mardi 12 septembre 2017

Ivan Messac Connexion 3G Aux trois Grâces

Pour cette rentrée, la galerie Taglialatella est heureuse de présenter une série de travaux d’Ivan Messac. Ces peintures sur toile, sur aluminium et sur papier sont inspirées des Trois Grâces et rendent ainsi hommage à la féminité, la beauté et la créativité. Cette exposition est également l’occasion de découvrir une collaboration de l'artiste avec l'éditeur Impression Parisienne autour d'une série de quatre estampes en gaufrage.

"Pourquoi tant de sculpteurs, par-delà l'Antiquité, de Germain Pilon à Niki de Saint Phalle, en passant par Canova, Carpeau, Maillol, ont-ils consacré des œuvres aux trois Grâces? Sans doute parce que ces trois jeunes femmes sont les incarnations du désir, de la beauté et de l'amour, ou encore de l'abondance, de la jeunesse et de la joie de vivre.

Comment s'établit donc la connexion 3G avec le peintre Ivan Messac? Le plus simplement du monde. On l'oublie parfois, Ivan Messac est aussi sculpteur. J'emploie le présent car l'artiste affirme que ses œuvres sur aluminium sont des sculptures… planes certes, mais de vraies sculptures, du fait du matériau dans lequel elles sont taillées ou découpées, du fait de leurs sujets empruntés à de prestigieux aînés, Donatello, Michel-Ange, Canova, Pradier, ou Rodin.

Rien ne pouvait lui faire autant plaisir que la proposition de Anne-Caroline Paris fondatrice d’Impression Parisienne : réaliser une estampe en gaufrage, penser le plan de la gravure comme un bas-relief. Ainsi, la Vénus callipyge vit le jour en 2016 sous le titre: "Vue elliptique de dos comme de face".

Impression Parisienne ne voulait pas en rester là, et c'est une sorte de sculpture qu'elle nous propose aujourd'hui, une sculpture en éditions, plane et ludique sur le thème des trois Grâces, abordé de nombreuses fois par l'artiste au cours des dernières années.

Présenter une partie de cette production et accompagner cette nouvelle édition s’est imposé comme une évidence à Nadège Buffe fondatrice de la Galerie Taglialatella parisienne qui, très sensible au travail de l’artiste et à la démarche d’Impression Parisienne, accueille cette exposition."

Ivan Messac

Ivan Messac est né à Caen en 1948, philosophe de formation il commence la peinture à l’âge de dix-neuf-ans. En 1969 il fait la rencontre de Pierre Buraglio et commence à exposer au Salon de la Jeune Peinture. Par la suite il devient membre du comité et dessine les affiches des Salons de 1974 et 1975.

Ivan Messac fait sa première exposition personnelle en 1971. Plus tard il participera à la Biennale de Paris et à l’exposition Mythologies quotidiennes au Musée d’art Moderne. Plus récemment il a participé à La résistance des Images à la Patinoire Royale, Bruxelles et à l’exposition Le dialogue des cultures au Musée du Quai Branly.
Dès 1981 ses figures se tournent vers des formes plus abstraites. Puis en 1983, l’artiste passe à la sculpture où il utilise comme support le carton, il réalise dès lors des installations monumentales. Ces œuvres sont présentées au Québec au Musée des Beaux Art de Joliette.

Le travail plastique de Messac est un savant alliage de peinture et de sculpture où la composition esthétique jongle entre figuration narrative et abstraction.
La carrière d’Ivan Messac est rythmée par de nombreuses expositions aux côtés d’autres artistes phares de la figuration narrative tels que Jacques Monory, Gérard Fromanger, Bernard Rancillac et Hervé Télémaque.
Suite à un séjour en 1987 à Carrare il s’intéresse aux marbres ce qui le conduit à la réalisation de sculptures pour des commandes publiques en Chine, Changchun, au Liban à l’ambassade de France, à Paris au Boulevard de Grenelle, le site des Halles et encore à Saint Denis pour le site EDF de Cap Ampère.

En novembre 2016 il investit le sous-sol du centre Pompidou intitulé Messac Live : 20 jours pour un tableau. Ce projet est constitué de L’amour à cloche pied et de quatre Vanteuses de saison, cinq pièces résultant d’un mixage entre peinture et impression numérique.

Du 15 au 23 Septembre 2017
Galerie Taglialatella Paris
117 rue de Turenne 75003 Paris
Du mardi au samedi de 11h à 19h

vendredi 9 juin 2017

Kongo, légende du graffiti, expose sa toute nouvelle série Love is the answer

Leader de l’immobilier de prestige, BARNES, fidèle à son attachement pour l’art contemporain et partageant avec sa clientèle internationale un attrait pour l’excellence et l’unique, accueille fréquemment des expositions d’artistes reconnus au sein de son espace situé rue du Faubourg Saint-Honoré. Après avoir exposé Carlos Cruz-Diez et Jean-Marie Périer, BARNES accueillera du 22 juin au 7 septembre 2017 Cyril Phan, alias Kongo, légende du graffiti et de l’art urbain.

Love is the answer en avant-première
A cette occasion, plusieurs œuvres de la toute nouvelle série de l’artiste, Love is the answer, seront dévoilées. Ces toiles colorées, fidèles aux entrelacs de lettrages de Kongo, sont un appel à l’optimisme, à la générosité et à l’échange, trois piliers de la culture graffiti. Cette exposition mettra en correspondance les toiles de cette nouvelle série, exposée en avant-première chez BARNES, avec d’autres travaux de l’artiste — toiles, dessins, éditions et sculptures.

Les toiles de la série Love is the answer exposées chez BARNES ont été réalisées dans une ancienne étude de notaire (29, rue François-Ier) lors de la résidence « Les Éphémères de Kongo ». L’artiste y travaillera jusqu’au 30 juin en accueillant curieux, visiteurs et collectionneurs.

Un graffeur de renom
Figure majeure du graffiti international, d’abord membre du célèbre crew MAC, Cyril Phan alias Kongo, poursuit sa carrière principalement en Europe et en Asie où il expose régulièrement dans de nombreux musées et galeries. Connu pour ses fresques murales colorées, il collabore également avec de grandes marques de luxe : Hermès pour la réalisation d’un carré de soie (2011) ; Richard Mille avec qui Kongo a développé une série de montres uniques (2016) ; Daum pour la confection de spray cans en cristal (2016). Dans sa pratique, Kongo délocalise le geste de graffeur, il exporte la culture du graffiti de la rue.
Son atelier, Narvaland, est un lieu reconnu d’expression et de dialogue à Bagnolet.

Kongo explique sa démarche : « En tant qu’artistes, nous posons des actes, nous cristallisons le temps à un moment , nous inventons un message pour témoigner de ce qu’il se passe. C’est ça pour moi le rôle de l’artiste, c’est ma vision. Je ne recherche pas l’esthétisme pour l’esthétisme, ce qui m’intéresse, c’est d’évoluer, de tenter plein de choses différentes. »

L’espace comme point commun
C’est dans cet esprit que Kongo expose chez BARNES. Ce qu’il partage avec BARNES, c’est la notion même d’espace. Kongo n’a eu de cesse de peindre les villes et les rues du monde entier, avant de porter sa réflexion sur le geste du graffiti et ses déclinaisons sur de nouveaux espaces, d’une montre au cristal en passant par la soie.

La série Love is the answer fera l’objet d’une exposition en Belgique à l’automne au sein de la galerie Art Thema (Bruxelles).

« Love is the answer »
Une proposition de Kongo dans les locaux de BARNES
Vernissage 22 juin
Exposition du 23 juin au 7 septembre
Du lundi au vendredi de 9h00 à 19h30 et le samedi de 10h00 à 18h00
Commissariat de Clément Thibault
120, rue du Faubourg Saint-Honoré, 75008 Paris
Entrée libre

lundi 22 mai 2017

En mémoire des Hollywood Africans - 19/05 > 21/06

L’artiste Toxic sera présent aujourd’hui samedi, à partir de 15h, à la galerie au 117 rue de Turenne Paris 3ème

En décembre 1982 Basquiat doit se rendre à Los Angeles pour préparer son exposition à la galerie Gagosian. Ses deux amis graffeurs new yorkais, Toxic et Rammellzee se joignent à lui pour partager cette expérience sur la côte ouest.

C’est en évoluant dans les rues de la ville du 7ème art qu’ils prennent conscience de la très discutable représentation des afro-américains dans le cinéma. Forts de ce constat, ils décident de tourner en dérision les clichés de l’industrie cinématographique et s’auto-proclament «Hollywood Africans » sur le parvis du Chinese Theatre situé sur Hollywood Boulevard.

Leur démarche - boutade politique et sociale - illustre l’ironie et la pertinence qui les caractérisent. Ils font là un pied de nez aux codes, notamment à ceux imposés par Hollywood, qui cantonnent les personnages afros-américains dans des rôles stéréotypés souvent joués par des acteurs blancs maquillés en noirs. Les différentes adaptations de La Case de l’Oncle Tom – roman retraçant l’histoire d’une famille d’esclaves dans le sud des Etats-Unis - incarnent les normes et clichés associés aux afro-américains.

Basquiat, Rammellzee et Toxic qui progressent dans un milieu artistique new yorkais où ils bénéficient d’une réelle notoriété sont frappés par le contraste entre les stéréotypes concernant les rôles des Afro-américains à Hollywood et la vie éclairée dans le New York underground. Les trois artistes vont se nourrir de ces dissonances pour réaliser différents projets (performances, musique, etc.) qui exprimeront toute la dérision de leur constat.

Les Hollywood Africans c’est l’immortalisation d’un moment clef entre trois personnalités puissantes et bien distinctes qui partagent des valeurs et luttes communes. Leurs parcours diffèrent, cependant un fil rouge qui marquera l’histoire de l’Art Contemporain les réunit. L’iconoclasme et la complexité sont une grande constante qui caractérise l’œuvre des trois artistes. Leurs univers pluridisciplinaires s’inscrivent dans les fondements de l’art urbain et de la culture hip-hop. Que reste-il aujourd’hui de l’héritage des Hollywood Africans?

La remise en cause de leur place en tant qu’artistes afro-américains résonne dans la démarche de chacun d’entre eux. Ils se sont affranchis des valeurs dominantes en se forgeant une identité propre teintée de mystère encore aujourd’hui.

En effet, l’influence et les problématiques liées à l’Afrique sont omniprésentes dans les travaux de Basquiat. Enfant radieux mort à vingt-sept ans, sa renommée s’intensifie mais les mystères liés à ses œuvres persistent encore aujourd’hui, près de trente ans après sa disparition.

Avec Rammellzee, les questionnements s’inscrivent dans le mouvement afro-futuriste, le rappeur du Queens ayant un ancrage plus radical dans cette pensée.

Et enfin Toxic est le témoin contemporain des Hollywood Africans. Figure emblématique du graffiti des années 1980, il continue à tracer la voie. En effet, par sa présence majeure sur la scène internationale institutionnelle, il participe à l’essor et à la reconnaissance de ce mouvement qu’il incarne historiquement.

Dès lors, cette exposition a pour ambition d’être une interprétation contemporaine de ce que fut le rassemblement de ces 3 grands artistes, de faire un pont entre hier et aujourd’hui et de rendre hommage à l’audace et la dérision de ces artistes majeurs qui ont marqué leur époque et continuent d’exercer une influence incontestable et une fascination sur les contemporains.

Galerie Taglialatella Paris
117 rue de Turenne 75003 Paris
Du mardi au samedi de 11h à 19h