses images, L'Addiction à l'image pornographique). Les recherches de Patrick Baudry qui portent également sur la ville (L'Urbain et ses imaginaires, La Ville - une impression sociale) s'inspirent des travaux et des méthodes de Louis-Vincent Thomas dont il fut l'élève.
La question des imaginaires est récurrente dans une réflexion portant sur la place du symbolique dans la société contemporaine.

L'exposition

Les momies exercent une fascination singulière et nous connectent à un passé que nous souhaitons mieux connaître !
Les momies ne sont plus de simples témoins silencieux. Les scientifiques sont devenus les interprètes des histoires qu'elles ont à nous raconter.
Grâce à de nouvelles techniques d'investigations, les momies apportent de nombreuses informations sur les modes de vie des sociétés anciennes.
Traversez les âges et les continents pour découvrir comment les momies éclairent l'Histoire de leur vérité et partez à leur rencontre !
Une exposition réalisée par Cap Sciences sur la base de l'exposition "Momias, testigos del pasado" du Parque de las Ciencias, Granada.

Durée moyenne de la visite : 1h30
Tout public/ à partir de 5 ans

Nous attirons l'attention des visiteurs sur le fait que certaines momies peuvent heurter la sensibilité des plus jeunes ou des personnes émotives.

Cette exposition est présentée à Cap Sciences du 9 juillet 2016 au 5 mars 2017.

cap-sciences.net

mercredi 15 juin 2016

Exposition « Matières, voyages aux frontières de l’invisible »

Du 15 juin au 28 août 2016
Maison Guerlain
68 avenue Champs-Elysées, Paris 8ème

L’exposition «Matières, voyages aux frontières de l’invisible» est articulée en trois moments. Aux sources du parcours, des précurseurs de l’art numérique, comme Edmond Couchot et Michel Bret, et des grands maîtres de la photo, comme Irving Penn, Mario Giacomelli et Daido Moriyama, apportent leurs images en réponse à la question de savoir comment saisir la forme des quatre éléments – l’eau, le feu, l’air et la terre. Ces oeuvres majeures ont été rassemblées grâce à la Maison européenne de la photographie, qui a ouvert les portes de ses réserves à la Maison Guerlain.

Le regard singulier de Vik Muniz, sans cesse inspiré par l’élémentaire et l’assemblage minutieux de l’infime, permet de donner une réponse contemporaine à la question de la matière. L’artiste brésilien a réalisé une oeuvre figurant une abeille. Celle-ci est entièrement constituée de matières entrant dans la composition des parfums de la Maison Guerlain, conçus par le nez Thierry Wasser. L’installation éphémère et une photo de cette dernière sont toutes deux visibles dans la boutique.

Enfin, c’est avec une technologie d’avenir que nous avons tenté de dire cette matière qui inspire autant qu’elle compose une oeuvre. Deux films ont été tournés en réalité virtuelle à 360 °, en Inde du Sud et à Ouessant, sur les lieux de production de deux matières premières chères à la maison Guerlain – le jasmin du Tamil Nadu et la gelée royale produite par des abeilles noires élevées dans la Réserve de biosphère de la mer d’Iroise désignée par l’Unesco. Les deux oeuvres filmées sont visibles dans des casques VR qui autorisent une immersion sans pareille dans les paysages et les sources inspirantes où la matière première commence son chemin vers le parfum et le soin.

Présent à toutes les étapes de la création d’expériences de Réalité Virtuelle, Intel a mis à disposition des équipes à l’œuvre dans l’exposition «Matière – voyages aux frontières de l’invisible» portée par Guerlain ses dernières innovations.

lundi 6 juin 2016

NE TE RETOURNE PAS / CARTE BLANCHE À ÉTIENNE HERVY

Jusqu’au 24 juillet, la Maison d’Art Bernard Anthonioz à Nogent-sur-Marne présente une exposition axée sur le graphisme intitulée «Ne te retourne pas».

Sont présentés :
— des affiches de Pierre Bernard, Paul Elliman, Laurent Fétis, Graphic Thought Facility, Mevis & Van Deursen, M/M (Paris), ou Jan Van Toorn ;
— des journaux de Grapus ;
— des impressions de Syndicat (François Havegeer et Sacha Léopold) en collaboration avec Aurélien Mole ;
— des pochettes de disques par Kiki et Loulou Picasso, Étienne Robial ou Peter Saville ;
— un film de Len Lye.

Cette exposition regarde le graphisme non pas pour en expliciter le fonctionnement dans le cadre de la commande, d’un processus de communication ou d’édition, mais pour sa capacité à animer les interstices de l’attention que le visiteur voudra bien leur porter. Chaque artiste, à sa façon et pour ses raisons, explore une mécanique à deux temps : recto/verso, relation texte/image, série…
Étienne Hervy est commissaire indépendant. Il a été rédacteur en chef de la revue étapes: puis directeur du Festival international de l’affiche et du graphisme de Chaumont de 2010 à 2015.

LA FONDATION NATIONALE DES ARTS GRAPHIQUES ET PLASTIQUES (FNAGP)
Elle a ouvert en 2006 à Nogent-sur-Marne la Maison d’Art Bernard Anthonioz (MABA), centre d’art destiné à promouvoir et diffuser la création contemporaine, à encourager l’émergence de projets expérimentaux. La Fondation organise quatre expositions par an principalement autour de la photographie et du graphisme, mais elle accueille aussi d’autres propositions plastiques qui interrogent l’histoire ou la mémoire, le territoire et l’environnement, ou encore la représentation cinématographique. La Maison d’Art Bernard Anthonioz est membre du réseau Tram Ile-de-France.

RENDEZ-VOUS AUTOUR DE L’EXPOSITION
Café-découverte / Dimanche 5 juin à 11h
Découverte de l’exposition à travers un parcours commenté.
Pour bien démarrer la journée, café et chouquettes sont au rendez-vous.

Rendez-vous au jardin / Dimanche 5 juin à 14h30
Franca Malservisi, architecte et historienne de l'architecture, réalisera une visite du parc de la MABA et des ses paysages plantés. Informations et réservations auprès du CAUE du Val-de-Marne.

Concert dans la bibliothèque / Lundi 13 juin à 18h30
Concert des élèves du conservatoire Francis Poulenc de Nogent-sur-Marne dans la bibliothèque
Smith-Lesouëf.

Les petits parcours / Mercredi 15 juin à 15h
Exploration de l’exposition à hauteur d’enfant à travers des activités ludiques et un atelier.
Les petits parcours se poursuivent autour d’un goûter partagé avec petits et grands.

Projection en plein air / Vendr edi 24 juin
Projection du film Mon oncle (1958) de Jacques Tati, dans le parc de la MABA.
Ouverture du parc à 19h.

MAISON D’ART BERNARD ANTHONIOZ
16, rue Charles VII
94130 Nogent-sur-Marne
http://maba.fnagp.fr

Ouverture au public (entrée libre)
Lundi-vendredi : 13h-18h (sauf mardis et les jours fériés)
Samedi-dimanche : 12h-18h

jeudi 12 mai 2016

Toros ou l'histoire d'une vie

Du 13 mai au 30 octobre 2016, le musée international de la chaussure de Romans (Drôme) servira d'écrin à une exposition intitulée Du dessin... à la sculpture. L'histoire de toute une vie, celle du sculpteur Toros et de son cheminement artistique, d'Alep où il est né, à Romans où il a choisi d'habiter.

Plus qu'une rétrospective, il s'agit bien là, en effet, de l'histoire de toute une vie qui n'a rien, du moins à ses débuts, d'un long fleuve tranquille, puisqu'elle commence dans la ville martyre d'Alep, en Syrie, où la famille de Toros, d'origine arménienne, tentera, dignement, de reconstruire sa vie, après avoir été chassée, en 1915, de l'Empire Ottoman.

De ce passé, il ne lui reste plus rien, si ce n'est ce prénom, Toros, dont il signera désormais toutes ses oeuvres, marque indélébile de son combat permanent pour la liberté et contre l'injustice. Un prénom qui n'est pas sans rappeler, il est vrai, le vaillant combattant des arènes mais plus encore chargé de symbole pour qui sait qu'il lui fut donné par son père en souvenir de son propre frère, brûlé vif par les génocidaires de 1915, dans une église où il avait cru trouver refuge avec une centaine d'autres enfants.

Un lourd héritage qu'il a su transcender au travers de ses œuvres, parfois monumentales, qui, à Valence, Saint-Etienne, Aix-en Provence et en bien d'autres endroits, rendent hommage aux victimes des génocides, aux résistants, aux combattants de la liberté... De son histoire, Toros a, en effet, puisé sa force et sa créativité. Devenu dinandier à l'âge de 10 ans, parce que ses parents n'avaient pas les moyens de l'envoyer à l'école, il s'est fait tout seul, devenant d'artisan un véritable artiste tel ce sculpteur, Kotchar, rencontré en Arménie par hasard et dont l'œuvre, la statue de David de Sassoun, héros de l'Arménie, fut à l'origine de sa vocation.

C'est cette histoire qui vous sera contée au fil des cinq salles qui lui sont consacrées pour cette exposition. Mais aussi et surtout, vous découvrirez, à travers photos, croquis et vidéos, comment naissent ses créations, de la plus artisanale des façons ; comment parties d'une étude, plus ou moins poussée, parfois d'un simple coup de crayon, se matérialisent, dans le bronze, le cuivre ou le laiton, des œuvres puissantes et pleines de vie, à l'image de cet homme qui, en dépit des épreuves, n'a jamais baissé les bras, jamais perdu la foi...

Des œuvres épurées aux courbes délicates qui contrastent avec l'ardeur avec laquelle il frappe le métal et qui, souvent, célèbrent la femme dans toute sa sensualité, mystérieuse et envoûtante ; mais qui traduisent aussi, nul ne peut y être insensible, tout cet amour qu'il porte en lui et auquel ne sont certainement pas étrangères les femmes de sa vie : sa muse de toujours, son épouse, Marie, et ses deux filles, Yersa et Gayanné.

Se juxtaposent également des bustes, des fruits à croquer, un étrange bestaire, et, comme en introduction, moment d'émotion, ce petit garçon, en short et maillot de corps, qui baisse la tête, non pas honteux mais déterminé à retourner dans la classe dont il a été chassé parce que ses parents n'ont pas pu payer l'école.

Ce petit garçon, c'est lui, Toros, qui, malgré ses 81 ans, a toujours gardé son cœur d'enfant et n'a jamais grandi, si ce n'est au travers de ses œuvres dont plus d'une quarantaine sont parties, aujourd'hui, au-delà de nos frontières. Comme ce buste de Komitas, installé tout à côté du musée éponyme, à Erevan, en Arménie, et qui témoigne de sa réussite : une douce revanche qu'il s'est accordée, lui que ce pays n'avait pas voulu intégrer dans son école d'art parce qu'il n'avait pas le baccalauréat.

vendredi 1 avril 2016

Jim Shaw - Rather fear god

Proche de la scène artistique néo conceptuelle californienne des années 80, Jim Shaw est un artiste pour le moins atypique. Il a depuis le début de sa carrière le désir de produire une oeuvre plastique visant à explorer le versant obscur de la société américaine consumériste et standardisée. Ses critiques quasi hallucinatoires puisent leur inspiration dans une culture vernaculaire en deçà des catégories établies par l'histoire de l'art: tableaux d'amateurs récupérés dans des brocantes, objets de cultes populaires, BD, musique rock, films de série B, etc. Ces objets s'inscrivent dans un réseau de significations multiples qui ne cessent d'affaiblir l'autorité symbolique de l'œuvre d'art et constituent les fragments d'une histoire à la fois personnelle et collective.

La peinture, le dessin, la sculpture, la vidéo, l'installation et la performance sont autant de médiums utilisés par l'artiste depuis la fin des années 1970 au service d'une vision foisonnante et encyclopédique.

Parmi la pile d'œuvres-objets exposées à «Rather fear god» la grande nouveauté est une figurine qui représente Babylone la Grande chevauchant la Bête à sept têtes et dix cornes. Elle est inspirée de posters reprenant des images du tournant du XXe siècle tirées de peintures décadentes du mouvement Art Nouveau.
Cette œuvre renforce la critique anticonsumériste de Jim Shaw dans la mesure où dans le Livre des Révélations, le personnage de Babylone la Grande est étroitement lié au monde matériel, à l'achat et la vente de biens. Cette composante anti-matérialiste qui sous-tend bon nombre de religions, lutte selon l'artiste dans notre culture avec la pure folie débordante de nos inspirations, de notre créativité collective, qui se manifeste dans une surproduction dont les conséquences sont aussi passionnantes que terrifiantes

Dans «Rather fear god» Jim Shaw focalise ainsi son attention sur le paradoxe qui caractérise notre époque qui, d'un côté, poursuit une consommation outrancière et la l'accumulation frénétique des biens, de l'autre, reconnait de plus en plus la répugnance qu'il y a à s'attacher aux choses matérielles. Jim Shaw lui-même reconnait collectionner et entasser toutes sortes de trucs à l'utilité discutable (surtout des images) et à en pointer du doigt l'intolérable futilité.

Les univers de la BD et du surréalisme, notamment sous l'égide de Salvador Dali, inspirent la scénographie de cette exposition. Beaucoup d'onirisme y est présent comme si face à la folie matérialiste et au déclin de la spiritualité, le rêve dans toute son absurdité, frisant parfois la folie, était seul capable de résister – ou du moins de proposer une alternative. Mais ce que l'on y trouve surtout c'est cette extravagance ironique et toujours un peu loufoque, propre à Jim Shaw.

Jim Shaw
Rather fear god
02 avril-21 mai 2016
Paris 3e. Galerie Praz-Delavallade

mardi 29 mars 2016

Exposition Carlos Cruz-Diez en collaboration avec Véronique de Lavenne

Partageant avec sa clientèle internationale son attrait pour l’excellence et l’unique, BARNES, leader de l’immobilier de prestige, propose des expositions d’art au sein de ses bureaux. C’est cette fois l’une des plus importantes figures de l’art cinétique, l’artiste franco-vénézuélien Carlos Cruz-Diez, que BARNES accueillera dans son agence de la rue du Faubourg Saint-Honoré (Paris 8e) à partir du 7 avril, et jusqu’au 15 juillet 2016.

Cet accrochage dévoilera le dialogue entre les œuvres de Carlos Cruz-Diez et ses intégrations dans l’habitat et l’architecture. Chacune des douze œuvres présentées sont construites autour du phénomène chromatique : Physichromies, Inductions Chromatiques, Chromointerférences, Transchromies..., et seront accompagnées de nombreuses photographies de travaux emblématiques, conçus pour la ville ou pour des lieux privés.

Dès le début de sa carrière, l’artiste s’est intéressé aux manifestations artistiques au-delà du contexte muséal. De ce fait, l’environnement urbain devient source d’échanges, un terrain d’expérimentation. « Je pense, dit-il, qu’une œuvre d’art intégrée dans l’habitat ou dans la ville doit générer des événements inédits en mutation permanente. Le spectateur découvre – la couleur en train de se faire – surgissant et disparaissant devant ses yeux. »

Carlos Cruz-Diez est né à Caracas en 1923, il vit et travaille à Paris depuis 1960. C’est l’un des acteurs majeur de l’art optique et cinétique. Ses œuvres sont présentes dans les collections permanentes de prestigieuses institutions telles que: Museum of Modern Art (MoMA), New York ; Tate Modern, Londres ; Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris ; Centre Pompidou, Paris ; Museum of Fine Arts, Houston ; Wallraf-Richartz Museum, Cologne…

120-122 rue du Faubourg Saint-Honoré, 75008 Paris
Exposition du 8 avril au 15 juillet 2016
Du lundi au vendredi de 9h à 19h
Entrée libre

lundi 21 mars 2016

EXPOSITION ANNIVERSAIRE DES 10 ANS DE LA MABA - SUR LE MOTIF / JUSQU’AU 30 AVRIL - MAISON D’ART BERNARD ANTHONIOZ, NOGENT-SUR-MARNE

À l’occasion des 10 ans de la Maison d’Art Bernard Anthonioz (MABA) à Nogent-sur-Marne, une exposition anniversaire inédite est présentée jusqu’au 30 avril 2016.
Intitulée «Sur le motif», elle propose de voir ou revoir les œuvres directement inspirées et réalisées à partir du patrimoine (matériel ou immatériel) de la MABA, du souvenir de ses anciens habitants (ou de leurs fantômes), de ses histoires (réelles ou fictives), des livres de sa bibliothèque (encyclopédies ou romans de poche), de son parc…

Des œuvres mêlant graphisme, photographie, vidéo, texte, installation ou sculpture s’y croisent, réalisées par Xavier Antin, Bastien Aubry & Dimitri Broquard, Jean-Marc Ballée, Anne-Lise Broyer, Mimosa Echard, Jason Glasser, Tamar Guimaraes & Kasper Akhoj, Harmen Liemburg, Barbara Manzetti, Catherine Poncin, Natascha Sadr Haghighian, Madeleine Smith-Champion, Frédéric Teschner et Jessica Warboys.

Aux regards habituels portés sur la MABA, se superposent d’autres lectures, celles des artistes qui, au fil des années, ont créé un nouveau territoire en y faisant émerger des «méta-images». Ces œuvres, conçues autour de cette mémoire particulière de la MABA, ont ainsi contribué à la restituer ailleurs, hors les murs — de Bâle à Rio en passant par Amsterdam, Copenhague, Los Angeles ou Zurich — associant le patrimoine spécifique de la Maison à l’éne rgie d’une création artistique en mouvement.

MOTIFS D’INSPIRATION
— Les sœurs Smith : Jeanne & Madeleine
Madeleine et Jeanne Smith-Champion (décédées en 1940 et 1943) ont fait don de leur patrimoine à l’État pour que les artistes puissent être accueillis et soutenus. Leurs visages et mémoires prennent forme au sein de l’imaginaire et des œuvres qui sont nées à la MABA.

— La Bibliothèque Smith-Lesouëf
Les sœurs Smith ont entrepris la construction d’une bibliothèque pour accueillir la collection de leur oncle Auguste Lesouëf. La bibliothèque inspire les artistes de passage à la MABA.

— Le parc de 10 hectares qui entoure la MABA

— Le spectre de Watteau
Le peintre Watteau, décédé en 172 1 à Nogent-sur-Marne, aurait passé ses derniers jours dans la demeure.

LA FONDATION NATIONALE DES ARTS GRAPHIQUES ET PLASTIQUES (FNAGP)
Elle a ouvert en 2006 à Nogent-sur-Marne la Maison d’Art Bernard Anthonioz (MABA), centre d’art destiné à promouvoir et diffuser la création contemporaine, à encourager l’émergence de projets expérimentaux. La Fondation y organise 4 expositions par an principalement autour de la photographie et du graphisme, mais accueille aussi d’autres propositions plastiques qui interrogent l’histoire ou la mémoire, le territoire et l’environnement, ou encore la représentation cinématographique. La Maison d’Art Bernard Anthonioz est membre du réseau Tram Ile-de-France.

RENDEZ-VOUS AUTOUR DE L'EXPOSITION
— Les petits parcours (dès 5 ans)
Mercredi 23 mars à 15h
Exploration de l'exposition à hauteur d'enfant à travers des activités ludiques et un atelier. Les petits parcours se poursuivent autour d'un goûter partagé avec petits et grands.

— Café découverte
Dimanche 10 avril à 11h
Découverte de l'exposition à travers un parcours commenté suivi d’une visite de la Bibliothèque Smith-Lesouëf. Et pour bien démarrer la journée, café et chouquettes !

— Rendez-vous avec Barbara Manzetti
Samedi 30 avril de 14h à 18h
Barbara Manzetti activera son travail. Les visiteurs pourront passer avec elle quelques minutes, quelques heures ou tout l’après-midi !

Pour les groupes (à parti r de 10 personnes et sur réservation), les visites commentées de l'exposition «Sur le motif» peuvent être suivies d'une visite de la Bibliothèque Smith-Lesouëf.

MAISON D'ART BERNARD ANTHONIOZ
16, rue Charles VII
94130 Nogent-sur-Marne

Ouverture
— Les jours de semaine de 13h à 18h
— Les samedis et dimanches de 12h à 18h
Fermeture
— Les mardis et les jours fériés
Entrée libre

lundi 14 mars 2016

Nicolas de Crécy

Dessinateur de talent, l'œuvre de Nicolas de Crécy n'a de cesse d'étonner. En détournant les codes narratifs des différents genres et techniques qu'il utilise (peintures, sculptures, gravures, etc.), l'artiste propose ainsi des œuvres teintées de mélancolie et nourries par le surréalisme, afin d'évoquer la troublante destinée des frères Wittgenstein.

La première partie de l'exposition, conçue en deux volets, propose un parcours rétrospectif des premiers succès de l'artiste comme Foligatto, paru en 1991, et présente l'étendue de ses expériences graphiques et stylistiques avec notamment Le Journal d'un fantôme, autobiographie d'un dessin qui adresse de manière drôle et cinglante l'autorité du geste artistique. Du scénario baroque et onirique (Le Bibendum céleste) au récit satirique et grinçant (Léon La Came), en passant par la fable muette (Prosopopus) et le conte loufoque (Salvatore), Nicolas de Crécy n'a cessé de repousser les frontières de la bande dessinée, tout en affirmant un style très singulier. L'exposition plonge le spectateur dans la fabrique du dessin, ses techniques (encre de chine, aquarelles, crayons…) et ses processus (story-board, esquisses, retouches). La seconde partie de l'exposition est gardée par un personnage en trois dimensions directement issu de l'un de ses dessins. Une tête posée sur un guéridon toise le visiteur, présence muette et inquiétante, qui semble inverser le régime des regards. C'est l'oeuvre qui nous regarde !

Nicolas de Crécy s'est passionné pour la vie de Paul Wittgenstein (1887-1961), frère du célèbre philosophe autrichien et pianiste virtuose que la Première Guerre mondiale a amputé de sa main droite. Il est connu pour avoir commandé aux plus illustres compositeurs de l'époque (Benjamin Britten, Hindemith, Prokofiev) des oeuvres musicales comme le célèbre concerto pour la main gauche de Ravel. « Le manchot mélomane », titre donné à ces nouvelles productions, est un portrait en creux qui interroge le manque et la disparition, la folie et la création. Les paysages enneigés autrichiens accompagnent l'évocation du corps fragmenté et imaginaire. L'effacement des frontières entre l'intérieur et l'extérieur, par l'évocation de sons, de masques et de fantômes, délivre une expérience sensible de l'ineffable.

Informations
10, esplanade François Mitterrand
29000 Quimper
Le Quartier est membre de ACB (art contemporain en Bretagne) et de d.c.a. (association française de développement des centres d'art).

Nicolas de Crécy
05 mars-18 sept. 2016
Quimper. Le Quartier

mercredi 9 mars 2016

Exposition anniversaire : '' Les Bulli-builders'' - Les 60 ans du Volkswagen Transporter à Hanovre

Le 8 mars 1956 débutait à Hanovre la production des légendaires Combi, surnom affectueux donné au minibus VW. Le musée d'histoire de Hanovre organise une rétrospective sur les débuts de la production du Transporter sous la forme d'une exposition spéciale qui se déroulera du 9 mars au 26 juin 2016. Des véhicules exceptionnels, issus de la collection de l'usine, peuvent être vu tout comme des témoignages vidéo de l'époque et des photos et présentations décrivant l'histoire passionnante de l'usine. Trois jours par semaine, un groupe d'apprentis Volkswagen présentera aux visiteurs via des consoles interactives les procédés de fabrication les plus récents et ceux-ci les informeront sur leurs domaines de prédilection.

« L'exposition raconte un passé industriel vivant, qui a démarré avec le lancement du Combi et montre aussi l'impact que l'usine a eu sur le développement de la capitale de l’Etat dans la période d'après-guerre », explique Thomas Schwark, Directeur des musées d'art et d'histoire de Hanovre. Le Combi est incontournable, particulièrement au musée historique, car il illustre la place essentielle que tient l'usine du VW Transporter dans la vie de Hanovre et dans l'ensemble du Land de Basse-Saxe. Nous avons rassemblé de nombreux objets afin de créer une exposition interactive, qui est parfaitement adaptée aux festivités organisées cette année pour célébrer les 775 ans de la ville de Hanovre. »

Le maire de Hanovre, Stefan Schostok, est lui aussi conscient de l'importance de la production du Transporter pour la ville. « Soixante ans de Volkswagen Véhicules Utilitaires, ce sont 60 années d'emploi garanti pour Hanovre et sa région, explique-t-il. Ce sont aussi 60 ans d'histoire palpitante de l'automobile pour les nombreux passionnés du VW Combi et pour les salariés qui ont fait preuve d'un dévouement et d'une motivation sans équivalent pour innover, que ce soit au niveau des modèles ou des systèmes de production. Non seulement le Transporter a permis de sauvegarder les emplois de milliers de personnes à l'usine et dans la région, mais Volkswagen Véhicules Utilitaires a également été un partenaire essentiel pour la ville en élaborant les stratégies de transport d'avenir que nous souhaitions développer ensemble.

Pour Hanovre et pour Volkswagen Véhicules Utilitaires, ce fut une véritable chance que la capitale de l’Etat ait, à l'époque, été choisie comme site de production parmi 230 autres villes il y a 60 ans. Cela a donné naissance à un modèle de réussite qui prouve que les usines allemandes peuvent encore être compétitives en matière de production automobile. »

« Le minibus VW fait autant partie de Hanovre que les biscuits Leibniz, le stylo Pelikan ou les pneus Continental », souligne M. Eckhard Scholz, Président du Directoire de Volkswagen Véhicules Utilitaires. À ce jour, environ neuf millions et demi de véhicules de la série T ont été produits dans la capitale de Basse-Saxe.

Cette réussite est à mettre à l'actif non seulement d'une usine particulièrement performante, mais également d'une main-d'œuvre composée de salariés exceptionnels, les « Bulli builders ». « Nos salariés effectuent ce travail exigeant avec fierté et passion, mais aussi avec un véritable amour pour ce véhicule si particulier », ajoute M. Scholz. La production du Transporter à Hanovre est un modèle de tradition et d'expertise, des compétences qui se transmettent parfois de génération en génération au sein d'une même famille. « L'ADN du Bulli-building fait incontestablement partie de l'héritage de ces familles. Nous avons notamment un arrière-grand-père qui a aidé à construire l'usine et dont l'arrière-petit-fils est actuellement en formation dans le secteur de la mécatronique », indique le Président du Directoire.

La production du véhicule qui deviendra l'« emblème du rêve économique » a commencé en 1950 à Wolfsburg. Lorsque le cent millième Combi est sorti de la ligne d'assemblage en 1954, il est clairement apparu que le Transporter avait besoin de sa propre usine. Les capacités de production de l'usine de Wolfsburg n'étaient plus suffisantes pour répondre à la demande. En effet, parallèlement à la Coccinelle, il n'était possible de fabriquer que 80 Combi par jour alors qu'il en aurait fallu 330.

C'est Heinrich Nordhoff, Directeur Général de Volkswagenwerk GmbH, qui a choisi Hanovre pour installer le site de production. Les travaux de construction ont commencé à la mi-février 1955 (un hiver glacé et très enneigé) au nord de la ville, sur un site situé au sud du canal Mittelland juste à côté de l'autoroute, sur Mecklenheidestraße dans le quartier de Stöcken.

Volkswagen a immédiatement commencé à former les futures salariés à la production du Transporter. Un train supplémentaire a même dû être ajouté au planning ferroviaire à 4h10 du matin pour transporter les salariés jusqu'à Wolfsburg où avait lieu leur formation.

Le 8 mars 1956, un an tout juste après le début des travaux, les premiers Combi ont commencé à sortir de la ligne de production de la nouvelle usine. « Le lancement du T1 à Hanovre-Stöcken a marqué le début de dizaines d'années d'une réussite qui perdure encore aujourd'hui, raconte Bertina Murkovic, Vice-Présidente du Comité d'entreprise de Volkswagen Véhicules Utilitaires. En un temps record, un site de production pionnier créé à partir de rien est devenu un des piliers du groupe grâce au dévouement de milliers de salariés. Ce site se caractérise par l'expérience et la passion de salariés qui croient en leur usine, parce qu'ils bénéficient de la garantie de l'emploi et qu'ils peuvent ainsi façonner leur propre avenir. »

Les postes dans la nouvelle usine étaient très convoités. Volkswagen rémunérait, à l'époque, plus du double du salaire habituellement versé pour ce type de travail, soit un salaire horaire moyen de 2,50 DM au lieu de 1,20 DM. En 1955, un kilo de café coûtait environ 10 DM et un kilo de pain 68 pfennigs. Dans les années 1950, de nombreuses personnes ont quitté leurs emplois stables pour venir fabriquer le Combi dans la nouvelle usine du Transporter à Hanovre. Il leur était simplement demandé de faire preuve de courage, d'expertise, d'inventivité et de confiance, des traits de caractère que possèdent tous les Bulli-builders.

L'exposition dévoile plusieurs témoignages de l'époque. Heinz Hilbich et Gerd Mogwitz, qui ont ensuite occupé, l'un après l'autre, la fonction de Président du Comité d'Entreprise, ont été à l'origine de la première grève des navettes de Hanovre, qui avait pour but d'obtenir la prise en charge par l'entreprise de la moitié des coûts de transport des salariés, et ils ont réussi. Et puis il y a Günter Noltemeyer, qui, au grand dam de ses parents, a abandonné son travail d'employé de banque pour aller postuler chez Volkswagen. « Aller travailler dans une usine de voitures, tu ne devrais même pas y penser », lui a dit sa famille. Et puis il y a la femme de Günter Noltemeyer, Hanni, qu'il a rencontrée chez Volkswagen et avec qui il est marié depuis 39 ans. « En 1957, je gagnais 200 DM et je consacrais 50 DM aux dépenses courantes. Cela me laissait 150 DM. Un jour, j'ai utilisé 10 DM pour acheter un grand pot de crème Nivea, un luxe dont je rêvais depuis longtemps », raconte Hanni Noltemeyer.

A l’origine, c'est-à-dire en mars 1956, 4 000 salariés travaillaient à l'usine de Hanovre, dont 25 femmes. Ils produisaient 230 Transporter par jour. Fin 1956, les femmes étaient déjà au nombre de 270 et, en 1959, ce chiffre atteignait 1 044. Un témoignage nous vient de Margot Krey, embauchée en 1959 en tant qu'ouvrière à la fabrication des moteurs, avant d'être élue déléguée syndical, puis de devenir représentante des salariés femmes de 1964 à 1993. « J'ai mis en place des salles de maternité à l'usine de Hanovre en 1974 malgré une forte résistance. C'était une première chez Volkswagen AG mais aussi dans le pays ! », raconte fièrement Margot Krey.

Le Combi est devenu un modèle à succès bien au-delà des frontières allemandes. En 1962, les salariés ont célébré la production du millionième VW Transporter « Made in Hanovre ». Après le T1, la production de son successeur, le T2, a commencé en 1967. Il a était suivi du T3 en 1979, du T4 en 1990 et du T5 en 2003. La sixième génération de cette success story sort de la ligne de production de Hanovre depuis 2015 et continue à bénéficier d'un accueil chaleureux. Aujourd'hui, le site de production est le plus grand employeur industriel de la région de Hanovre avec 14 500 salariés, mais aussi le plus grand site de formation avec ses 750 apprentis.

M. Scholz souligne que le site de production a toutes les raisons d'être optimiste quant à son avenir. « Le carnet de commandes du T6 est bien rempli », explique-t-il avant d'ajouter qu'au cours des dernières années, Volkswagen Véhicules Utilitaires a investi dans de nouvelles installations (notamment la plus grande presse d'Europe), dans « de nouveaux processus d'assemblage d'avenir », ainsi que dans de nouvelles technologies comme l'impression 3D et les robots légers. « Nous avons fait tout ce qui était possible pour pouvoir continuer à fabriquer des Transporter ‘Made in Hanovre’ pendant encore 60 ans », conclut M. Scholz.

mercredi 17 février 2016

Clara Citron, Matthew Couper - ImageTexte4

Topographie de l'art continue la réflexion plastique née de la rencontre entre l'écrit et l'image avec cette quatrième exposition. Gravures, peintures, feuilles de journaux effacées, figures sacrées et calligraphie dialectisent la circulation entre les médiums et les médias et la construction de notre relation symbolique aux images textes, sous la direction du commissaire d'exposition Horst Haag.

L'art d'hier, l'art de demain et quelques notes sur les deux (Extrait)
Les garagistes du bon vieux temps accrochaient au mur de leur atelier des calendriers Pirelli.
Filles rapides et autos sexy… ils savaient ce qu'est la beauté, eux.

Boy meets girl, ainsi commence l'histoire. Quand l'écriture et l'image se rencontrent, elles s'inspirent l'une de l'autre, se renforcent mutuellement, des mondes insoupçonnés se déploient. La fiction devient plus riche en nuances, plus colorée, elle gagne en contrastes. La non-fiction devient plus intelligible, plus claire, sans équivoque. Les images gagnent en force expressive, élargissent l'horizon, étoffent le propos.

Tout ce qui est écrit fait image pour nous. Nous parlons d'une image graphique, confuse ou harmonieuse, chaotique ou policée. De même, face à un texte imprimé ou gravé dans la pierre, nous parlons d'image graphique; quant à la pictographie, c'est autre chose, les mots peuvent être brodés ou tapés à la machine, calligraphiés ou couchés sur le papier.
Dans le mot lithographie, nous lisons deux mots : lithos (pierre) et graphie (écriture, dessin) — ce dernier terme désignant deux activités différentes que le vocabulaire ne sépare pas encore. Une synergie, l'action conjointe de substances et de facteurs qui mutuellement se renforcent, s'intensifient, ou qui même permettent de produire un certain résultat.

Si l'art n'était rien d'autre qu'une méthode expérimentale sur la table d'un laboratoire invisible visant à démontrer la beauté à travers un processus persévérant ou dans un instant de génie, nous aurions déjà fait un pas sur les traces de son mystère. Élèves ou maîtres, épigones ou avantgardistes, défenseurs de la réduction ou de l'accumulation, tous veulent attirer l'attention, plaire et convaincre, comme n'a jamais cessé de le faire tout naturellement la beauté. Réellement, ceux qui ont bien plus à dire, à écrire, à présager que tous les autres sont les artistes non-conformistes, les art-brutistes. Outsiders, selftaughts, autodidactes curieusement souffrent de leur statut, ou plutôt de leur non-statut. Ils ne veulent pas rester en dehors, ils veulent être des insiders.

Clara Citron, Matthew Couper
ImageTexte4
16 fév.-27 avril 2016
Paris 3e. Topographie de l’art

jeudi 11 février 2016

Noémie Goudal - Cinquième corps

Noémie Goudal présente dans cette exposition «Cinquième Corps», les séries «In Search of the First Line» (2014), «Observatoires» (2014) et «Southern Light Stations» (2015). Celles-ci côtoient des pièces inédites produites spécifiquement pour l'espace du Bal.

Noémie Goudal crée des sculptures photographiques ambiguës, fabriquées de toutes pièces. Elle installe ces édifices, souvent faits de papier, dans des paysages naturels, recréant ainsi de nouvelles perspectives. Ces éléments architecturaux (escaliers, dômes, tours…) ou cosmiques (ellipses…), sont placés dans des océans vierges ou des étendues désertes.

En s'attardant sur ces formes, le regard descelle aisément la trace d'artifices (plis, imperfections, cordes, câbles,…) caractéristiques d'objets en deux dimensions conçus pour l'unique finalité de la photographie.

Dans «In Search of the First Line», c'est la contradiction temporelle qui est à l'œuvre: l'architecture d'édifices anciens se mêlent aux enchevêtrements de béton des ruines industrielles.

Dans «Observatoires», des bâtiments, usines ou entrepôts, photographiés en Allemagne, en France et au Royaume-Uni, semblent flotter dans un espace indéterminé, non sans évoquer les architectures cosmiques indiennes érigées à Delhi ou Jaipur au XVIIIème siècle.

Dans «Southern Light Stations», Noémie Goudal explore l'espace céleste, longtemps considéré à la fois comme le miroir des dérèglements terrestres et la manifestation du sacré. De l'Antiquité au Moyen Age, on y observe un emboîtement de sphères tournoyantes, un soleil de cristal éclairé par une grande torche ou de fulgurantes apparitions de boules de feu. La Terre est souvent décrite comme reposant sur l'eau, et le ciel, comme une voûte posée au-dessus d'elle, la limitant de toute part.

L'œuvre de Noémie Goudal se nourrit du regard interrogateur de l'homme sur l'univers, espace de re-créaction où l'imaginaire s'étend à l'infini, comme un cinquième corps fait d'éther (ou cinquième élément). A la fois images et objets, les installations de Noémie Goudal se jouent de ces spéculations. Brouillant à dessein nos repères, elles oscillent entre hallucination et fait, miroirs de nos vies modernes où s'exercent simultanément d'insaisissables et contradictoires régimes de vérité.

Noémie Goudal
Cinquième corps
12 fév.-08 mai 2016
Paris 18e. Le Bal

mercredi 10 février 2016

Taysir Batniji, Bertrand Gaudillère - Rêver d'un autre monde

Rêver d'un autre monde. Représentations du migrant dans l'art contemporain

Le Centre d'Histoire, de la Résistance et de la Déportation présente une exposition collective livrant différentes écritures sur le thème du voyage et de l'exil des migrants extra-européens, à travers une sélection de propositions artistiques. Phénomène constant dans l'histoire de l'humanité, le fait migratoire est toujours lié au contexte économique ou géostratégique. Pour aborder ce sujet, le Chrd s'intéresse à la représentation qu'en donnent les artistes et photographes contemporains. Les champs qu'ils explorent, les parcours qu'ils soulignent livrent la chronique sensible, parfois métaphorique, de l'un des faits majeurs de ces trente dernières années. Le projet s'inscrit dans la continuité des expositions «Voyages pendulaires» (sur une famille de Roms roumains de Lyon) et «Tchétchènes hors sol», qui abordaient le thème du départ, subi ou volontaire.

Le rêve d'une vie meilleure, pour soi et pour ses proches, est une aspiration partagée par tous. Il accompagne le migrant poussé à l'exil et constitue parfois l'impulsion initiale et décisive qui provoque son départ. Ce rêve d'un autre monde est aussi un puissant moteur pour des artistes devenus les témoins privilégiés de situations individuelles ou collectives qui rendent compte de notre temps. Aborder la question des migrants, au sein d'un musée porteur des idéaux de la Résistance, consiste avant tout à parler de l'humanité et de l'humanité depuis ses origines, tant il est vrai que la migration est un sujet vieux comme le monde. Face à l'accélération récente du phénomène, aux drames humains engendrés et à l'incroyable déferlement d'images qui nous submerge, les artistes offrent une réponse à un besoin essentiel, auquel le politique ne pourvoit plus, celui du lien de l'homme à sa communauté, du rapport du singulier à l'universel.

Il y a dix ans, partant du postulat que l'art a sa place dans un musée d'histoire, tout autant que l'histoire dans un musée des beaux-arts, le Musée de l'histoire de l'immigration à Paris décide d'accueillir dans ses collections les travaux d'artistes, français ou étrangers, résidant et travaillant en France ou ailleurs. Tous placent au centre de leur démarche les problématiques de l'immigration, du territoire, des frontières et des racines. Le Chrd a choisi au sein de cette collection devenue référence les œuvres de sept artistes, que viennent compléter d'autres travaux retenus pour leurs qualités plastique et réflexive.

Informations pratiques
Mercredi-dimanche, 10h-18h
Centre d'Histoire, de la Résistance et de la Déportation
14, avenue Berthelot. 69007 Lyon
Renseignements: 04 72 73 99 00
www.chrd.lyon.fr

Taysir Batniji, Bertrand Gaudillère
Rêver d'un autre monde
04 fév.-29 mai 2016
Lyon 7e. Centre d´histoire de la résistance et de la déportation

jeudi 4 février 2016

Le Brand Store BMW George V présente l’exposition « Michel Vaillant Art Strips » et la BMW Z4 GT3 by Michel Vaillant ayant couru aux 24h de Spa-Francorchamps.

Du 9 février au 30 avril 2016, le Brand Store BMW George V présente une exposition consacrée aux « Michel Vaillant Art Strips ». La BMW Z4 GT3 décorée aux couleurs de Michel Vaillant et pilotée par Timo Glock, Bruno Spengler et Alessandro Zanardi lors de l’édition 2015 des 24 heures de Spa-Francorchamps sera à Paris pour cette occasion.

Les amateurs de bandes dessinées et de sport automobile pourront découvrir dans le Brand Store BMW George V pas moins de 15 adaptations de dessins de Jean Graton, le créateur de Michel Vaillant. Ces « Michel Vaillant Art Strips » proviennent des célèbres bandes dessinées et ont été retravaillés et mis en valeur par Dominique Graton, belle-fille de l’artiste et directrice artistique de la Fondation Jean Graton. Les talents conjugués du dessinateur et de la graphiste donnent naissance à de nouvelles œuvres baptisées « Michel Vaillant Art Strips ». Elles propulsent la BD culte du sport automobile dans l’art contemporain. Ces œuvres sont réalisées en tirage limité (30 exemplaires), chacune est signée et numérotée et accompagnée d’un certificat d’authenticité délivré par la Fondation Jean Graton.

Une des attractions des dernières 24 heures de Spa-Francorchamps a sans aucun doute été la BMW Z4 GT3 décorée aux couleurs Michel Vaillant. Pilotée par les anciens pilotes de F1, Timo Glock et Alessandro Zanardi ainsi que par le champion DTM 2012, Bruno Spengler, cette voiture a attiré tous les regards. Spécialement adaptée au handicap d’Alessandro Zanardi pour lui permettre de disputer sa première course de 24 heures en compagnie de ses deux coéquipiers, cette voiture présentait un autre attrait pour les nombreux spectateurs. La décoration de cette voiture de course a en effet été confiée au studio Graton qui a repris outre l’emblématique onomatopée « Vrooaarr » figurant sur les flancs, un dessin représentant les trois pilotes sur le capot avant. Pour la première fois, la BMW Z4 GT3 sera exposée en France au Brand Store BMW en l’honneur de l’exposition consacrée au « Michel Vaillant Art Strips ».

Informations utiles :
Exposition « Michel Vaillant Art Strips », du 9 février au 30 avril 2016
Brand Store BMW George V
38 avenue George V, 75008 Paris
Entrée Libre du lundi au samedi de 10h à 20h

mercredi 3 février 2016

Beat Zoderer - The Balloon And Some Other Toys

Françoise Thies, historienne de l'art, mathématicienne, commissaire et critique d'art, caractérise le travail de Beat Zoderer comme une «une révélation de ce qui a été fait». L'artiste d'origine suisse emploie des matériaux de la vie quotidienne comme base de travail, provenant de quincailleries ou de magasins de matériaux. A partir d'eux, il élabore des structures méthodiques basées sur la répétition ou des schémas mathématiques – chaque pièce suivant un procédé arbitraire.

La volonté de Beat Zoderer, à travers cette méthodologie, est de «mettre de l'ordre dans le chaos». Si ses pièces laissent place aux imperfections et aux erreurs, elles empruntent parfois au langage formel de la géométrie abstraite. L'ambiguïté et les contradictions inhérentes à ce processus de réalisation caractérisent l'œuvre de Beat Zoderer.

«Mon centre d'intérêt ne concerne pas la façon de faire quelque chose, c'est plutôt la signification essentielle qui m'intéresse. Ou, en le disant autrement, ce qui est caché derrière les systèmes et les concepts que je dévoile» résume Beat Zoderer.

Beat Zoderer dit avoir fait des recherches sur les couleurs depuis de nombreuses années. Il a commencé à expérimenter sur des matériaux, en laissant la couleur intacte de leurs surfaces. Il en conclue que «la couleur ne devient vraiment appréciable que quand elle est appliqué à quelque chose».

Quand on demande à Beat Zoderer s'il y a une couleur unique pour lui, il répond «Je ne crains pas de couleurs, qu'elles soient fortes ou douces, belles ou répugnantes. Seulement avec le bleu, la couleur si souvent décrite et exaltée, avec le bleu, j'ai un problème!»

Informations pratiques
Mercredi-samedi, 14h-19h
Snap projects
4, rue de la Thibaudière. 69007 Lyon
www.snap.projects.com

Beat Zoderer
The Balloon And Some Other Toys
06 fév.-26 mars 2016
Lyon 7e. Snap Projects

jeudi 28 janvier 2016

Johan Parent - Matière grise

Depuis son invitation à exposer dans Galerie Showcase, début 2015, Johan Parent s'est mis à collecter tous les journaux GreNews qu'il recevait dans sa boîte aux lettres. De là est né un protocole de transformation du matériau qui l'a mené à la fabrication d'une pâte grisonnante qui compose aujourd'hui le monochrome de 120 x 80 cm occupant la vitrine.

Johan Parent s'intéresse aux objets. Plus précisément, il s'intéresse à leur relation avec le monde, et pour la révéler il met en évidence des dysfonctionnements. Progressivement ces objets vont acquérir une autonomie. Les néons vont se couper de leur alimentation électrique, les chaises vont se mettre à danser et la radio va émettre un bourdonnement monotone et incessant. Face à ces pièces, l'homme se voit déshumanisé et réduit à la position d'un regardeur ne pouvant interagir avec ce qu'il observe. L'objet lui ôte ce que Jean Baudrillard définit comme un «gestuel de contrôle», nécessaire à l'homme pour éviter tout dysfonctionnement mental par rapport au système des objets. Perdant toute capacité d'interaction avec ces objets, il finit par se retrouver seul dans un monde régi par ce système.

Une forte tendance à l'enfermement se retrouve dans le travail de Johan Parent: une pièce s'emplit de fumée, un balai de karshers est contraint par le cadre de la caméra, des dédales de couloirs ne proposent que des portes closes, et ici, le monochrome est mis à distance par l'espace d'exposition utilisé comme caisse américaine. Il protège alors le monochrome et nous interdit une confrontation directe, déplaçant Matière grise dans un hors-sol. Ces propositions pourraient être vues comme les conséquences d'une société centrée sur une quête du progrès technologique mais il n'en est rien.

Comme les précédentes œuvres, Matière grise ne cherche pas à nous questionner sur l'abondance des journaux et autres publicités qui remplissent nos boites aux lettres. Elle ne nous donne pas à méditer sur l'esthétique d'un matériau et n'espère pas de nous une réflexion sur une actualité culturelle foisonnante qui finirait par créer une masse grisâtre. En autarcie, Matière grise n'attend rien de nous, elle se suffit à elle-même. Elle est tout autant la réponse que la matière servant à penser la question.

Informations pratiques
Galerie Showcase
angle Place aux Herbes/Place Claveyson. 38000 Grenoble
www.galerieshowcase.com

Johan Parent
Matière grise
29 janv.-13 mars 2016
Grenoble. Galerie Showcase

Pier Paolo Calzolari - Ensemble

« Je voudrais donner à savoir que je veux l'expansion, la démocratie, la folie, l'alchimie, la démence, la rythmique, l'horizontalité. Je veux dire que je veux être élémentaire, je dis que je veux commettre des actes de passion», écrivait Pier Paolo Calzolari, en 1968, pour sa Maison idéale, l'une des œuvres fondatrices de l'Arte povera dont l'artiste italien est une figure emblématique.

Aujourd'hui, avec «Ensemble», il réactive cette quête des passages, des vibrations, des configurations premières en réalisant plusieurs téléscopages. Entre présent et passé d'abord avec plusieurs de ses œuvres datant de 1968 à 2015, des débuts de l'Arte povera jusqu'à aujourd'hui; mais aussi des téléscopages avec Kazimir Malevitch et le suprématisme, cette reconstruction artistique initiée par «0,10» (Zéro-Dix), la mythique exposition de 1915, à Saint-Pétersbourg. Affranchi de toute obligation de représentation, l'artiste russe y présentait son Carré noir en affirmant que «créer cela veut dire vivre, produire perpétuellement des choses nouvelles». (Kazimir Malevitch, Ecrits, éd. Allia, 2015.)

Pier Paolo Calzolari régénère les éléments de sa syntaxe personnelle et fonde, avec «Ensemble», un monde plastique à l'image d'une formation musicale. Plomb, cuivre, bois, sel, structure givrante et givre, encre, feu, fleur et noix… Recueilli au fil des œuvres, ce vocabulaire du quotidien, serti d'impalpable, rejoue et réaccorde ses pulsations poétiques en reformant les seuils sensibles par lesquels l'invisible infiltre les agencements.

Cette force de l'invisible est l'essence de l'art de Pier Paolo Calzolari. Il prend contact avec l'existence par ses cristallisations fugaces: la flamme de la bougie, le souffle et l'air, la cristallisation du givre… Autant de formes en formation qui sont au-delà du temps et de l'espace, dans une catégorie qui les traverse tous deux, dénommée «espacement» par Roland Barthes (Roland Barthes, La Préparation du roman (1978-1980), éd. du Seuil, 2015).

Là, Pier Paolo Calzolari retrouve l'une des énigmes premières de sa vie: la lumière de Venise. Enfant, il se rendait souvent riva degli Schiavoni avec une boîte de crayons de couleur. Il s'asseyait sur un banc de marbre. Alors qu'il dessinait, la lumière de la Lagune faisait scintiller le blanc marmoréen de la banquette. La vie se manifestait.

Comment recréer ce plaisir vital, le moment dynamique du sensible, de la pulsation de l'âme? En dialoguant d'égal à égal avec les expressions de la nature, comme le faisait François d'Assise parlant à sa sœur la Lune et à ses frères le Vent et le Soleil; en retrouvant l'intensité des formes primitives, qu'elles soient de gravures rupestres ou d'onomatopées balbutiantes; en appauvrissant les signes de la culture pour retrouver l'énergie des archétypes, le cœur battant du réel.

Dans un monde contemporain crispé vers le renouveau, Pier Paolo Calzolari poursuit ses ruptures vivifiantes. Il contacte le primordial, il écoute la voix perdue de chaque chose, se repère et s'aventure.

Annabelle Gugnon

Né en 1943 à Bologne, Pier Paolo Calzolari vit et travaille à Fossombrone, Italie.

Pier Paolo Calzolari
Ensemble
29 janv.-05 mars 2016
Paris 6e. Galerie Kamel Mennour

mercredi 27 janvier 2016

Exposition les verreries Schneider d'Épinay

Du 1er au 26 février, une exposition exceptionnelle présente, à l'Espace culturel, une soixantaine de verreries signées « Schneider ».

Des vases aux couleurs flamboyantes, des coupes, des pichets... illustreront toutes les techniques et la délicatesse de la verrerie Art nouveau - Art déco qui connut son heure de gloire entre 1890 et 1935.
En 1913, les frères Schneider rachète une petite verrerie à Épinay-sur-Seine. Dès 1918, ils se lancent dans la verrerie ornementale et occuperont une place de premier ordre aux côtés de Daum, Gallé, Lalique ou des frères Müller.

Les pièces originales présentées dans cette exposition, dont un grand vase aux chats, qui illustre le talent de Charles Schneider, maître verrier, infatigable créateur du début du XXe siècle.

Les verreries Schneider ont un succès retentissant à l'Exposition des Arts Décoratifs et Industriels modernes de Paris en 1925 et furent largement distribués en France et à l'international.

Ces symboles de l'Art nouveau et de l'Art déco français, fabriqués à Épinay-sur-Seine, ont ainsi voyagé à travers le monde.

Une histoire et des œuvres à découvrir.

Exposition « Les Verreries Schneider d'Épinay - 1913-1933 »
Du 1er au 26 février, à l'Espace culturel (8, rue Lacépède)
Vernissage samedi 6 février à 18h30 en présence du commissaire de l'exposition, Gérard Bertrand et de descendants de la famille Schneider encore spinassiens.
Du lundi au samedi de 14 h à 18 h, et sur rendez-vous pour les groupes

mardi 26 janvier 2016

Du 12 mars au 12 juin 2016 Exposition “Des Chauves-souris et des Hommes”

La galerie Sakura met le chevalier noir en pleine lumière

Fort du succès de son exposition consacrée à Star Wars (plus de 100 000 visiteurs), la galerie Sakura laisse cette fois le champ libre au justicier masqué de Gotham, pendant trois mois au sein de son espace du Marais.

Plus de 30 artistes livrent leur version du plus sombre des chevaliers
Cela sera l’événement cinématographique de ce début d’année : le retour de Batman sur grand écran, après quatre années d’absence ! À cette occasion, la galerie Sakura offre ses 250 m² d’exposition à l’univers de l’homme chauve-souris. Plus de 100 œuvres originales seront ainsi présentées au public : le travail intimiste et poétique de la portraitiste Mary Ellen Mark, disparue en mai dernier ; les inclusions en résine de vraies chauves-souris, comme suspendues dans l’air, d’Alexandre Nicolas ; la série “Myths and Idols” de Travis Durden, qui nous interroge sur la vulnérabilité du superhéros et bien d’autres créations inédites !

Après des mois de préparation, la galerie est fière de rassembler autant d’artistes internationaux et de présenter leur version personnelle de Batman. Chaque vision, contemporaine et décalée, apporte une pierre à l’édifice immense de ce mythe. Pendant trois mois, le public pourra ainsi découvrir les œuvres d’artistes de renommée mondiale.

Ce travail de scénographie effectué par Sakura mettant en valeur les différentes personnalités du chevalier noir, passionnera autant les amateurs d’art que les fans de la première heure.

Gageons que les montages historiques autant qu’anachroniques d’Agan Harahap ou les œuvres inédites de Rémi Noël, qui présentera plus de 20 tirages argentiques en N&B revisitant le mythe de l’Ouest américain, sauront interpeller les visiteurs de l’exposition !

Un livre d’art en édition limitée
Pour ceux qui sont vraiment mordus de Batman, un livre sur l’exposition, tiré à seulement 500 exemplaires, sera disponible dès le 12 mars, uniquement à la galerie Sakura.

Exposition “Des Chauves-souris et des Hommes”
Du 12 mars au 12 juin 2016
Galerie Sakura
21, rue du Bourg Tibourg - 75004 Paris
Entrée libre et gratuite du mardi au samedi de 12 h à 20 h et le dimanche de 14 h à 19 h

BARNES expose « la vie en pose », les œuvres de Max Wiedemann

L’attrait pour le beau lie BARNES, leader de l’immobilier de prestige, à sa clientèle internationale. Les expositions, qu’il propose au sein même de ses bureaux, confirment à chaque fois, cette passion de l’Art. C’est un artiste, en dehors de toutes conventions, Max Wiedemann, que BARNES accueillera dans son agence de la rue Bonaparte (Paris 6e) à partir du 28 janvier 2016, et jusqu’au 31 mai 2016, au travers de son exposition « la vie en pose »

Un artiste décalé
D’origine allemande, Max Wiedemann est un artiste contemporain, qui s’est fixé pour mission de se moquer du monde matérialiste actuel. Artiste de street art dans sa jeunesse, la rue lui est vite apparue comme insuffisante pour s’exprimer.

Autodidacte, il est remarqué par le PDG d’une entreprise où il est en apprentissage. Ses peintures subjuguent son nouveau mécène qui lui commande la réalisation d’un mur entier de son entreprise. Fort de ce soutien, Max Wiedemann ouvre son premier atelier. Peu de temps après, c’est la Lufthansa, la compagnie aérienne allemande, qui lui commande une œuvre. Sa carrière est lancée.

Sa rencontre avec Karl Lagerfeld sera déterminante pour la suite. Il lui achètera l’une de ses peintures, le propulsant ainsi sous les projecteurs. De nombreuses personnalités du show-business et de la mode deviennent des collectionneurs de ses œuvres. Les entreprises, telles que BMW ou Coca Cola, s’intéressent également à son travail.

Le décryptage incisif de l’époque actuelle
Le travail de Max Wiedemann se veut le miroir des tabous, des pensées cachées. Il a donné à l’art urbain, une définition totalement nouvelle. A contre-courant de la pensée habituelle, il choisit le chemin de la passion, de l’inconnu plutôt que la sécurité et la conformité.
Il utilise constamment de nouveaux outils pour s’exprimer comme le néon, la sculpture, les bombes de peinture, la photographie ou la vidéo.

Son esprit tranchant et son humour incisif montrent l’esprit de l’époque qui nous entoure. Pointant les vanités des personnalités riches et célèbres, il joue avec un monde dans lequel lui-même évolue.

Chez BARNES Rive Gauche
13 rue Bonaparte – 75006 Paris
Exposition du 28 janvier au 31 mai 2016
Du lundi au vendredi de 9h à 19h
Entrée libre

mercredi 20 janvier 2016

Denis Savary - Jour blanc

La pratique de Denis Savary est multiple. Elle se décline tant en dessins, vidéos, installations, qu'en scénographies ou mises en scène. Chaque exposition est une narration, où ses œuvres convoquent une multitude de références aux croisements de la science, des beaux-arts, de la zoologie ou de la littérature.

Son projet pour le Centre culturel suisse, composé de plusieurs œuvres inédites, démontre un intérêt particulier pour l'architecture, qu'elle soit d'inspiration classique (un temple grec), Renaissance (les jeux d'eau des jardins de la Villa d'Este) ou populaire (une maison de poupée). Parmi elles, il a imaginé une installation intitulée Loggia, qui se déploie sur les deux grands murs de la salle. Dans l'espace, il suspend une Cuisine volante, une version éclatée de la cuisine qu'il avait montrée à la Kunsthalle de Berne. Il présente également dans la cour du Centre culturel suisse, une version inédite la double sculpture Maldoror.

Denis Savary accumule les indices d'un univers dans lequel les coïncidences sont volontaires et les échos infinis.

Une monographie, Jour blanc, éditée par le Centre culturel suisse, paraîtra en mars.

Denis Savary est né en 1981 à Granges-près-Marnand. Il vit à Genève.
En 2004, Denis Savary obtient un diplôme d'arts visuels de l'Ecole cantonale d'art de Lausanne (ECAL). Artiste en résidence au Palais de Tokyo (2007), il partage son temps entre Lausanne et Paris. Au long de son parcours il expose notamment au Jeu de Paume à Paris, au Capc de Bordeaux ou encore au Palais de Tokyo. Son travail se décline principalement par deux médiums: le dessin et la vidéo.

Denis Savary
Jour blanc
22 janv.-03 avril 2016
Paris 3e. Centre culturel suisse

jeudi 7 janvier 2016

BMW Art & Culture présente l’exposition « Nobody believes that I’m alive » d’Alexandra Catiere au Brand Store BMW George V du 11 janvier au 6 février 2016

Alexandra Catiere est la lauréate de la première édition de la Résidence BMW. Le travail qu’elle a réalisé en résidence, « Ici, par-delà les brumes », a été exposé aux Rencontres d’Arles puis à Paris Photo en 2011 et a été publié dans un livre coédité par BMW Art & Culture et les éditions Trocadéro.

Serge Naudin, Président du Directoire de BMW Group France, souligne combien « la constance de l’engagement et les relations durables que BMW entretient avec les artistes sont essentiels » et se réjouit « d’accompagner à nouveau Alexandra Catiere dont les images, mêlant techniques anciennes et contemporaines, nous touchent par leur originalité, leur force et leur délicatesse ».

Dans son nouveau travail, Nobody believes that I’m alive, l’artiste nous invite à nous confronter à l’absence physique de personnes proches, remplacées par une présence spirituelle. Ses photographies n’ont pas de présent, elles nous incitent à mettre à distance notre quotidien qui devient soudain trivial et trop convenu.
La force du travail d’Alexandra Catiere est de nous mettre face à nous-mêmes, face à l'autre. Elle nous confie son regard, comme une invitation à ne plus détourner les yeux. Jour après jour nous passons notre chemin, pour ne pas nous laisser corrompre par ce qui n’est pas de notre entendement. Jusqu’à ce que le hasard, le destin, l’impromptu viennent mettre à bas notre bel échafaudage. Alors nos yeux peuvent de nouveau percevoir la complexité, la précarité, la fragilité de ce
 par quoi nous existons.

Françoise Docquiert, critique d’art - Université Paris I – Panthéon Sorbonne, nous livre son analyse à propos du travail de la photographe: « Alexandra Catiere a une approche particulière de la photographie. Si elle ne privilégie aucun appareil, elle trouve juste le noir et blanc, plus dense et mettant en valeur sa propre transcription du réel. Elle fait elle même ses tirages dont elle aime jouer avec la matière. C’est l’un des principaux moyens de donner un écho à l’image selon qu’elle la rend plus claire ou plus sombre, plus chaleureuse ou plus froide. Enfin, elle réfléchit pour chaque cliché à une taille particulière, cadrée ou non, le plus souvent de petit ou moyen format.»

Alexandra Catiere est née à Minsk, actuelle Biélorussie.

En 2000, elle s’installe à Moscou et commence à s’intéresser à la photographie. Elle part à New York en 2003 pour étudier à l’International Center of Photography (ICP). En 2005, elle rejoint le studio d’Irving Penn. Elle s’installe à Paris en 2008. En 2011, après une résidence au Centre d’art de GwinZegal à Guingamp, elle est lauréate de la première édition de la Résidence BMW au musée Nicéphore Niepce de Chalon sur Saône et expose aux Rencontres d’Arles puis à Paris Photo.

Depuis, ses photographies ont été exposées au Musée d’Art Moderne de Moscou, au Musée d’Art Contemporain de Rome, au Centre National de l’Audiovisuel du Luxembourg et au Photoforum PasquArt de Bienne en Suisse. Elle vit et travaille à Paris.

Ses photographies font partie de plusieurs collections publiques et privées. Alexandra Catiere est représentée par la galerie IN CAMERA à Paris.
Le livre Nobody believes that I’m alive paru aux Editions GwinZegal en 2015, a été édité avec le soutien de BMW Art & Culture.

mardi 5 janvier 2016

Exposition : La carte, miroir des hommes, miroir du monde du 11 janvier au 19 février 2016

Dans le cadre du cycle « La carte invente le monde », l’Espace Culture présente une exposition qui retrace les grandes étapes de l’histoire de la cartographie en Europe du XVIème siècle à nos jours. Elle réunit des documents originaux et des objets issus des collections patrimoniales des établissements d’enseignement supérieur de la région et du Musée d’Histoire Naturelle de Lille.

Cette exposition présente des atlas et des cartes depuis les travaux des cartographes hollandais des XVIème et XVIIème siècles jusqu’aux nouvelles techniques numériques, en passant par les triangulations, l’apparition de la photographie, des satellites...

La cartographie raconte la manière dont l’homme se représente le monde qui l’entoure, sa région, son pays, l’univers entier... Les cartes présentées ici témoignent de la richesse de ces représentations. On y découvre des documents rares comme la carte de Ferraris, les cartes et atlas des générations de Cassini qui ont marqué le XVIIIème siècle, les carnets de terrain de Charles Barrois ou encore les cartes pédagogiques de Vidal-Lablache.

Graphomètres, boussoles, sextants, globes... : les développements de l’instrumentation scientifique et technique en Europe sont aussi au cœur de cette exposition.

L’invention d’instruments performants et les progrès réalisés dans les mesures de la Terre et de l’Univers ont permis une représentation scientifique de l’espace terrestre, qu’elle soit topographique, géologique ou céleste.

Largement documentée, cette exposition illustre le rôle fondamental de la cartographie pour l’homme et ses utilisations dans de nombreux domaines : politique, militaire, scientifique, pédagogique...

Du lundi au jeudi de 9h à 18h et le vendredi de 9h à 13h Visites guidées sur réservation

www.univ-lille.fr