vendredi 9 juin 2017

Kongo, légende du graffiti, expose sa toute nouvelle série Love is the answer

Leader de l’immobilier de prestige, BARNES, fidèle à son attachement pour l’art contemporain et partageant avec sa clientèle internationale un attrait pour l’excellence et l’unique, accueille fréquemment des expositions d’artistes reconnus au sein de son espace situé rue du Faubourg Saint-Honoré. Après avoir exposé Carlos Cruz-Diez et Jean-Marie Périer, BARNES accueillera du 22 juin au 7 septembre 2017 Cyril Phan, alias Kongo, légende du graffiti et de l’art urbain.

Love is the answer en avant-première
A cette occasion, plusieurs œuvres de la toute nouvelle série de l’artiste, Love is the answer, seront dévoilées. Ces toiles colorées, fidèles aux entrelacs de lettrages de Kongo, sont un appel à l’optimisme, à la générosité et à l’échange, trois piliers de la culture graffiti. Cette exposition mettra en correspondance les toiles de cette nouvelle série, exposée en avant-première chez BARNES, avec d’autres travaux de l’artiste — toiles, dessins, éditions et sculptures.

Les toiles de la série Love is the answer exposées chez BARNES ont été réalisées dans une ancienne étude de notaire (29, rue François-Ier) lors de la résidence « Les Éphémères de Kongo ». L’artiste y travaillera jusqu’au 30 juin en accueillant curieux, visiteurs et collectionneurs.

Un graffeur de renom
Figure majeure du graffiti international, d’abord membre du célèbre crew MAC, Cyril Phan alias Kongo, poursuit sa carrière principalement en Europe et en Asie où il expose régulièrement dans de nombreux musées et galeries. Connu pour ses fresques murales colorées, il collabore également avec de grandes marques de luxe : Hermès pour la réalisation d’un carré de soie (2011) ; Richard Mille avec qui Kongo a développé une série de montres uniques (2016) ; Daum pour la confection de spray cans en cristal (2016). Dans sa pratique, Kongo délocalise le geste de graffeur, il exporte la culture du graffiti de la rue.
Son atelier, Narvaland, est un lieu reconnu d’expression et de dialogue à Bagnolet.

Kongo explique sa démarche : « En tant qu’artistes, nous posons des actes, nous cristallisons le temps à un moment , nous inventons un message pour témoigner de ce qu’il se passe. C’est ça pour moi le rôle de l’artiste, c’est ma vision. Je ne recherche pas l’esthétisme pour l’esthétisme, ce qui m’intéresse, c’est d’évoluer, de tenter plein de choses différentes. »

L’espace comme point commun
C’est dans cet esprit que Kongo expose chez BARNES. Ce qu’il partage avec BARNES, c’est la notion même d’espace. Kongo n’a eu de cesse de peindre les villes et les rues du monde entier, avant de porter sa réflexion sur le geste du graffiti et ses déclinaisons sur de nouveaux espaces, d’une montre au cristal en passant par la soie.

La série Love is the answer fera l’objet d’une exposition en Belgique à l’automne au sein de la galerie Art Thema (Bruxelles).

« Love is the answer »
Une proposition de Kongo dans les locaux de BARNES
Vernissage 22 juin
Exposition du 23 juin au 7 septembre
Du lundi au vendredi de 9h00 à 19h30 et le samedi de 10h00 à 18h00
Commissariat de Clément Thibault
120, rue du Faubourg Saint-Honoré, 75008 Paris
Entrée libre

lundi 22 mai 2017

En mémoire des Hollywood Africans - 19/05 > 21/06

L’artiste Toxic sera présent aujourd’hui samedi, à partir de 15h, à la galerie au 117 rue de Turenne Paris 3ème

En décembre 1982 Basquiat doit se rendre à Los Angeles pour préparer son exposition à la galerie Gagosian. Ses deux amis graffeurs new yorkais, Toxic et Rammellzee se joignent à lui pour partager cette expérience sur la côte ouest.

C’est en évoluant dans les rues de la ville du 7ème art qu’ils prennent conscience de la très discutable représentation des afro-américains dans le cinéma. Forts de ce constat, ils décident de tourner en dérision les clichés de l’industrie cinématographique et s’auto-proclament «Hollywood Africans » sur le parvis du Chinese Theatre situé sur Hollywood Boulevard.

Leur démarche - boutade politique et sociale - illustre l’ironie et la pertinence qui les caractérisent. Ils font là un pied de nez aux codes, notamment à ceux imposés par Hollywood, qui cantonnent les personnages afros-américains dans des rôles stéréotypés souvent joués par des acteurs blancs maquillés en noirs. Les différentes adaptations de La Case de l’Oncle Tom – roman retraçant l’histoire d’une famille d’esclaves dans le sud des Etats-Unis - incarnent les normes et clichés associés aux afro-américains.

Basquiat, Rammellzee et Toxic qui progressent dans un milieu artistique new yorkais où ils bénéficient d’une réelle notoriété sont frappés par le contraste entre les stéréotypes concernant les rôles des Afro-américains à Hollywood et la vie éclairée dans le New York underground. Les trois artistes vont se nourrir de ces dissonances pour réaliser différents projets (performances, musique, etc.) qui exprimeront toute la dérision de leur constat.

Les Hollywood Africans c’est l’immortalisation d’un moment clef entre trois personnalités puissantes et bien distinctes qui partagent des valeurs et luttes communes. Leurs parcours diffèrent, cependant un fil rouge qui marquera l’histoire de l’Art Contemporain les réunit. L’iconoclasme et la complexité sont une grande constante qui caractérise l’œuvre des trois artistes. Leurs univers pluridisciplinaires s’inscrivent dans les fondements de l’art urbain et de la culture hip-hop. Que reste-il aujourd’hui de l’héritage des Hollywood Africans?

La remise en cause de leur place en tant qu’artistes afro-américains résonne dans la démarche de chacun d’entre eux. Ils se sont affranchis des valeurs dominantes en se forgeant une identité propre teintée de mystère encore aujourd’hui.

En effet, l’influence et les problématiques liées à l’Afrique sont omniprésentes dans les travaux de Basquiat. Enfant radieux mort à vingt-sept ans, sa renommée s’intensifie mais les mystères liés à ses œuvres persistent encore aujourd’hui, près de trente ans après sa disparition.

Avec Rammellzee, les questionnements s’inscrivent dans le mouvement afro-futuriste, le rappeur du Queens ayant un ancrage plus radical dans cette pensée.

Et enfin Toxic est le témoin contemporain des Hollywood Africans. Figure emblématique du graffiti des années 1980, il continue à tracer la voie. En effet, par sa présence majeure sur la scène internationale institutionnelle, il participe à l’essor et à la reconnaissance de ce mouvement qu’il incarne historiquement.

Dès lors, cette exposition a pour ambition d’être une interprétation contemporaine de ce que fut le rassemblement de ces 3 grands artistes, de faire un pont entre hier et aujourd’hui et de rendre hommage à l’audace et la dérision de ces artistes majeurs qui ont marqué leur époque et continuent d’exercer une influence incontestable et une fascination sur les contemporains.

Galerie Taglialatella Paris
117 rue de Turenne 75003 Paris
Du mardi au samedi de 11h à 19h

vendredi 17 mars 2017

COFFIM présente Topographique, la première exposition de Guillaume Dutreix

COFFIM a fait le choix d'orienter son engagement solidaire vers des actions socio-artistiques. En valorisant la créativité et l'inventivité, COFFIM offre au grand public l'opportunité d’entrer en contact avec l’Art. Depuis 2001, le promoteur immobilier se fait promoteur de l’art contemporain au travers de nombreuses expositions ouvertes au public. Dans la poursuite de cet engagement, COFFIM propose dans sa galerie 104 Kleber, du 18 au 25 mars, l’exposition Topographique de Guillaume Dutreix.

Topographique, entre technique et esthétisme
La topographie est la représentation d’un volume sur un plan. Elle peut s’appliquer à la photographie d’architecture, qui est un outil de représentation du réel sur un support. L’aspect précis et rigoureux de cette science transparaît dans les photographies de Guillaume Dutreix. Ses mises en scène comportent une dimension graphique importante. Topographique est la synthèse entre la rigueur technique et l’esthétisme pur.

Dans sa vision du beau et de l’équilibre, Guillaume Dutreix intègre à ses compositions un personnage, une silhouette, permettant au spectateur de se projeter dans l’image.

Un artiste multicarte
Ancien membre du duo de musique électronique Teenage Bad Girl, Guillaume Dutreix a sorti deux albums et s’est produit sur les scènes les plus prestigieuses du monde. A cette époque, il emmène avec lui son appareil photo argentique Canon et aiguise son œil. Il se consacre entièrement à la photographie à partir de 2011 et entame une formation aux Gobelins. Il se fait alors connaître par le biais d’Instagram après plusieurs séries sur le portrait studio et l’architecture. Il approfondit petit à petit ce dernier thème, les lignes épurées et l’aspect symétrique lui inspirant des compositions précises et détaillées. Sa notoriété grandit jusqu’à compter aujourd’hui plus de 118 000 abonnés sur Instagram, et s’étend au-delà du web puisque ses photographies ont été publiées dans des magazines d'architecture, exposées en France et en Belgique et certaines sont vendues dans les galeries d’art YellowKorner.

Exposition Topographique
Guillaume Dutreix
Galerie 104 Kleber
104 Avenue Kleber 75116 Paris
Exposition du 18 au 25 mars 2017
Vernissage mardi 21 mars de 17h à 22h