mardi 23 décembre 2014

Jean-Marie Périer s'expose à l'Hôtel Mont-Blanc

Né en 1942, Jean-Marie Périer débute très jeune auprès de Daniel Filipacchi. Assistant puis photographe attitré de la revue "Salut les copains", il est le portraitiste d'une époque trépidante qui voit la naissance de l'adolescence et l'éclosion d'une pléiade de chanteurs et de groupes qui allaient dépoussiérer la scène musicale de l'époque. Au plus près de la scène française et internationale, il suit aussi bien les Hardy, Dutronc, Hallyday ou Vartan que les Beatles ou les Rolling Stones, jusque dans les coulisses de leurs tournées triomphales.

Emblématiques de ces années '60 et '70 foisonnantes, ses clichés, dont certains sont devenus cultes, sont une ode à la jeunesse et à l'esprit des Trentes Glorieuses durant lesquelles "il régnait une insouciance et une légèreté qui donnaient aux événements le sentiment de ne pas être sérieux".

En trois lieux qui sont autant de déclinaisons de son œuvre, l'exposition organisée par Scarlett Megève en partenariat avec Maisons & Hôtels Sibuet, propose une vaste rétrospective de son travail photographique. A découvrir du 20 décembre 2014 jusqu'au 22 février 2015.

Plus d'infos : www.hotelmontblanc.com/6524-exposition-photo.htm

jeudi 18 décembre 2014

Peintures des femmes du Mithila - Inde

AU CENTRE FRANÇAIS DU PATRIMOINE CULTUREL IMMATÉRIEL (CFPCI) MAISON DES CULTURES DU MONDE, À VITRÉ (35)

Du 6 décembre 2014 au 22 février 2015

En partenariat avec le Musée des Arts d'Afrique et d'Asie de Vichy et avec la collaboration de Deidi von Schaewen

Les peintures de la région du Mithila, Inde

Réalisées autrefois directement sur les murs des maisons, et uniquement par des femmes, les peintures de la région du Mithila (qui fait partie de l'actuel État du Bihar) appartiennent à la culture traditionnelle de l'Inde. Ces œuvres au graphisme singulier ont une valeur spirituelle et ont pour vocation de protéger les familles des colères des dieux ou d'en attirer les bénédictions. Au Mithila, les femmes peintres appartiennent à trois castes différentes. À certaines castes, l'utilisation de quelques couleurs est refusée. D'autres privilégient des formes particulières. Sur les murs des maisons, les représentations de chacun des styles pouvaient atteindre des dimensions de plusieurs mètres.

De la fresque murale au papier

À partir de 1960, au moment de la terrible famine qui s'abattit sur le Bengale, les femmes eurent l'idée de transposer leurs créations murales sur du papier et de les vendre. Leurs œuvres connurent, grâce, en particulier, à certains amateurs étrangers et à plusieurs photographes éblouis par la beauté de leurs peintures, une réputation qui dure jusqu'aujourd'hui. Plusieurs expositions internationales firent connaître cette expression possédant une grande originalité graphique. Le CFPCI - Maison des Cultures du Monde à Vitré, avec l'exposition Peintures des femmes du Mithila - Inde, poursuit cette entreprise de diffusion d'une expression toujours vivante.

Un documentaire de la photographe Deidi von Schaewen accompagne la cinquantaine d'œuvres présentées.

Plus d'infos : www.cfpci.fr

mercredi 17 décembre 2014

Alberto REGUERA - Echappées Chromatiques - Du 30 janvier au 03 mars 2015 - Galerie Sylvie Le Page

La Galerie Sylvie Le Page présentera à partir du 30 janvier 2014 une exposition individuelle du peintre Alberto Reguera, artiste à la renommée internationale.
Des œuvres abstraites tridimensionnelles construites à partir de superpositions de couches picturales et de matières en dilatation.

La démarche d'Alberto Reguera remet en question l'utilisation du support traditionnel de la peinture.
Influencé par l'abstraction lyrique française, il réalise d'abord des paysages abstraits sur toile. Les limites de ses paysages s'en trouvent rapidement bouleversées par un désir d'expansion, qu'il exprime en dépassant les frontières de la toile.
Des matières épaisses, qui s'étendent, se propagent et se séparent du mur pour devenir « peinture-objet ».
Certaines œuvres, posées à même le sol, entretiennent un rapport privilégié et unique avec celui qui les regarde.
Le public crée ainsi son propre champ de vision et son rapport à l'œuvre.

Le travail d'Alberto Reguera suit une progression logique. Après avoir pris entièrement possession de leur support, les couleurs cherchent maintenant à s'en extraire.
L'artiste construit autour de l'espace qui devient également un véritable médium.
Grâce aux superpositions, les couleurs deviennent matière.

« Il n'y a donc plus de frontière entre la peinture, la sculpture et les installations. » Alberto Reguera.

Quand les couleurs s'échappent de leur cadre, on voyage entre chaque œuvre comme on découvre un paysage.

A propos d'Alberto Reguera:
Alberto Reguera, est né en Espagne à Ségovie en 1961.
Artiste multidisciplinaire, il partage son temps entre Madrid, Paris et l'Asie.
En 1994 il expose et réalise une performance au Stedelijk Museum d'Amsterdam avec le musicien Bart Spaan.
En 1995 il reçoit le prix de la Jeune Peinture de l'Académie des Beaux-Arts de Paris et en 2001 le Prix « Ojo Critico » (Radio Nationale espagnole).
En 2002 il collabore avec Andrée Chedid et dessine l'affiche du festival de théâtre hispanique à Paris.
En 2003 il participe à « Exhibit E » à Washington D.C en tant que représentant espagnol.
En 2012 il présente ses « Installations Paintings » sur la place du Louvre à la Mairie du 1er arrondissement sous les auspices de l'Unesco.
Il a été également exposé collectivement dans de nombreux sites prestigieux comme au Ministère de la Culture et de la Communication et au Grand Palais à Paris, au Musée de Beaux-Arts de Séville, à l'Academia di Spagna à Rome, etc..
Depuis 2007, il participe à des expositions collectives et individuelles entre Singapour et Hong-Kong et est « artist in résidence » à Shanghai (CEIBS). Il est présent dans de nombreuses foires internationales (ARCO, Art Paris, AHAF Hong Kong Art Fair, Art Brussels, Maco-Mexico).
Alberto Reguera fut l'artiste choisi pour représenter l'Espagne à « WAR ON HUNGER GROUP FINE ART EXHIBITION AND AUCTION in OECD» en septembre 2014 à Paris.
La puissance du travail d'Alberto Reguera réside dans une impression de sensation de profondeur visuelle propre à ses œuvres en expansion et à un questionnement sur l'acte même de peindre.

www.albertoreguera.com

Alberto REGUERA
Echappées chromatiques
Exposition du 30 janvier au 3 mars 2015
Du mardi au vendredi 14h-19h
Samedi 11h-19h et sur rendez-vous

20, rue Saint-Claude
75003 Paris
metro ligne huit Saint-Sébastien - Froissart

www.galeriesylvielepage.com

mercredi 19 novembre 2014

Krijn de Koning DE KONING : ESPACE - COULEURS Exposition

Chaque œuvre du néerlandais Krijn de Koning est pensée pour un site spécifique. Ses installations, qui mêlent sculpture, peinture et architecture, déconstruisent géométriquement le lieu choisi en l'investissant, créent une mise en abyme, avec d'autres espaces dans l'espace, induisant ainsi de nouvelles déambulations et perspectives.

Ses interventions bouleversent l'esprit du lieu afin d'en révéler sa particularité, sa beauté et parfois même sa problématique.

Avec son architecture brute et monumentale, le CENTQUATRE-PARIS invite cet artiste à remodeler ses espaces et ses volumes ouverts à tous.

Comment qualifiez-vous votre rapport à l'espace ?

Je suis extrêmement intéressé par cette notion de réalité construite autour de nous : le milieu, l'espace, comment tout cela est construit et conditionné et à quelles problématiques cela répond.

Il y a énormément à voir, à sentir sur la réalité qui nous entoure : celle fabriquée par des humains avec leurs idées. La réalité peut prendre une forme très claire, hasardeuse, méchante ou généreuse.

Intervenir avec un geste sculptural ou architectural, cela montre que même si les choses sont construites, elles ne sont pas aussi fixes qu'on ne les envisage. Leurs conséquences sur notre perception, aussi conditionnées qu'elles soient sont plus simples à changer, à clarifier ou complexifier qu'on ne le pense, cela dépend toujours de l'endroit ou de l'instant. J'ai fait des installations blanches dans un espace blanc, et la conséquence est que la pièce disparait.

Il peut y avoir des contradictions passionnantes à traiter, par exemple des œuvres intégrées par l'architecture mais séparées par la couleur. J'aime travailler sur ce type de contradictions. En Angleterre j'ai fait une seule et même œuvre reproduite deux fois et présentée dans deux espaces différents : dans un musée et dans une grotte victorienne. C'est très intéressant de se confronter à la différence. Ainsi, on envisage le travail en double et cela nous amène à nous projeter d'un espace à un autre. L'installation devait être doublement in situ.

Dans tous les cas, je n'ai pas d'attentes hiérarchisées, j'essaie d'être toujours le plus ouvert possible à une situation autour de moi, face à un espace. Il y a tant de différents enjeux et tout autant de solutions, même un simple apport de couleur peut tout bouleverser. C'est une recherche personnelle relativement intuitive qui me procure du plaisir, mais j'ai une conscience de l'impact que cela peut avoir sur l'espace. J'ai également un rapport très fort au pragmatisme : les moyens, les aides, les matériaux vont structurer mon activité d'artiste.

Extrait d'un entretien avec Krijn de Koning au CENTQUATRE-PARIS - le 17 septembre 2014

10 janvier > 08 mars 2015
horaires d'ouverture :
les mercredis, jeudis, samedis et dimanches/ 14h-19h
pendant les vacances scolaires : du mardi au dimanche de 14h à 19h
Tarifs : 5€ TP / 3€ TR / 2€ TA

Le CENTQUATRE-PARIS
5 rue Curial 75019 PARIS
M° Riquet (ligne 7)
Informations et billetterie www.104.fr

lundi 17 novembre 2014

ANDRIEU exposera à la Galerie Sylvie le Page à partir du 28 novembre et jusqu'au 17 janvier 2015

Exposition Dark Spirit
Du 28 novembre au 17 janvier 2014


Responsable d'une école d'art jusqu'en 2009, Andrieu créé la nuit.
Andrieu produit des tableaux perturbants, fascinants, éblouissants.
Retiré aujourd'hui en Provence, Andrieu travaille également en tant que plasticien. Ses installations sont souvent monumentales et remarquables de puissance, posant l'éternelle question du sens de la destinée humaine.

Maîtrisant parfaitement sa technique, Andrieu réalise des pièces épurées traitant de sujets qui nous touchent profondément : la mort, la souffrance, la torture, la douleur...

Quel que soit le support utilisé (toile, papier, bois) le désir de minimalisme d'Andrieu nous entraîne dans un univers perturbant et fascinant à la fois.

La Galerie présente aussi une série de statuettes brutes, dernières créations d'Andrieu.

« Pour l'instant je crée des univers, sans aucune recherche d'esthétisme. Je cherche à exacerber les choses et à en tirer leur quintessence à la recherche de sentiments nés d'une émotion ». Andrieu

Galerie Sylvie Le Page
Du mardi au vendredi 14h-19h
Samedi 11h-19h et sur rendez-vous

20, rue Saint-Claude
75003 Paris- France

www.galeriesylvielepage.com

Réouverture de l'Espace Titouan Lamazou à Aigues Mortes jusqu'au 28 décembre

Les femmes peintes par Titouan Lamazou ont confié leur histoire à l’artiste voyageur, qui expose une sélection de ses portraits, Espace Titouan Lamazou, à Aigues Mortes jusqu'au 28 décembre.

Blessing, Jeanne, Kabari, Dayu, Moumna, Kobra, Heiata, Nathalie… Les femmes peintes par Titouan Lamazou ont confié leur histoire à l’artiste voyageur. Aujourd’hui, l’Atelier Titouan Lamazou édite une sélection de ces portraits tirés de ses carnets, numérotés et signés par l’artiste.

Des faubourgs de Nouadhibou à la toundra sibérienne en passant par l’Inde, la Colombie, l’Australie ou les confins de l’Europe orientale Titouan Lamazou a parcouru les cinq continents à la rencontre de femmes à la destinée singulière. Son oeuvre a pris valeur de manifeste en faveur des droits des femmes. Chaque regard capté porte avec force un message de liberté et d’autonomie.

L’Atelier Titouan Lamazou édite une sélection de ces portraits tirés de ses carnets, numérotés et signés par l’artiste. À découvrir dans l’espace qui lui est consacré à Aigues-Mortes jusqu’au 28 décembre.

Un lieu de convivialité, un choix de cadeaux, calendriers, agendas, livres, dvd...

Cet espace dédié à Titouan Lamazou est aussi un lieu de rencontres et de convivialité... Producteurs de vins, ostréiculteurs, trufficulteurs et artistes amis y sont les bienvenus.

Espace Titouan Lamazou
11, quai des croisades AIGUES-MORTES
Ouvert du jeudi au dimanche de 15h à 19h et sur rendez-vous

mercredi 12 novembre 2014

FOTOFEVER, PHOTOGRAPHY ART FAIR #5 LE RENDEZ-VOUS D’UNE AUTRE SCÈNE PHOTOGRAPHIQUE CARROUSEL DU LOUVRE DU 14 AU 16 NOVEMBRE 2014

FOTOFEVER: LE DECLIC
La fièvre photographique frappe pour la cinquième fois !
Le Carrousel du Louvre accueille à nouveau la relève de la photographie internationale du vendredi 14 au dimanche 16 novembre 2014.
Un rendez-vous parisien incontournable pendant le Mois de la Photo, l’opportunité de prendre le pouls de la jeune création photographique qui séduit de plus en plus les collectionneurs.

L’ambition de fotofever: favoriser la découverte, encourager et soutenir les artistes par l’acquisition de leurs oeuvres.

L’idée fondatrice: s’ouvrir aux jeunes générations pour qui la photographie est le médium de leur temps et le vecteur de communication par excellence, générer de nouvelles vocations de collectionneurs et faire partager la fièvre de collectionner.

CATCH THE FEVER, COLLECT PHOTOGRAPHY ! LA TEMPERATURE MONTE
Cette année le rideau s’ouvre avec une sélection de plus de cent galeries internationales contre soixante l’an passé. Fotofever connaît une évolution significative et également qualitative.
Cette année, un comité assure la qualité artistique de la sélection des galeries présentées. Parmi les galeries qui rejoignent la manifestation, plus de la moitié est spécialisée en photographie, deux tiers des galeries sont étrangères avec une forte présence asiatique et la France est représentée tant par Paris que par la province. De nombreuses jeunes galeries accèdent à fotofever grâce à l’offre low cost : le wall.
LE JEUNE CARREFOUR PHOTOGRAPHIQUE
Plus que jamais cette photography art fair se positionne comme le jeune carrefour photographique pour tous ceux qui cherchent à découvrir et acheter les étoiles montantes de la photographie !
— Susciter des vocations avec l’exposition d’une collection privée inédite sur une thématique brûlante: Galila Barzilaï Hollander nous présente sa collection d’oeuvres photographiques sur «l’argent».
— Initier sa propre collection avec le guide du collectionneur: véritable outil de mise au point sur l’achat de photographie coédité avec AMA et offert à tous les visiteurs de fotofever.
— Cadrer serré avec le start to collect: repérer l’oeuvre coup de coeur de chaque exposant pour démarrer sa collection. Matérialisées par des étoiles rouges, ces oeuvres n’excèdent pas les 1 000 €.
— Révéler des talents avec le fotoprize: aider un jeune diplômé d’une école d’art à faire son entrée sur le marché de l’art. Laure Fauvel est la lauréate 2014.
— Revisiter ses classiques avec Harcourt: le célèbre studio vient fêter ses 80 ans à fotofever avec une exposition-vente de portraits incontournables mais aussi d’inédits.
— Flasher sur des événements marquants: des expositions qui mettent la Femme à l’honneur, proposées par Agathe Gaillard, la revue Camera et le book-magazine OFF the Wall et la venue exceptionnelle de Gerard Malanga qui nous plonge dans l’univers de la Factory d’Andy Warhol.
— Zoomer sur un programme d’animations riche et varié: rencontres, signatures, séances photo, concerts…

FOTOFEVER AU CARROUSEL DU LOUVRE 14 > 16 NOV 2014

Contact Fotofever: www.fotofeverartfair.com
info@fotofeverartfair.com
Direction: Cécile Schall

Ouverture au public: 14 > 16 novembre 2014
Vendredi 14 nov. 10h-20h
Samedi 15 nov. 10h-20h
Dimanche 16 nov. 10h-19h

Tarif plein: 15 € / Tarif étudiants: 8 € / Tarif < 18 ans: gratuit
Catalogue: 18 € / Ticket d’entrée + catalogue: 25 € / Guide du collectionneur: offert

Carrousel du Louvre. 99, rue de Rivoli. 75001 Paris. www.carrouseldulouvre.com

Exposition Grégory WATIN à la galerie Sylvie le Page

Après une première expérience Luxembourgeoise et plusieurs rencontres enrichissantes avec différents artistes, Sylvie et Jean-François Le Page viennent d'ouvrir leur propre galerie au cœur de Paris, dans le Marais, rue Saint-Claude.

Leur ambition, que la galerie devienne une véritable passerelle entre des artistes « coups de cœur » et le public, les collectionneurs ou de simples amateurs d'art moderne et contemporain.

Dans un style sobre et épuré mais chaleureux, Sylvie et Jean-François font de leur galerie un lieu d'échanges. Ils ont pour fil conducteur la recherche de l'émotion.
Leur devise : Humain et Urbain.

Glory-Wall de Grégory Watin - Jusqu'au 22 novembre 2014

Brillant représentant du style urbain, Grégory Watin est un peintre-plasticien français d'une grande modernité qui expose de New-York à Singapour en passant par Paris.

Il recycle de manière unique des matériaux bruts pour composer ses tableaux qu'il achève avec une plaque de plexiglas. Ainsi, le regard du spectateur oscille entre sous et sur la transparence.

Grégory Watin travaille des « séries » entre 30 et 50 châssis en même temps afin d'échapper à la construction raisonnée des éléments et offre à ses œuvres la possibilité d'atteindre leur identité propre. Sa démarche artistique consiste à ne jamais s'imposer : ni sur ses créations, ni sur ses contemplateurs.

Il ose s'éloigner de son univers urbain en se lançant un défi. Sa série « Corpus » s'inspire du corps masculin à partir du selfie d'un modèle. En effet, quoi de plus vide de sens qu'un selfie ?

Ce qui m'intéresse dans l'image, c'est ce qu'elle finit par devenir. L'icône contemporaine engloutit le sens même de ce qu'elle représente, l'image prend le dessus sur le fond. Ne subsiste alors que ce que chacun d'entre nous lui rattache. »

Grégory Watin aborde ainsi la fragilité de l'apparence narcissique toujours vue à travers le prisme d'un plexiglas, écran brillant qui contraste avec les matières brutes qui composent la toile.

Il ne faut donc pas chercher une clé dans ses œuvres car il ne crée pas à partir d'un processus esthétique préétabli. Les concepts du beau sont rejetés au profit de la « créativité naturelle » qui offre à ses travaux une identité et une intensité d'une modernité renouvelée.

« La ville et les gens, cette urbanité du n'importe quoi, si on la regarde un peu, n'est pas que triste et condamnée, elle est aussi colorée et rythmée. »

www.gregorywatin.com

Exposition du 24 octobre au 22 novembre

Du mardi au vendredi 14h-19h
Samedi 11h-19h et sur rendez-vous

20, rue Saint-Claude
75003 Paris- France
Métro : Ligne 8, Saint-Sébastien - Froissart

vendredi 7 novembre 2014

Bergerac : Exposition Madagascar - Emmanuel Michel à la Galerie Bénédicte Giniaux, 14 novembre au 7 décembre 2014

Artiste voyageur, peintre et sculpteur, www.emmanuelmichel.com

Amoureux du trait et maître de la couleur, Emmanuel Michel tire son inspiration de ses voyages sur les cinq continents.

Son travail est résolument tourné vers l'homme dans son quotidien.

Il s'intéresse aux populations, à leur culture, leurs rites et leur humanité.

Il raconte le monde à travers son œuvre lumineuse et humaniste où s'exprime une profonde sensibilité servie par un sens aiguë de l'observation et une technique d'exécution remarquables.

Touchant de sincérité et sans superflus, il signe des œuvres fortes choisissant des supports variés : toiles, papiers, cartons, affiches décollées, bois, cuivre, terre, bronze, tôles ou ferrailles usagées...

Il a effectué de nombreuses expositions depuis une vingtaine d'années en France et à l'étranger, plusieurs ouvrages relatent son travail.

Informations pratiques

Exposition Madagascar, 14 novembre au 7 décembre
Du mercredi au dimanche de 15h30 à 19h30 et sur rendez-vous
Galerie Bénédicte Giniaux
3 place du Docteur Cayla, 24100 Bergerac
www.galeriebenedicteginiaux.fr

jeudi 6 novembre 2014

Festival RussenKo, 6ème édition - « Figer le temps, fixer l'intime » - avec la Galerie Polka - « Le Dégel, Russie (1950 - 1965) » - avec le MAMM - (Janvier et Février 2015)

A l'occasion de sa 6ème édition, le Festival des cultures russes et russophones RussenKo s'associe avec la Galerie Polka et présente - du 30 janvier au 1er février 2015 - « Figer le temps, fixer l'intime » : une exposition photographique collective de Françoise Huguier, Yves Marchand et Romain Meffre et Alexander Gronsky. Quatre photographes qui portent un regard singulier sur la Russie et l'espace russophone. L'exposition consiste en 20 grands formats exposés dans divers lieux de la ville du Kremlin-Bicêtre.
La photographie étant au cœur du Festival francilien, celui-ci s'associera par ailleurs et une nouvelle fois au prestigieux Multimedia Art Museum de Moscou (MAMM) et à sa directrice Olga Sviblova pour présenter - du 9 janvier au 1er février 2015 - « Le Dégel, Russie (1950 - 1965) », une exposition collective de Vladimir Lagrange, Viktor Akhlomov et Vsevolod Tarassevich, trois grands photographes soviétiques et russes qui ont, chacun à leur manière, illustré l'atmosphère d'un pays qui se met, imperceptiblement, à changer.

Figer le temps, fixer l'intime

A l'occasion de cette collaboration exceptionnelle avec le Festival RussenKo, la galerie Polka a choisi de présenter quatre photographes qui portent un regard singulier sur la Russie et l'espace russophone. Trois approches sont proposées : l'immersion, l'abandon et l'invitation au voyage.

Françoise Huguier * relève les habitudes et le comportement des habitants dans leur intimité. En complète immersion, elle loue durant 7 ans une chambre chaque automne dans un appartement communautaire de Saint-Pétersbourg. Pendant de nombreux mois, elle va partager le quotidien de ces locataires. Entre va-et-vient dans les couloirs, tour de douche, ménage planifié, partage de la cuisine, la photographe devra se familiariser avec toutes les règles de la maison avant de recevoir les premières confidences. « Kommunalka » est un remarquable travail sur les rapports humains entre ces habitants contraints à la colocation. Publié aux éditions Actes Sud (2008), ces destins croisés permettent de toucher du doigt l'évolution de la société russe de la chute du communisme à la Russie de Poutine.

Les photos de « Kommunalka » seront exposées en intérieur et en extérieur : Médiathèque L'Echo, Place Jean-Baptiste Clément, 94270 Le Kremlin-Bicêtre

Côté voyage, Françoise Huguier présentera « En route pour Behring », son journal de bord photographique d'un voyage qui l'a menée de l'Oural au détroit de Behring : un voyage à la rencontre du grand nord russe au-delà du cercle polaire, à la rencontre des différentes ethnies, éleveurs de rennes et chasseurs de morses. Des paysages nus, neiges et glaces, des paysages habités, proches d'industries ou ports de pêche, petites villes, villages, cabanes, tentes, goulags endormis, cimetières. Des rennes, des morses, des baleines, un ours blanc. Des couleurs, des odeurs. Et des visages, des vies. Nenets, Tatars, Dolgans, Nganassans, Inuits, Bouriates, Russes, Arméniens, Lituaniens... Françoise Huguier s'était donné six mois pour approcher les confins mythiques de ses géographies d'enfance et un rêve adulte.

Les photos de « En route pour Behring » seront exposées en extérieur, sur les grilles du Parc Philippe Pinel, Rue Rossel et Rue de la Convention, 94270 Le Kremlin-Bicêtre

Le duo Yves Marchand et Romain Meffre ** - passionné par l'exploration de ruines ou d'endroits désertés par la population - offre quant à lui une vision théâtralisée de lieux abandonnés de la région du Donbass (« Le bassin houiller du Donbass », série réalisée en 2012), marquée aujourd'hui par les difficultés économiques et par une crise politique sans précédent.

Après Détroit aux Etats-Unis et l'île d'Hashima au Japon, les photographes tournent ainsi leur objectif vers le Donbass en Europe de l'Est. Cette région comprend deux oblast (provinces) de l'est du pays : Donetsk et Louhansk.

Si l'exploitation lucrative des mines de sels permet en 1676 l'émergence de Sloviansk, la première ville de la région, ce sont les vastes gisements de houille découverts en 1721 qui permettent l'industrialisation rapide du Donbass.

Aujourd'hui marquée par une industrie en berne, le bassin houiller du Donbass est en proie à un chômage en hausse tandis que les différents carreaux miniers de la région ferment les uns après les autres. Ce bassin houiller est donc un espace économique historiquement important mais déchiré entre l'Ukraine et la Russie.

Les photos « Le bassin houiller du Donbass » seront exposées en extérieur sur la Place de la Mairie, 94270 Le Kremlin-Bicêtre

Alexander Gronsky ***, jeune photographe estonien, connu pour ses travaux documentaires sur les revers du développement industriel (on se souvient de sa série autour de la ville de « Norilsk » présentée en avant-première en janvier 2014 pour le Festival RussenKo) et sur les effets de l'environnement sur les populations locales présentera une autre facette de son travail : celui de la reconstitution de la peinture guerrière russe (« Reconstruction »). En photographiant des amateurs du genre lors de reconstitutions militaires, Alexander Gronsky compose des triptyques de grandes batailles historiques, de la seconde guerre mondiale à l'invasion russe en Afghanistan.

Chaque image est prise à un moment différent. Le photographe a la volonté de jouer sur le rapport espace - temps, son objectif étant de compresser l'action et la durée pour le résumer en une seule œuvre. Ces impressionnantes - et parfois violentes- recompositions dénoncent, à leurs manières, le rapport in fine que la société entretient avec la guerre et les conflits. Ni le photographe, ni les militaires amateurs, ni les touristes qui observent cette reconstitution, n'ont connu un vrai champ de bataille en action. En revanche, tous ont vu des films ou des jeux vidéo qui ont influencé leur sentiment sur ces faits tristement réels.

Alexander Gronsky veut mettre en exergue cette transition du propos où, à force de trop d'intermédiaire, la réalité est métamorphosée jusqu'à enthousiasmer un touriste devant la reconstitution d'une scène de guerre meurtrière...
Finalement, dans pratiquement tous les cas, seul le paysage que Gronsky photographie en arrière plan, toujours couvert de neige comme souvent dans son travail, sait exactement ce qui s'est passé ce jour-là... Ce paysage, seul garant de notre mémoire collective.

Les photos de « Reconstruction » seront exposées dans le Hall de l'hôtel Novotel, 22 rue Voltaire, 94270 Le Kremlin-Bicêtre du 15 janvier au 15 février 2015.

Informations pratiques :
Figer le temps, fixer l'intime
Dans plusieurs lieux de la Ville du Kremlin-Bicêtre
Françoise Huguier, Yves Marchand et Romain Meffre, Alexander Gronsky
En partenariat avec la Galerie Polka : http://www.polkagalerie.com/

Les 30, 31 janvier et 1er février 2015 (Françoise Huguier, Yves Marchand et Romain Meffre)
Du 15 janvier au 15 février (Alexander Gronsky)
Entrée libre

* Françoise Huguier :
Cambodge, Japon, Inde, et surtout Afrique, puis Russie. Françoise Huguier est une grande voyageuse qui se définit volontiers comme « photographe documentaire ». Parallèlement à plusieurs travaux pour le monde de la mode dans les années 80 et 90, dont elle tirera un livre intitulé Sublimes (éd. Actes Sud, 1999), elle commence à sillonner le globe, s'orientant vers le reportage en noir et blanc au Japon puis réalisant un reportage sur la mousson en Inde pour le compte des ministères français et indiens.
Le continent africain lui inspire son premier ouvrage, Sur les traces de l'Afrique fantôme (éd. Maeght, 1990), qui lui vaut d'être lauréate de la Villa Médicis hors les murs. Elle sera de nouveau nominée en 1993 avec son livre En route pour Behring (éd. Maeght, 1993), journal de bord d'un voyage solitaire en Sibérie. Ce travail est exposé dans de nombreux festival et galeries et lui vaut un prix World Press Photo la même année. En 1998, la Maison européenne de la photographie présente l'exposition A l'extrême, issue de plusieurs séjours dans le Kwazulu-Natal en Afrique du Sud. Dans la continuité de ce travail, elle écrit Secrètes (éd. Actes Sud, 1996), livre dans lequel elle réussit à entrer dans l'intimité des femmes africaines.
C'est à partir de l'année 2000 qu'elle décide de passer plusieurs années à Saint-Pétersbourg pour travailler sur les appartements communautaires.
En 2004, Françoise Huguier retourne sur les traces de son enfance de prisonnière du Viêt Minh au Cambodge. Cette histoire est retracée dans un livre J'avais huit ans (éd. Actes Sud, 2005) et une exposition présentée aux Rencontres d'Arles.
A partir de 2007, elle collabore à plusieurs expositions et travaux (Maison européenne de la photographie, Musée du quai Branly, 1re biennale Photoquai...) tandis que la galerie Patrice Trigano présente en 2009 La maison close de Françoise Huguier à l 'occasion d'Art Paris. Cette même année, elle est en résidence d'artiste au Lassale College of Arts à Singapour avant de devenir en 2010 commissaire générale de la 2e Biennale internationale de l'image à Luang Prabang au Laos. Françoise Huguier a été nommée directrice artistique et commissaire générale de la 3e édition de la biennale Photoquai, organisée par le musée du quai Branly.

**Yves Marchand et Romain Meffre
Yves Marchand et Romain Meffre sont deux jeunes photographes français. Leur passion commune, les ruines contemporaines, les a réunis en 2002.
Ils débutent leur collaboration en visitant les décombres parisiens, puis explorent par la suite les ruines belges, espagnoles, allemandes, américaines au gré de leurs voyages et de leurs découvertes. « En visitant des ruines, nous avons toujours essayé de nous focaliser sur des édifices remarquables dont l'architecture incarne la psychologie d'une époque, d'un système, et d'en observer les métamorphoses. »
Entre 2005 et 2009, le duo part à l'assaut des vestiges de Détroit, l'ex-capitale de l'automobile, leur premier grand projet au long cours. Ruins of Detroit est publié aux éditions Steidl en 2010. Le livre est un succès, la maison d'édition réimprime actuelle- ment l'ouvrage pour la deuxième fois.
En parallèle de ces documents essentiellement américains, Yves Marchand et Romain Meffre ont commencé leur enquête sur l'île de Gunkanjima. Entre 2008 et 2012, les photographes ont exploré à plusieurs reprises ce petit rocher, interdit au public, perdu au large de Nagasaki. Gunkanjima (« vaisseau de guerre » en japonais) est le surnom d'Hashima, une ancienne cité minière, désertée en 1974 et aujourd'hui laissée à l'abandon. Ce travail est publié aux éditions Steidl, en mai 2013.
Le duo suit toujours la même méthode de travail : une chambre photographique, un cadre froid et objectif. Mais les artistes doivent user de moyens innovants pour photographier ces lieux livrés à eux-mêmes, souvent plongés dans les ténèbres.
Ils prouvent à chaque projet leur persévérance et leur talent à explorer des endroits abandonnés, désertés par les populations. Véritables documents photographiques, leurs images baignent dans une atmosphère apocalyptique, elles ont pour ambition de rendre compte et de soulever les failles de notre système moderne.
Yves Marchand est né en 1981, Romain Meffre en 1987.

***Alexander Gronsky
Né en 1980 à Tallinn, en Estonie, Alexander Gronsky vit actuellement à Riga en Lettonie. Son œuvre photographique se concentre sur les paysages. Abandonnées, silencieux, ils offrent à l'artiste la possibilité de mener une réflexion sur les effets de l'environnement sur les populations locales.
Dans Less Than One (2006-2009), le photographe se déplace dans les endroits les plus reculés de Russie où la densité de population est inférieure à une personne par kilomètre carré. Il poursuit sa réflexion avec The Edge (2008-2009), nouveau travail documentaire autour d'un Moscou enneigé, dont les grandes étendues aux conditions hostiles constituent le théâtre d'une histoire sans drame, celles de vies isolées et silencieuses.
Après avoir été récompensé par le prix Foam Paul Huf en 2010 pour The Edge, Alexander Gronsky décide de partir vers de nouvelles contrées, en Chine, à la lisière des mégalopoles de Shanghai, Chongquing ou Shenzen, où l'agitation génère un chaos. Mountains & Waters (2011) est une série de diptyques grand format dans lesquels le photographe épouse une conception chinoise du paysage, moins descriptive que mentale.
Pastoral (2008-2012), nouvel opus d'Alexander Gronsky sur les paysages russes, a été récompensé par le Prix Aperture Portfolio en 2009 et a remporté le 3e prix dans la catégorie « Vie quotidienne » du World Press Photo en 2012. Pour ce travail, le photographe revient dans la périphérie moscovite pour y explorer les friches urbaines et les terrains abandonnés.
Représenté par la galerie Polka depuis 2010, Alexander Gronsky a publié dans de nombreuses revues dont Foam, Stern, Spiegel, Art+Auction.
Il a présenté « Norilsk », au Festival RussenKo à Paris en janvier 2014.

« Le Dégel », Russie (1950 - 1965)

Le Festival RussenKo, pour cette 6eme édition, s'associe de nouveau au prestigieux Multimedia Art Museum de Moscou (MAMM) et à sa directrice Olga Sviblova pour présenter sous le titre « Le Dégel » une exposition des œuvres de grands photographes soviétiques et russes, aujourd'hui des classiques de la photo russe. Vladimir Lagrange, Viktor Akhlomov et Vsevolod Tarassevich ont chacun à leur manière illustré l'atmosphère d'un pays qui se met, imperceptiblement, à changer. Les années de « dégel » (années 1950/65) marquent une époque bien particulière de l'histoire soviétique. Les photos traditionnelles figées et sans vie, faites sur commande officielle lors des parades ou des congrès, cèdent la place à des images, certes, encore mises en scène, mais qui respirent la liberté et permettent de jeter un nouveau regard sur l'époque. La nouvelle génération de photographes utilise de nouvelles formes d'expression, professe de nouvelles valeurs, expérimente et cherche de nouveaux moyens, des méthodes et des images nouvelles.

Informations pratiques :
« Le Dégel » (Russie, 1950 - 1965)
Vladimir Lagrange, Viktor Akhlomov, Vsevolod Tarassevich
En partenariat avec le MAMM : http://www.mamm-mdf.ru/en/

Du 9 janvier au 1er février 2015
10h-19h les 30, 31 janvier et 1er février 2015
Autres jours : du mardi au samedi : 14h-19h
Espace Culturel André Malraux
2 place Victor Hugo; 94270 Le Kremlin-Bicêtre
Entrée libre

Vernissage
Jeudi 8 janvier 2015 - 19h

vendredi 31 octobre 2014

« Emotion et Mouvement »

EXPOSITION A LA MAIRIE DU VIème « Emotion et Mouvement » Sculptures & Dessins de Loche Kowalski du mercredi 22 octobre au 8 novembre 2014

Française d'origine polonaise, Loche Kowalski se partage entre Paris, sa ville natale et la Bretagne. Sculpteuse d'expression figurative, elle s'inspire de la réalité et de la rêverie, avec un thème de prédilection : l'être humain au quotidien.

Loche Kowalski crée ses sculptures d'après croquis ou sur imagination. Les statuettes sont modelées dans la terre, puis cuites. Elles sont ensuite conservées brutes, ou bien patinées (colorées). Certaines sont tirées en bronze.

Les dessins sont faits avec crayon, lavis, encre, pastel... Esquissés sur le papier, ils sont monochromes, avec quelques rehauts de couleurs, ou bien chatoyants.

« J'aime jouer avec les formes et les couleurs pour témoigner de la beauté de la vie ordinaire ». «Je veux aller à l'essentiel, là où je ressens quelque chose », comme le dit si justement Anders Petersen, nous confie Loche Kowalski.

L'exposition «Émotion et Mouvement» à la Marie du VIème arrondissem ent présente, aux côtés des statuettes et dessins, des objets sculptés invitant à un parcours tout en émotion et en sensibilité.

Galerie du Luxembourg
Entrée libre du lundi au vendredi 10h30 > 17h
Jeudi jusqu'à 19h
Samedi 10h > 12h

Pour découvrir l'univers de l'artiste, vous pouvez visiter son site internet l'adresse suivante : http://loche.kowalski.free.fr

jeudi 23 octobre 2014

Ah que la guerre est cubiste ! Fernand Léger et la Grande Guerre

Ah que la guerre est cubiste ! Fernand Léger et la Grande Guerre
Musée national Fernand Léger, Biot


25 octobre 2014 - 2 février 2015
Vernissage: samedi 25 octobre à 11h

Exposition organisée par les musées nationaux du XXe siècle des Alpes-Maritimes


A l’occasion du centenaire de la Grande Guerre, le musée national Fernand Léger de Biot présente une exposition sur Fernand Léger et la Grande Guerre.
Mobilisé dans les troupes du Génie en 1914, Fernand Léger reste simple soldat jusqu’en 1917, date à laquelle il est hospitalisé puis réformé. D’abord sapeur puis brancardier, il est posté en Argonne et à Verdun. L’exposition montre la guerre vue par Fernand Léger mais aussi l’impact qu’elle a eu sur son oeuvre au début des années vingt.
L’exposition s’ouvre sur la peinture vibrante de couleurs intitulée Le 14 juillet réalisée avant sa mobilisation mais ce sont ensuite quatre années de grisaille que dessine l’artiste dans ses carnets.
Devant l’impossibilité de peindre, l’artiste produit de nombreux dessins, y compris une acquisition récente Paysage en Argonne qui est mise à l’honneur dans l’exposition. Ces dessins, au style géométrique, incarnent la vision cubiste du monde initiée dès 1910 et qui s’adapte à une iconographie inédite: les paysages meurtris du Nord-Est de la France.

La guerre constitue aussi une expérience humaine, fondatrice pour Léger. La riche correspondance qu’il entretient avec ses proches, restés à l’arrière: Louis Poughon, un camarade d’enfance, ou Jeanne Lohy, sa future femme, permet de le comprendre. Au coeur de l’exposition, un salon d’écoute réalisé par les élèves du lycée professionnel des métiers d’art Pasteur de Nice, permet d’entendre ces textes lus par les élèves du lycée international de Valbonne. Ce témoignage exceptionnel permet de comprendre la dimension de l’expérience de guerre: alors qu’il vit dans les pires conditions aux côtés de ses compagnons de tranchée, Fernand Léger ne cesse de dire son admiration pour eux. Près d’eux, il découvre la fonction sociale de l’art.

A partir de 1917, Léger revient à la couleur avec la représentation du Pot à tisane, objet omniprésent qu’il dessine à l’hôpital de Villepinte avant de le peindre en 1918, dans le décor chamarré de la maison à Vernon où il passe sa convalescence. Cette oeuvre, prêtée par le musée national d’Art moderne-Centre Georges Pompidou, en est un éclatant exemple. Cette période amorce un nouveau langage plastique, qui s’éloigne de l’abstraction de sa période cubiste. L’exposition évoque également l’après-guerre avec des oeuvres de la période mécanique de Léger. Exacerbée par la guerre, la beauté moderne devient une source d’inspiration pour l’artiste démobilisé.

Dans l’auditorium, la diffusion d’un «cinéma pour l’oreille» propose un regard contemporain sur la guerre grâce à l’oeuvre acousmatique Potentiel de terre créée spécifiquement par Diane Blondeau et Simon Nicolas, jeunes diplômés de la Villa Arson, école nationale supérieure d’art de Nice.
L’exposition a reçu le label de la Mission du Centenaire 14-18.

Commissaires
Diana Gay, conservatrice au musée national Fernand Léger
Nelly Maillard, chargée des collections au musée national Fernand Léger

Musée national Fernand Léger Chemin du Val de Pôme. 06410 Biot
www.musees-nationaux-alpesmaritimes.fr

Ouverture
Tous les jours (sauf le mardi, le 25 décembre et le 1er janvier)
De 10h à 18h (17h à partir de novembre)

Tarifs
5,50 €, réduit 4 €, groupes 5 €
Gratuité pour les moins de 26 ans et pour tous le premier dimanche du mois

mardi 21 octobre 2014

BMW Art & Culture présente “Wild Style”, une exposition de Mazaccio & Drowilal, lauréats 2013 de la Résidence BMW

Le Grand Palais accueillera les photographies de Mazaccio & Drowilal troisièmes lauréats de la Résidence BMW au musée Nicéphore Niépce. Partenaire de Paris Photo depuis 12 ans et convaincu de l’affinité entre la marque et la foire, BMW Group s’engage cette année en tant que Partenaire Officiel.

L’exposition “Wild Style” est le fruit du travail réalisé par le duo d’artistes Mazaccio & Drowilal pendant les trois mois de leur résidence au musée Nicéphore Niépce. Ils ont mené à bien une étude sur l’animal et sa représentation contemporaine. Leurs images teintées d’humour montrent que la représentation de l’animal et sa prolifération sur des supports variés parlent autant de notre rapport aux objets de consommation que de notre rapport au sauvage.

L’exposition est accompagnée d’un livre édité par les éditions Trocadéro dans la collection BMW Art & Culture.
Mazaccio & Drowilal dédicaceront leur livre sur l’espace BMW le samedi 15 novembre à 14h30.
Ils seront accompagnés des deux premières lauréates de la Résidence BMW, Alexandra Catière et Marion Gronier qui signeront également leurs ouvrages respectifs.

BMW Art et Culture est heureux de présenter également, sur son espace, les premières images réalisées par la lauréate actuellement en résidence, Natasha Caruana, ainsi que les nouveaux travaux d’Alexandra Catiere et de Marion Gronier.

La Résidence BMW au musée Nicéphore Niépce, une « carte blanche » à la création photographique contemporaine.

Ce mécénat s’inscrit dans une démarche de responsabilité sociale et culturelle engagée par BMW pour soutenir la création dans sa plus libre expression, préalable indispensable à l’émergence de nouvelles formes artistiques ou d’innovation dans l’entreprise.

La Résidence d’un jeune artiste photographe à Chalon-sur-Saône est issue d’une collaboration initiée en 2011 entre BMW Group France et le musée Nicéphore Niépce, avec le souhait commun de développer les pratiques photographiques contemporaines.
Un lauréat est choisi chaque année au mois de mai, après appel à candidatures, par un jury composé aux cotés de BMW, du conservateur en chef du musée Nicéphore Niépce, des directeurs de Paris Photo et des Rencontres d’Arles, et de personnalités qualifiées du monde de la photo.

BMW souhaite favoriser l’émergence de points de vue, de thèmes et de techniques éclectiques, reflet de la diversité et de la richesse de la création contemporaine. Au travers de cette carte blanche, les personnalités des lauréats des Résidences BMW exposés cette année à Paris Photo s’expriment sans entraves pour donner naissance à des œuvres très personnelles.

Les œuvres produites en Résidence sont présentées à Paris Photo et aux Rencontres d’Arles et font l’objet de l’édition d’un livre aux éditions Trocadéro et d’une vidéo réalisée par François Goizé, montrant les coulisses de la création.

Serge Naudin, Président du Directoire de BMW France, commente cet engagement : « C’est dans la diversité des parcours et des projets que résident l’essence et la richesse même du mécénat et de la Résidence BMW. Tout comme les artistes, nous nous attachons au quotidien, dans l’exercice de notre activité, à demeurer des pionniers pour toujours savoir innover et rendre l’impossible possible. »

Ce soutien à la photographie s’intègre à la politique culturelle menée depuis plus de 40 ans par le Groupe à l’échelle internationale. BMW soutient en effet plus de 100 projets culturels variés dans le monde entier, dans l’art moderne et contemporain, le jazz et la musique classique, ainsi que l’architecture et le design.

Informations pratiques
Exposition « Wild Style » par Mazaccio & Drowilal,
Lauréats 2013 de la Résidence BMW au musée Nicéphore Niépce
Paris Photo au Grand Palais, Espace BMW
Du 13 au 16 novembre 2014

Le 15 novembre à 14h30, espace BMW : Séance de dédicace des livres des photographes lauréats de la Résidence BMW coédités avec les Editions Trocadéro.

L’appel à candidatures sera ouvert sur les sites bmw.fr, www.museeniepce.com et chantal-nedjib.com au mois de janvier 2015

jeudi 9 octobre 2014

D'ombres et de lumières, bijoux de dentelle

La nouvelle exposition temporaire "D'ombres et de lumières, bijoux de dentelle" propose de retracer l'évolution du port de la dentelle du XVIe siècle à nos jours et de se faire rencontrer la dentelle textile et l'orfèvrerie contemporaine, au Musée des Beaux-arts et de la Dentelle à Alençon.

Cette exposition propose en effet de faire se rencontrer des pièces de dentelle anciennes et contemporaines, issues principalement des collections du musée et du dépôt du Mobilier National, avec les créations d’orfèvrerie de Sara Bran, dentellière sur or, afin d’offrir une réflexion sur l’évolution du port des dentelles comme objets de sublimation du costume et de l’être.

Quelques bijoux sont exposés en première mondiale dans le cadre de l’exposition "D’ombres et de lumières, bijoux de dentelle". Certaines pièces de dentelle au Point d'Alençon (inscrit sur la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’Unesco) sont présentées pour la première fois au public. D’autres, conservées dans les réserves du musée pendant de nombreuses années, ressortent de l’ombre après avoir été restaurées par une spécialiste des textiles, Céline Wallut (Francheville).

Le Brand Store BMW George V expose les nouvelles cabines d’Air France du 7 au 18 octobre 2014

Du 7 au 18 octobre 2014, le Brand Store BMW George V expose les nouvelles cabines La Première et Business d’Air France.

BMW entretient des liens privilégiés avec Air France pour ses clients La Première. En effet, à l‘aéroport de Paris-Charles de Gaulle, Air France accompagne ses clients avant le voyage, du salon La Première à la porte de l’avion en voiture de prestige, la BMW Série 7.

Le Brand Store BMW George V accueille les toutes nouvelles cabines de voyage long-courrier d’Air France aux côtés des modèles BMW qui font l’actualité. Ces deux univers de mobilité et d’évasion se réunissent ainsi dans les 1 100 m2 entièrement dédiés à l’univers de la marque automobile Premium, conçu par l’architecte Eric Carlson et inauguré au printemps 2012.

BMW allie depuis toujours confort et esthétique dans le design extérieur et intérieur de ses véhicules pour un plaisir de conduire accru.
Cette philosophie se retrouve dans les cabines Air France : Avec sa nouvelle cabine La Première, Air France offre une véritable suite haute couture, élégante et raffinée. Chacune s’habille de rideaux épais, pour une intimité totalement préservée, un confort de voyage absolu.
En cabine Business, le nouveau fauteuil est un véritable cocon en plein ciel. Tout en courbes gracieuses, il enveloppe instantanément et procure un confort de voyage idéal, promet un sommeil irréprochable pour chacun.

Air France et BMW ont une passion commune pour l’innovation depuis toujours. Ainsi les deux marques se retrouvent pour une expérience de voyage émotionnelle, autour du plaisir et du raffinement.

INFORMATIONS PRATIQUES
BMW ET LE SERVICE LA PREMIÈRE D’AIR FRANCE
du 7 au 18 octobre 2014
Lundi au Samedi - 10h à 20h
Entrée gratuite

Brand Store BMW
38, avenue George V
75008 Paris

lundi 6 octobre 2014

Une Américaine à Giverny

Leoma Lovegrove, première artiste Américaine à exposer à Giverny, France.

L'exposition « Une Américaine à Giverny » de Leoma Lovegrove a été créée lors de son passage début 2014 à bord de la réplique du Bateau-Atelier, si cher à Claude Monet.

Originaire de Floride et plus particulièrement des Plages de Fort Myers & Sanibel, Leoma Lovegrove est la première Américaine à exposer dans la maison du peintre Pierre Bonnard (1867-1947), lieu où le Bateau-Atelier de Monet est amarré. Son exposition « Une Américaine à Giverny » sera accessible du 4 au 12 octobre et Leoma Lovegrove sera présente au vernissage. Elle prévoit de peindre une nouvelle fois à bord du Bateau-Atelier pendant toute la durée de l'expo.

Le Bateau-Atelier
Le Bateau-Atelier est une réplique exacte du studio flottant de Claude Monet, et a été inauguré au printemps dernier. Leoma Lovegrove profitant de son statut de première artiste américaine à bord a créé à l'occasion 20 œuvres originales, marquées par son style impressionniste unique.
«J'ai toujours été inspirée par Pierre Bonnard et je suis très reconnaissante envers le capitaine Bertrand de Vautibault et sa femme de m'avoir invité à partager mon art dans leur maison historique », a déclaré Lovegrove. «Cela fait plus de 10 ans que je peins et enseigne à Giverny et mes différents voyages en France continuent de m'inspirer."

À propos de Leoma Lovegrove
Lovegrove est un peintre impressionniste-expressionniste mondialement connue pour son style énergique et les représentations de son environnement natal et étranger. Situé au cœur de l'île de Matlacha sur la côte sud-ouest de la Floride, Lovegrove Gallery and Gardens est l'un des monuments les plus colorés dans le Sunshine State.
Pour en savoir plus: www.LeomaLovegrove.com


La culture, enrichissante et diversifiée à Fort Myers, Sanibel et son Archipel
« Les attractions et activités culturelles sont vraiment abondantes sur notre destination », explique Tamara Pigott, Directrice Exécutive du Lee County Visitor & Convention Bureau. « Entre sites archéologiques classés parmi les plus importants d'Amérique du Nord, une compagnie théâtrale saluée à de nombreuses reprises par le Wall Street Journal, aux événements culturels annuels et mensuels Art Walks du centre-ville de Fort Myers présentant des galeries et des œuvres d'artistes de grande réputation, Fort Myers, Sanibel et son Archipel offre des expériences enrichissantes et diversifiées. »

Toutes les activités sportives & culturelles, festivals et festivités, bonnes adresses de Fort Myers, Sanibel et son Archipel sont à découvrir sur le site www.fortmyers-sanibel.fr

Exposition spectacle au musée de la chaussure

Le musée international de la chaussure vous invite à venir découvrir, à partir du 4 octobre, La collection fabuleuse d'Aliester de Naphtalène ou souliers contés, en pieds, en points et en portraits ... Une exposition assortie de déambulations spectacles et autres animations.

Le costumier et scénographe, Gingolph Gateau invite petits et grands à venir se plonger dans l'univers d'Aliester de Naphtalène, un personnage tout droit sorti de son imaginaire. Globe-trotteur infatigable, ce collectionneur patenté a ramené de ses nombreuses expéditions, des souliers, mules, bottines et autres accessoires insolites qui ont appartenu aux garde-robes des personnages les plus célèbres de nos contes et légendes.

D'une grande richesse, ce cabinet de curiosités vous sera présenté au musée international de la chaussure qui lui servira d'écrin jusqu'au 4 janvier 2015. Il est le fruit d'un travail artistique qui croise différents univers et disciplines : création de décors et de costumes, scénographie d'exposition et mise en lumière, écriture de texte, muséographie et spectacle vivant...

Cette exposition sera assortie de visites spectacles, écrites avec la complicité de Thomas Scotto (11, 12 octobre et 15,16 novembre, à 16 heures). Sous la conduite d'Aliester de Naphtalène, vous pourrez ainsi découvrir, outre d'élégants souliers, le bout de nez de Pinocchio, les authentiques gants de bals de Cendrillon ou encore les célèbres chaussettes de l'Archiduchesse, sèches, complètement sèches ! A cela s'ajoutera encore un soupçon de poudre de perlimpinpin, quelques gouttes des souvenirs joyeux... Autant d'objets conservés, numérotés, fichés, inventoriés comme dans un vrai musée.

Gingolph Gateau animera également un atelier de fabrication de chaussures de contes les jeudi 30 et vendredi 31 octobre (10h-12h et 14h-17h - participation sur inscription). Et pour les amateurs d'Halloween, enfin, il sera proposé, le 31 octobre, de 20h à 22h, une visite nocturne du musée avec animation autour de la chaussure et du conte. Mais l'exposition peut aussi se visiter librement ou faire l'objet, pour les classes, de visites par un guide du musée.

Plus d'informations : Musée international de la chaussure - Portail Roger Vivier - Rue Bistour - Romans

vendredi 19 septembre 2014

EXPOSITION « ENSEMBLE CONSTRUISONS LA TERRE » PIERRE TEILHARD de CHARDIN

Le fil conducteur de l'Exposition « Ensemble, construisons la Terre » est inspiré par la phrase de Pierre TEILHARD de CHARDIN dans L'énergie Humaine : « L'âge des nations est passé.

Il s'agit maintenant pour nous, si nous ne voulons pas périr, de secouer les anciens préjugés, et de construire la Terre ». C'est une invitation à parcourir un itinéraire inspiré de la vision cosmologique de TEILHARD enrichie de l'extraordinaire convergence avec St François d'ASSISE et François CHENG pour mieux comprendre ce qui donne sens à la vie pour construire dans la Joie une civilisation de Paix et d'Amour. L'Exposition composée de plus d'une centaine d'illustrations, photographies, sculptures, reproductions et panneaux documentaires, invite à une méditation inspirée par leurs écrits, exprimés en pensées, poèmes, images et calligraphies.

Remo Vescia Commissaire de l'Exposition www.teilhard-international.com

Exposition parrainée par la Fondation Notre Dame

Du 7 octobre au 31 octobre 2014 - Église Notre-Dame des Champs 91 bd Montparnasse, 75006 Paris

Renseignements : www.paroisse-ndc.com

mardi 9 septembre 2014

"Histoires de casques", par Martine Schiffer - Quand un banal objet de chantier reflète les mutations urbaines

Agora 2014 propose de découvrir le travail réalisé par Martine Schiffer à partir de casques de chantiers.

Objet symbolique du monde de la construction et donc des transformations urbaines, le casque devient ici objet même d'une évolution plastique. Si dans la mythologie, le casque du grec Hades le rendait invisible, « Histoires de casques » rend au contraire visible l'imaginaire d'une réalité urbaine. L'artiste s'éloigne de l'objet protecteur, réglementé et standardisé pour créer des pièces uniques qui convoquent tour à tour la mémoire de lieux ordinaires voués à la disparition, les signes d'une ville en continuelle mutation, la féminité de l'ornementation d'une dentelle révélée par l'éclairage d'un néon blanc. Céramique et béton ouvrent alors une nouvelle matérialité, où les gestes issus de savoir-faire artisanaux contrent la production en série de ces casques Ces pièces, obtenues par la technique du moulage, voient l'extrême fragilité de la céramique dialoguer avec la haute résistance du béton.

Enseignante en arts plastiques et artiste formée à l'École des Beaux-Arts de Bordeaux, Martine Schiffer s'intéresse aux signes de mutation de la ville : friches et chantiers de démolition. Métaphore de cette transformation urbaine, le casque de chantier est devenu son objet fétiche, qu'elle décline dans de nombreux matériaux, et tout particulièrement avec le mortier très hautes performances i.design EFFIX.

Du 11 septembre au 10 octobre, au 308 / Bordeaux

mercredi 27 août 2014

Exposition 'Pastels' d'Annie Meunier à l'Atelier d'Orchampt du 19 au 21 septembre

Pour la deuxième année consécutive Annie Meunier ouvre son atelier à Montmartre et présente ses dernières créations de l'année. Une trentaine de pastels colorés représentant des bords de mer, des paysages de Montmartre, des vues de la vallée de la Seine, et des bouquets de fleurs.

Ces oeuvres sont présentées dans sa maison atelier. Cette maison d'artiste très poétique parée de tous ses tableaux et d'objets chinés au fil du temps s'ouvre d'un coté sur la rue la plus célèbre de la butte Montmartre la rue d'orchampt et de l'autre sur un jardin secret.

Annie Meunier y vit depuis 25 ans entourée de son époux et de sa chienne Gaya. C'est dans dans cet endroit de rêve conçu par l'architecte Olivier Bachelet qu'elle puise une inspiration sans cesse renouvelée

L'artiste

"J’ai découvert ma sensibilité artistique il y a dix ans. C’est au fil d’une psychanalyse que j’ai pris conscience d’un don ignoré jusque là pour le dessin et la couleur. Depuis je me consacre à la création de ces images qui donnent à penser et à aimer.

Lorsque je travaille le pastel, la rêverie m’entraîne dans une expression joyeuse et lumineuse. J’essaie de dire avec mes craies de couleur un amour de la vie dans ce qu’elle a de fort, d’harmonieux et de bon. Dans mes dessins, je cherche à transcrire la grâce et le mystère à transcender la vie."

Il n’est pas interdit de rêver.
On peut dépoussiérer le ciel et le rendre aux oiseaux.
On peut laisser les pavés aux flâneurs et aux chiens.
On peut par-dessus les toits donner des couleurs à la Tour Eiffel, et en toutes saisons fleurir de lilas son salon.
La campagne serait une page de Colette, et Paris une chanson des rues. "Tout paradis n’est pas perdu", nous dit André Breton.
On peut devant les pastels enchantés d’Annie Meunier rêver à quelque chose qui serait la douceur de vivre.

Ateliers d'Orchampt
Annie Meunier
"Pastels"


Du vendredi 19 au dimanche 21 septembre
Vernissage le jeudi 18 septembre à partir de 18h00

6 rue d'Orchampt 75018 Paris Montmartre

mercredi 20 août 2014

JACOB & CO. UNE MAGNIFIQUE EXPOSITION DE MONTRES ET DE BIJOUX ATTIRE LA SOCIÉTÉ DE MONTE-CARLO À UNE ÉBLOUISSANTE SOIRÉE DE GALA D'OUVERTURE

Jacob & Co., la légendaire maison de joaillerie diamantaire et de haute horlogerie, a célébré l’ouverture de son exposition annuelle à Monte-Carlo, à Monaco, avec une éblouissante soirée de gala à l’Hôtel Hermitage août 2014.

Présentant cet événement comme l’un des rendez-vous majeurs du calendrier estival monégasque, le fondateur et président de la marque de luxe, Jacob Arabo, a été rejoint sur le tapis rouge par des têtes couronnées internationales, des VIP et le gratin de la société de Monte-Carlo.

Parmi les centaines d’invités présents à cet événement spectaculaire se trouvaient leurs Altesses Royales le Prince Charles et la Princesse Camilla de Bourbon des Deux-Siciles, le Prince Michel de Yougoslavie, Lord Eastleigh et la Marquise Roberta Gilardi Sestito. Le cocktail de gala a également réuni une clientèle triée sur le volet, dont faisaient partie l’actrice Lamitta Frangieh, l’ancienne Miss Monde Ksenia Sukanova, l’acteur et homme d’affaires Bjorn Gunnar Lefnaer et l’avocat Michael Jeffrey Griffith. Les autres invités de choix étaient notamment Alvaro de Marichalar, Victoria Shelagova, Andrei Fomin, Emilia Kazandjian, Marina Dolidze et Anastasia Belyak.

Lors de l’événement, le président et fondateur Jacob Arabo a déclaré : « Nous ne pourrions pas être plus heureux de la réussite de cette soirée. » « Nous sommes si honorés d’accueillir tant d’amis privilégiés de la marque, dont bon nombre ont pris l’avion depuis d’autres parties du monde pour être avec nous. »

Dans la salle Belle Époque, la salle de bal de l’hôtel, les invités du gala ont été émerveillés par l’époustouflante exposition de montres et de bijoux. La soirée a battu son plein sur la terrasse scintillante éclairée aux chandelles de l’Hôtel Hermitage historique, avec sa vue sensationnelle sur la baie de Monte-Carlo.

M. Arabo a ajouté à propos de l’exposition annuelle : « Monte-Carlo nous a accueillis les deux étés précédents et nous sommes très heureux de revenir avec l’exposition de cette année. Le gala de ce soir nous permet de présenter notre collection de haute joaillerie d’une extrême rareté et nos montres innovantes uniques. Il semblerait que nos invités aient été ravis et enchantés par ces pierreries d’une grande rareté. »

L’une des pièces de l’exposition qui a fait le plus parler d’elle est la bague Blue Nile, ornée d’un diamant bleu naturel sans défaut de 12,38 carats. Les autres pièces phares de la collection de haute joaillerie sont une paire de boucles d’oreille ornées d’une émeraude et d’un diamant sans défaut originaires des mines de Muzo en Colombie et l’ensemble unique de rubis birmans « Sang de pigeon » non chauffés, aussi rares que les diamants de Golkonda.

Toujours un événement, la collection d’horlogerie présentée à Monte-Carlo comprend la très célèbre Astronomia Tourbillon. Désignée comme étant l’une des meilleures pièces d’horlogerie par des dizaines de médias depuis sa première présentation au Salon Mondial de l’Horlogerie BaselWorld au printemps 2014, l’Astronomia a été mise à l’honneur pour sa conception incroyablement créative et sa complication Kinetic.

L’exposition se prolongera jusqu’au 23 août à l’Hôtel Hermitage et est ouverte au public de 17h à 23h tous les jours, avec des rendez-vous privés sur demande.

Pour plus d’informations sur l’exposition, veuillez visiter le site www.jacobandco.com

mercredi 16 juillet 2014

Château Palmer expose les peintures de Daniel Humair, parrain du millésime 2013 et artiste superbement double, du lundi 7 juillet au vendredi 31 octobre 2014

Qui ne connaît Daniel Humair batteur de jazz, grand parmi les plus grands ? À Château Palmer, il fut invité pour la 5e édition de « Hear Palmer », en avant-première de la semaine des Primeurs, à parrainer le millésime 2013 de Château Palmer et de son Alter Ego. Ce concert d’hommage et de résonance du Quartet Daniel Humair en mars dernier fut éblouissant et les murs du chai des Jasmins en résonnent encore.

L’histoire continue…

Ce moment d’exception fut l’occasion pour Thomas Duroux, directeur général, œnologue, passionné d’art, de redécouvrir la double vie de son hôte magnifique. Daniel Humair conduit en effet depuis des lustres une œuvre picturale indépendante, pleine, entière et fructueuse, et le peintre, chez lui, n’a rien à envier au batteur de jazz universellement connu. L’idée s’est imposée tout naturellement à Thomas Duroux : il fallait montrer, après avoir écouté, et le lieu d’exposition de Château Palmer était tout prêt à accueillir un ensemble de ses œuvres. Daniel Humair s’est montré séduit par l’idée. C’était parti.

Prenant la suite de l’exposition de Barbara Schroeder, la salle de dégustation accueille donc, du 7 juillet au 31 octobre 2014, l’exposition de 30 œuvres, sur papier ou marouflées sur toile, et 6 disques vinyle de Daniel Humair peintre.

Ce sera l’occasion pour les visiteurs de Palmer, les amateurs de peinture, les amateurs de jazz curieux de voir l’autre face de cet artiste infiniment pluriel, qui semble avoir des fourmis dans les bras.

L’œuvre picturale est impressionnante de constance et de variété à la fois. On sent l’artiste pris dans un vertige des formes qu’il ne maîtrise qu’en les fixant sur le papier ou la toile, de format divers, du petit au très grand. Le bras, les bras, libres au-dessus du support, frottent, étalent, une matière fine et légère, des bras toujours en mouvement, qui se laissent aller dans la couleur, et resserrent la forme, la cernent, dans un creusement aléatoire, presque enfantin, qui augmente l’émotion et poigne. L’enfant est embusqué derrière le grand homme, le conduit encore et finit par prendre le dessus. On regarde l’œuvre, elle s’impose par sa franchise, sa complexité, et finalement, son évidence.

La couleur, on dit que sa palette s’est éclaircie au fil du temps, est majeure, elle situe les formes sur la surface, les occupe, les fait vibrer, vivre. La « technique mixte » employée ici est toute personnelle au peintre, inventée en même temps que mise en œuvre, jouant avec le monotype premier vers une composition improvisée et sensuelle, surgie avec l’émotion.

Daniel Humair tient à séparer les deux domaines de son expression artistique : musique et peinture. Pour lui, en lui, ce sont deux mondes séparés. Il ne peint pas le jazz, la musique qu’il joue ne doit rien à sa peinture. Musique de l’homme multiple, accompagné, en résonance perpétuelle avec l’autre, peinture de l’homme seul devant sa feuille de papier. Qui n’envierait Daniel Humair de s’être ouvert ces deux univers, et de les dominer si bien ?

« Ma peinture, c’est une peinture spontanée faite d’improvisations, de hasards contrôlés. Je peindrai jusqu’à la fin de mes jours, bien après avoir arrêté la musique ». Daniel Humair

Le Château et le Village Palmer : entrer dans l’intimité d’un vin de légende

Un grand vin, c’est aussi l’histoire des hommes et des femmes qui l’ont sculpté. Le voyage dans le temps commence il y a 200 ans avec le Major-Général Charles Palmer qui a donné son nom au domaine. Elle se poursuit avec les Frères Pereire qui font construire en 1856 ce château de légende et hissent Château Palmer au rang des crus les plus prestigieux. Aujourd’hui, les familles Mähler-Besse et Sichel sont les principaux actionnaires. Leurs héritiers se consacrent avec passion à la poursuite de cette œuvre d’excellence. Des hommes et des femmes tous attentifs au secret des cuves, à la magie qui s’accomplit dans les barriques et qui participent tous à l’apparat qui précède et prépare la dégustation d’un verre de Château Palmer.

Pour comprendre l’importance du terroir dans l’élaboration d’un vin d’exception, Château Palmer propose la visite commençant par une balade dans les vignes et la découverte du vignoble de Palmer. Elle se poursuit avec les installations techniques : le cuvier, où se conjuguent technique et esthétique, inox et bois blond ; les deux chais (années paires et années impaires), avant une promenade dans le Village Palmer. Le Village, cœur de domaine, entouré des jardins à l’anglaise, réunit les bâtiments du savoir-faire et ceux du faire-savoir.

Daniel Humair : www.danielhumair.com

Visite de Château Palmer
La visite est gratuite, sur rendez-vous uniquement, en appelant : +33 (0)5 57 88 72 72.
Elle dure environ 2 heures, du lundi au vendredi, de 9h à 12h30 et de 14h à 17h30, se déroule en français, anglais, espagnol et chinois et se termine par une dégustation.

vendredi 11 juillet 2014

Exposition ALFA’MAZING CARS : Grand spectacle et émotion à MotorVillage Paris

Du 18 juillet au 27 août, MotorVillage, la vitrine du Groupe Fiat située au Rond-Point des Champs-Elysées à Paris, propose une exposition spectaculaire : ALFA’MAZING CARS. Dans l’esprit de ce lieu original et au design affirmé, cette nouvelle exposition exclusive réunira pour la première fois plusieurs modèles Alfa Romeo mythiques ou méconnus mais qui ont tous contribué à leur manière à bâtir la légende du Biscione.

Librement accessible au public, ALFA’MAZING CARS permettra aux visiteurs de découvrir quatre modèles uniques qui illustrent à merveille l’histoire sportive de la Marque italienne mais également son particularisme stylistique : l’Alfa Romeo RL TF de 1923, à l’origine de la légende du Quadrifoglio Verde, et les concepts Carabo de 1968 et 33.2 Pininfarina de 1969, ces trois voitures appartenant au Museo Storico Alfa Romeo d’Arese (Milan). Est également dévoilée une étonnante création de 1941, l’Alfa Romeo 6C 2300 Aerospider, propriété d’un collectionneur allemand.

Uniques au monde, ces quatre voitures historiques se montrent très peu au grand public. MotorVillage offre à ses visiteurs une rare occasion de découvrir et admirer ces voitures exceptionnelles pour lesquelles nous vous dévoilons ci-dessous une part de leur étonnante histoire.

L’actualité sportive d’Alfa Romeo sera également présente avec l’exposition, sur cette même période du 18 juillet au 27 août, de la déjà célèbre 4C, nouvelle icône de la marque au Biscione, et les deux nouveautés sportives de la gamme : les Alfa Romeo MiTo et Giulietta Quadrifoglio Verde.

Alfa Romeo 6C 2300 Aerospider, unique à plus d’un titre !

En 1935, Mussolini charge Vittorio Jano, ingénieur en chef d’Alfa Romeo, de produire une réplique à la monoplace de Grand Prix conçue par Ferdinand Porsche. Vittorio Jano mit à contribution les frères Jankovits, deux ingénieurs hongrois, et leur fournit un châssis de 6C 2300 pour l’adapter.

Alors que la voiture était finalisée, Mussolini licencie Jano pour mauvais résultats et les frères Jankovits se retrouvèrent alors avec un prototype de course sans possibilité de l’engager en compétition. Ils l’adaptèrent alors pour un usage routier. Avec ses lignes pures, ses 105 ch pour 800 kg, elle atteignait 220 km/h de vitesse de pointe.

En 1946, les frères Jankovits fuient la répression de Tito avec leur voiture, la vendant ensuite à un officier américain. Exposée à l’Auto & Technik Museum de Sinsheim (Bade-Wurtemberg), elle est la propriété du Docteur Gebhard.

Alfa Romeo RL TF, à l’origine de la légende du Quadrifoglio Verde

Cette voiture de compétition conçue par Giuseppe Merosi permit à Ugo Sivocci de remporter la Targa Florio en 1923. Jusqu’alors surnommé l’éternel second, le pilote italien fit peindre sur sa RL un trèfle à quatre feuilles … et gagna la course. La Marque prit même les quatre premières places. Ce fut la première grande victoire pour le Biscione.

Ce symbole porte bonheur fut alors apposé sur les Alfa Romeo de Compétition. Lorsque Sivocci perdit la vie lors d’un accident, son Alfa Romeo était cette fois dépourvue du trèfle. La légende du Quadrifoglio Verde était née. Le trèfle allait dès lors accompagner Alfa Romeo de victoires en victoires.

Le fameux logo désigna également quelques-unes des versions de production les plus sportives. Encore aujourd’hui, Les MiTo et Giulietta Quadrifoglio Verde arborent ce prestigieux signe distinctif.

Alfa Romeo 33.2 Pininfarina, sœur de Ferrari

Cette voiture signée Pininfarina a été présentée au Salon de Paris 1969. Elle doit son dessin à Leonardo Fioravanti et repose sur la base de la célèbre 33 Stradale. Elle dispose donc de la même mécanique, un moteur V8 de 230 ch qui lui assure, grâce à un poids limité à/ de ? 720 kg, une vitesse de pointe de l’ordre de 250 km/h.

Son style est pratiquement identique à une autre italienne, la Ferrari P5, présentée l’année précédente à Genève. Si l’on retrouve la même proue lenticulaire, les flancs très sculptés, l’immense bulle transparente laissant apparaître le moteur ou les portes papillon, elle se distingue de sa sœur de Maranello par ses phares escamotables ou l’absence de grille devant les aérations et le bandeau arrière.

Alfa Romeo Carabo, maillon incontournable du design automobile

Dessinée par Marcello Gandini et présentée par Bertone au Salon de Paris de 1968, le concept Carabo marque une rupture de style définitive avec les lignes rondes et voluptueuses en vogue à l’époque, illustrée par la 33.2 exposée par ailleurs. Avec sa couleur verte irisée et son pare-brise doré, Carabo évoque clairement un coléoptère, notamment lorsque ses portes pivotantes sont ouvertes. D’où son nom se référant au carabe, sorte de scarabée.

Reposant sur la base technique de la 33 Stradale, elle dispose d’un moteur V8 de 230 ch lui assurant une vitesse maximale de 260 km/h.

Imposant ses traits brutaux et cunéiformes, cet étrange concept car aux couleurs psychédéliques demeure, plus de quarante ans après sa création, l’un des jalons les plus importants dans l’histoire du design automobile.

mercredi 9 juillet 2014

La Galerie Tournemine met à l'honneur le travail de l'artiste Benjamin Plé

Du 7er juillet au 16 septembre, la Galerie Tournemine met à l'honneur le travail de l'artiste Benjamin Plé dans sa galerie à Gstaad en Suisse

A propos de Benjamin Plé :

Benjamin Plé harmonise et compose des toiles abstraites à la manière d'un espace architectural et du design d'un objet qui vient révéler ce qui les entoure. Il nous invite à un spectacle qui nous inclus, nous englobe dans un questionnement avec failles, là où l'imagination déborde.

Benjamin Plé est un spécialiste de la couleur qui a probablement la plus grande profondeur. Avec lui, le noir n'est jamais pur, il est malléable, intensif, envisagé sous des intonations de gris, froids parfois chauds, pouvant virer jusqu'à l'ocre. Du plus éclatant à l'atone, du gris plombant au halo nocturne, l'ascétisme des teintes est volontaire. Sous un jeu perpétuel d'ombre et de lumière, l'artiste révèle la disparition du visible. Aujourd'hui, il harmonise et compose ses toiles à la manière d'un espace architectural.

Plus d'informations sur Benjamin Plé sur : www.benjaminple.com

Galerie Tournemine :
Paris 104, Faubourg Saint-Honoré 75008 Paris
Chalet Apple Pie, Promenade strasse 4, Gstaad.CH-3780 Switzerland
www.tournemine.com

dimanche 6 juillet 2014

ALICIA FRAMIS / CHAMBRE DES LIVRES INTERDITS MUSEE NATIONAL PABLO PICASSO / 05 JUIL.-13 OCT. 2014

Avec sa récente série des chambres — chambres à crier, à oublier, chambres pour protester ou pour développer des idées dissidentes — l’artiste espagnole Alicia Framis continue de questionner l’environnement social et humain actuel, met en évidence les dispositifs d’aliénation et autres moyens de coercition. Au musée national Pablo Picasso, La Guerre et la Paix, Alicia Framis entend créer une chambre des livres interdits, une bibliothèque d’ouvrages qui, objets de censure, sont ou ont été interdits et dont les auteurs ont connu ou connaissent encore des difficultés avec le pouvoir judiciaire ou politique. Dans certains cas plus graves, quelques-uns d’entre eux vont connaître la prison, la torture ou la mort.

Ouverte aux visiteurs, cette bibliothèque de livres interdits est un lieu d’étude et de réflexion où chacun pourra évaluer les méfaits d’une censure qui a jadis frappé des ouvrages aujourd’hui reconnus comme d’authentiques chefs-d’oeuvre et qui appartiennent, pour beaucoup d’entre eux, au patrimoine culturel mondial. Ainsi, des Nouveaux Contes de La Fontaine au Candide de Voltaire ou aux Ecrits de Giordano Bruno, de Lolita de Nabokov au Deuxième sexe de Simone de Beauvoir, de La Bible à Mickey Mouse, force est de constater que la censure s’abat, au fil du temps et sans distinction aucune, sur nombre d’ouvrages aux contenus les plus variés.

Cette proposition trouve pleinement son sens dans la chapelle que Picasso a transformée en un temple pour la paix et dans lequel, dénonçant la guerre, l’artiste a peint un attelage, belliqueux, tout de violence, qui foule du sabot un livre, symbole de culture et de liberté.
Maurice Fréchuret

COMMISSAIRES
Maurice Fréchuret, conservateur en chef du Patrimoine, directeur des musées nationaux du XXe siècle des Alpes-Maritimes
Sarah Ligner, conservatrice au musée national Marc Chagall

MUSEE NATIONAL PABLO PICASSO
Place de la Libération
06220 Vallauris, France
musees-nationaux-alpesmaritimes.fr

Du 5 juillet au 13 octobre 2014
tous les jours de 10h à 19h
A partir du 1er septembre
tous les jours sauf le mardi, de 10h à 12h15 et de 14h à 17h

dimanche 29 juin 2014

JOHN ARMLEDER MUSEE NATIONAL FERNAND LEGER / DU 28 JUIN AU 06 OCT. 2014

Exposition organisée par les musées nationaux du XXe siècle des Alpes-Maritimes

Actif depuis la fin des années 60, notamment au sein du groupe genevois Ecart, l’artiste suisse John Armleder voit la reconnaissance de son oeuvre à partir des années 80. Les «ameublements» ou «Furniture Sculpture», ainsi que l’artiste nomme ses agencements d’objets mobiliers «retouchés», le révèlent sur la scène internationale.

Marquée par les propositions multimédias du mouvement Fluxus, l’oeuvre d’Armleder questionne les notions d’authenticité et d’originalité et plus globalement l’art dans son rapport au réel. Les objets combinés à ses peintures, les formes élémentaires (rayures, pois) ou libres (coulures) comme l’ensemble des procédés mettant en scène son travail (échafaudages, plantes vertes, téléviseurs) interrogent la réception de ses oeuvres, entre art et décoratif, objet et sujet, et plus globalement entre art et vie.

L’exposition que John Armleder a imaginée pour le musée national Fernand Léger poursuit cette interrogation qui, depuis l’émergence des avant-gardes artistiques au XXe siècle, constitue la réalité même de l’art.

COMMISSAIRES
Maurice Fréchuret, conservateur en chef du patrimoine, directeur des musées nationaux du XXe siècle des Alpes-Maritimes
Diana Gay, conservatrice au musée national Fernand Léger

MUSEE NATIONAL FERNAND LEGER
Chemin du Val de Pôme
06410 Biot, France
musees-nationaux-alpesmaritimes.fr

Du 28 juin au 06 octobre 2014
Tous les jours de 10h à 18h, sauf le mardi

vendredi 27 juin 2014

Beautés du Ciel. Décors religieux de Maurice Denis au Vésinet

Exposition au musée départemental Maurice Denis
du 19 septembre 2014 au 4 janvier 2015

Les décors religieux réalisés par Maurice Denis au Vésinet autour de 1900 sont le thème de l'exposition que présente le Conseil général des Yvelines au musée départemental Maurice Denis du 19 septembre 2014 au 4 janvier 2015. Sous le titre « Beautés du Ciel. Décors religieux de Maurice Denis au Vésinet », l'exposition met en lumière le renouveau de l'art sacré à l'aube du XXe siècle, courant à l'avant-garde duquel se situe Maurice Denis (1870-1943). Organisée avec le partenariat de la ville du Vésinet, elle évoque également la restauration de l'église Sainte-Marguerite du Vésinet, achevée cette année, et souligne l'effort accompli pour la sauvegarde du patrimoine dans les Yvelines.

Dès sa jeunesse, Maurice Denis a exprimé son désir d'être peintre d'églises, conciliant ainsi sa foi chrétienne et sa vocation d'artiste. Avec le décor qu'il peint en 1898-1899 pour la chapelle du collège Sainte-Croix du Vésinet, sa première commande pour un édifice religieux, puis le décor en 1901-1903 du déambulatoire et des chapelles du chœur dans l'église Sainte-Marguerite du Vésinet, il ouvre la voie d'un art sacré moderne.

Un exceptionnel ensemble de travaux préparatoires à ces décors est conservé au musée Maurice Denis, ainsi qu'un important fonds documentaire les concernant. Profitant de cette richesse, l'exposition réunit une soixantaine d'œuvres et d'études, en majorité inédites, choisies dans les collections du musée, que complètent des prêts d'œuvres appartenant à des collections privées et publiques. Pour les peintures comme pour les vitraux, elle explique les méthodes de travail de l'artiste, du premier croquis au carton à échelle d'exécution en passant par les projets et esquisses. Elle évoque également les travaux de restauration entrepris pour sauvegarder ce patrimoine, notamment après un incendie survenu en 2009 et que le Conseil général a largement financés. Une publication traitant sous l'angle historique et iconographique les décors du Vésinet et leur restauration accompagne l'exposition.

Commissariat général : musée départemental Maurice Denis
Commissariat scientifique : Fabienne Stahl, coresponsable du catalogue raisonné de l'œuvre de M. Denis
Autour de l'exposition : diaporamas, conférences, visites conférences, concert, ateliers d'arts plastiques, animations jeune public...

Informations : www.museemauricedenis.yvelines.fr

Ouvert du mardi au vendredi de 10h à 17h30,
Samedi, dimanche et jours fériés de 10h à 18h30 (sauf 1er janvier, 1er mai et 25 décembre).
Tarif : 4.50 €, tarif réduit : 2,50 €. Gratuit moins de 26 ans. Gratuit pour tous le 1er dimanche du mois.

jeudi 26 juin 2014

Exposition Haramburu au Musée Ingres de Montauban

Jacques Haramburu - Tapisseries 4 juillet - 2 novembre 2014 « Le Voyageur immobile »

Jacques Haramburu n'est pas un artiste comme les autres. D'abord, parce qu'il a soigneusement évité de montrer son travail pendant longtemps, plus de vingt ans. Et puis, parce qu'il refuse la distinction traditionnellement admise entre art et artisanat, mettant sur un même plan, et avec raison, peinture, arts du feu et céramique, vitrail, arts textiles et tapisserie. Il occupe ainsi une place à part, la sienne, unique et irréductible à une quelconque catégorisation de l'art contemporain.

Il commence son parcours artistique par une formation brillante, au début des années cinquante, à l'Ecole des Arts Appliqués de Paris, qui l'amène à obtenir un second Grand Prix de Rome en 1955. Il admire alors Cézanne et s'inspire dans sa peinture des leçons de Bonnard ou Vuillard qui le fascinent. Cependant, la peinture américaine d'un Pollock ou d'un Rothko qu'on découvre en Europe au même moment va le bouleverser. Aussi, quand il part à Madrid où il est invité à la Casa Vélasquez en 1960, c'est pour rencontrer l'avant-garde européenne. Il abandonne alors la figuration et la couleur au profit d'une écriture picturale plus intérieure, exclusivement en noir et blanc.

Mais très vite, sa quête est autre et délaissant le « confort » du statut de peintre contemporain « bourgeoisement installé », notre artiste préfère effectuer un grand voyage à l'intérieur de lui-même, un voyage immobile, à la recherche du fondement de toute pratique artistique.

« Sans ce corps à corde, sans ce cordon ombilical coupé, réinventé, sécrété et retendu devant soi » nous dit Jacques Haramburu, « l'art, comme la vie, n'est-il pas qu'endormissement ? Ne devons-nous pas sans cesse réapprendre que la vie artistiquement entreprise est un combat avec la mort ? »

D'où ce retrait des circuits artistiques dès 1964. A partir de cette date, l'artiste préfère ne plus rien montrer hors de son atelier pendant vingt ans. Commence alors une période d'expériences artistiques menées sur les plages du Pays Basque français où se mêlent symboles et rites initiatiques dont le but est d'interroger la mort, le vide, le silence, sans doute pour découvrir sa propre lumière.

Cette lumière, Haramburu va finir par la rencontrer à l'abbaye de Beaulieu, où répondant à l'invitation de la directrice de ce centre d'art contemporain, Geneviève Bonnefoi, l'artiste réalise une grande installation intitulée « Cheminements », composée de grands panneaux peints et d'éléments de matériaux divers déplacés chaque jour par lui-même en fonction du mouvement de la lumière.

A partir de là, les installations se multiplient ainsi que les moyens d'expression utilisés. La peinture se marie désormais avec d'autres techniques expérimentées par l'artiste dès le milieu des années quatre-vingt : les arts du feu et les arts textiles.

L'exposition du musée Ingres entend présenter cette partie du travail d'Haramburu moins montrée et pourtant essentielle à la compréhension de son art.

« Travailler les arts du feu, les arts textiles, la peinture... c'est toujours vivre sur la corde raide de cette chaine de feu, de fil ou de glacis »

Avec ces paroles Jacques Haramburu indique que tout comme la peinture, la pratique de la tapisserie est pour lui une démarche philosophique lui permettant «d'être au monde». Initié à cet art dès 1985, à l'ENAD d'Aubusson, il apprend d'abord à faire des cartons extrêmement précis et prend soin d'apprendre à tisser lui-même de façon à explorer au mieux cette technique qu'il voit comme la possibilité d'un nouveau langage. Il ne veut pas faire de la peinture tissée à l'instar de la plupart des autres peintres qui se contentent de laisser les lissiers réaliser leurs cartons, d'après leurs tableaux.

Ses premiers cartons ont donc été très fouillés et détaillés de façon à avoir un résultat le plus fidèle possible à l'idée de départ pour pouvoir le confier ensuite à un lissier sans être trahi. D'autant plus que ses œuvres textiles présentent de savantes superpositions mêlées de fils d'argent brillants censés rendre une certaine transparence. Certaines évoquent les grandes falaises de Saint-Antonin où Jacques Haramburu habite. D'autres s'inspirent des peintures murales du château de Bioule.

Haramburu n'oublie pas le rôle architectural de la tapisserie. Pour lui, elle permet d'ouvrir les murs, de la même manière qu'un vitrail et propose une véritable transparence vers un ailleurs : « Des lignes, des surfaces, des couleurs, des matières, se mêlent les unes aux autres comme des voix, s'entrecroisent pour tisser des chants qui s'enroulent. Elles citent des voix anciennes. Elles se citent, se relaient comme des lés de tissus, se font paroles décousues. Elles sont entendues dans leur partition particulière, les relations intimes qu'elles entretiennent avec le silence, les risques qu'elles prennent face au vide »

Le vernissage de l’exposition Jacques Haramburu – Tapisseries aura lieu au Musée Ingres de Montauban le 3 juillet 2014 à 18h30.

 Plus d'info : www.museeingres.montauban.com