jeudi 12 octobre 2017

KOUKA "Humanités" / Exposition du 12 Octobre au 10 Novembre 2017

Depuis que son premier Guerrier Bantu s’est dressé sur les murs du Centre International des Civilisations Bantus de Libreville en 2008, Kouka n’a eu de cesse de poursuivre sa quête sur l'universalité de l'Homme et la Mémoire des Origines.

Cette forte volonté d’incarner l’Essence de l’humanité s’est matérialisée par des symboles phares qui rythment l’Œuvre de l’artiste: le Guerrier Bantu, mais aussi l’Enfant Blam, les silhouettes HLM ou encore le Penseur.

Avec l’exposition “Humanités”, Kouka traite une nouvelle approche de la représentation Originelle, fidèle à sa nécessité de nous rappeler d’où nous venons et qui nous sommes dans un souci d’Unité.

D’une part l’artiste met l’accent sur les portraits d’individus décontextualisés sans âge ni genre qui expriment une puissante humanité. Leurs regards à l’intensité bienveillante et à l’esthétisme intemporel nous conduisent à nous plonger de manière introspective sur notre patrimoine culturel et historique.

D'autre part l’iconique guerrier semble désormais nous accompagner, plus protecteur et plus universel, s'affranchissant de sa posture frontale pour nous conduire dans une même direction.

Dans une époque où l’espace et le temps deviennent élastiques, l’obsession de Kouka pour les Origines, la profondeur de son approche et la puissance de son style – notamment par la maîtrise du trait brut - nous guident résolument vers l’Essentiel.

Petit fils du peintre expressionniste Francis Gruber, fils d'une dramaturge française et d'un artiste Congolais, KOUKA est né à Paris en 1981 et est diplômé de l’Ecole d’Art d’Avignon en 2005. Revendiquant son appartenance à la culture urbaine il utilise également ses textes et slogans dans ses chansons de rap.

KOUKA combine performance et scénographie, son travail s’apparente à de véritables interventions urbaines dans l’optique de faire valoir l’Art Urbain non seulement comme un art mature et réfléchi mais aussi comme un acte de partage en touchant un public néophyte, contribuant à désacraliser une dimension parfois élitiste de l’art.

L’artiste réside à Paris mais son parcours et son expression se nourrissent au fil de ses voyages et multiples rencontres.

Son style particulier dénonce, interroge, amuse parfois, et questionne toujours la condition humaine. KOUKA fuit l’académisme, il se tient à distance des matériaux nobles préférant un support plus pauvre pour « gagner en beauté » et permettre au public de dépasser les repères traditionnels avec un œil nouveau.

Sa première empreinte urbaine apparaît en 2008 avec la silhouette de guerriers Bantus. Lors d’un voyage originel à Libreville (Gabon), il prend conscience de l’omniprésence de l’impérialisme occidental établi au sein même des espaces dédiés à la culture en Afrique.

Dès lors il décide de revenir aux fondamentaux de cette culture et d’honorer cette Mémoire.

Galerie Taglialatella Paris
Du 12 Octobre au 10 Novembre 2017
117 rue de Turenne 75003 Paris
Du mardi au samedi de 11h à 19h

mardi 12 septembre 2017

Ivan Messac Connexion 3G Aux trois Grâces

Pour cette rentrée, la galerie Taglialatella est heureuse de présenter une série de travaux d’Ivan Messac. Ces peintures sur toile, sur aluminium et sur papier sont inspirées des Trois Grâces et rendent ainsi hommage à la féminité, la beauté et la créativité. Cette exposition est également l’occasion de découvrir une collaboration de l'artiste avec l'éditeur Impression Parisienne autour d'une série de quatre estampes en gaufrage.

"Pourquoi tant de sculpteurs, par-delà l'Antiquité, de Germain Pilon à Niki de Saint Phalle, en passant par Canova, Carpeau, Maillol, ont-ils consacré des œuvres aux trois Grâces? Sans doute parce que ces trois jeunes femmes sont les incarnations du désir, de la beauté et de l'amour, ou encore de l'abondance, de la jeunesse et de la joie de vivre.

Comment s'établit donc la connexion 3G avec le peintre Ivan Messac? Le plus simplement du monde. On l'oublie parfois, Ivan Messac est aussi sculpteur. J'emploie le présent car l'artiste affirme que ses œuvres sur aluminium sont des sculptures… planes certes, mais de vraies sculptures, du fait du matériau dans lequel elles sont taillées ou découpées, du fait de leurs sujets empruntés à de prestigieux aînés, Donatello, Michel-Ange, Canova, Pradier, ou Rodin.

Rien ne pouvait lui faire autant plaisir que la proposition de Anne-Caroline Paris fondatrice d’Impression Parisienne : réaliser une estampe en gaufrage, penser le plan de la gravure comme un bas-relief. Ainsi, la Vénus callipyge vit le jour en 2016 sous le titre: "Vue elliptique de dos comme de face".

Impression Parisienne ne voulait pas en rester là, et c'est une sorte de sculpture qu'elle nous propose aujourd'hui, une sculpture en éditions, plane et ludique sur le thème des trois Grâces, abordé de nombreuses fois par l'artiste au cours des dernières années.

Présenter une partie de cette production et accompagner cette nouvelle édition s’est imposé comme une évidence à Nadège Buffe fondatrice de la Galerie Taglialatella parisienne qui, très sensible au travail de l’artiste et à la démarche d’Impression Parisienne, accueille cette exposition."

Ivan Messac

Ivan Messac est né à Caen en 1948, philosophe de formation il commence la peinture à l’âge de dix-neuf-ans. En 1969 il fait la rencontre de Pierre Buraglio et commence à exposer au Salon de la Jeune Peinture. Par la suite il devient membre du comité et dessine les affiches des Salons de 1974 et 1975.

Ivan Messac fait sa première exposition personnelle en 1971. Plus tard il participera à la Biennale de Paris et à l’exposition Mythologies quotidiennes au Musée d’art Moderne. Plus récemment il a participé à La résistance des Images à la Patinoire Royale, Bruxelles et à l’exposition Le dialogue des cultures au Musée du Quai Branly.
Dès 1981 ses figures se tournent vers des formes plus abstraites. Puis en 1983, l’artiste passe à la sculpture où il utilise comme support le carton, il réalise dès lors des installations monumentales. Ces œuvres sont présentées au Québec au Musée des Beaux Art de Joliette.

Le travail plastique de Messac est un savant alliage de peinture et de sculpture où la composition esthétique jongle entre figuration narrative et abstraction.
La carrière d’Ivan Messac est rythmée par de nombreuses expositions aux côtés d’autres artistes phares de la figuration narrative tels que Jacques Monory, Gérard Fromanger, Bernard Rancillac et Hervé Télémaque.
Suite à un séjour en 1987 à Carrare il s’intéresse aux marbres ce qui le conduit à la réalisation de sculptures pour des commandes publiques en Chine, Changchun, au Liban à l’ambassade de France, à Paris au Boulevard de Grenelle, le site des Halles et encore à Saint Denis pour le site EDF de Cap Ampère.

En novembre 2016 il investit le sous-sol du centre Pompidou intitulé Messac Live : 20 jours pour un tableau. Ce projet est constitué de L’amour à cloche pied et de quatre Vanteuses de saison, cinq pièces résultant d’un mixage entre peinture et impression numérique.

Du 15 au 23 Septembre 2017
Galerie Taglialatella Paris
117 rue de Turenne 75003 Paris
Du mardi au samedi de 11h à 19h

vendredi 9 juin 2017

Kongo, légende du graffiti, expose sa toute nouvelle série Love is the answer

Leader de l’immobilier de prestige, BARNES, fidèle à son attachement pour l’art contemporain et partageant avec sa clientèle internationale un attrait pour l’excellence et l’unique, accueille fréquemment des expositions d’artistes reconnus au sein de son espace situé rue du Faubourg Saint-Honoré. Après avoir exposé Carlos Cruz-Diez et Jean-Marie Périer, BARNES accueillera du 22 juin au 7 septembre 2017 Cyril Phan, alias Kongo, légende du graffiti et de l’art urbain.

Love is the answer en avant-première
A cette occasion, plusieurs œuvres de la toute nouvelle série de l’artiste, Love is the answer, seront dévoilées. Ces toiles colorées, fidèles aux entrelacs de lettrages de Kongo, sont un appel à l’optimisme, à la générosité et à l’échange, trois piliers de la culture graffiti. Cette exposition mettra en correspondance les toiles de cette nouvelle série, exposée en avant-première chez BARNES, avec d’autres travaux de l’artiste — toiles, dessins, éditions et sculptures.

Les toiles de la série Love is the answer exposées chez BARNES ont été réalisées dans une ancienne étude de notaire (29, rue François-Ier) lors de la résidence « Les Éphémères de Kongo ». L’artiste y travaillera jusqu’au 30 juin en accueillant curieux, visiteurs et collectionneurs.

Un graffeur de renom
Figure majeure du graffiti international, d’abord membre du célèbre crew MAC, Cyril Phan alias Kongo, poursuit sa carrière principalement en Europe et en Asie où il expose régulièrement dans de nombreux musées et galeries. Connu pour ses fresques murales colorées, il collabore également avec de grandes marques de luxe : Hermès pour la réalisation d’un carré de soie (2011) ; Richard Mille avec qui Kongo a développé une série de montres uniques (2016) ; Daum pour la confection de spray cans en cristal (2016). Dans sa pratique, Kongo délocalise le geste de graffeur, il exporte la culture du graffiti de la rue.
Son atelier, Narvaland, est un lieu reconnu d’expression et de dialogue à Bagnolet.

Kongo explique sa démarche : « En tant qu’artistes, nous posons des actes, nous cristallisons le temps à un moment , nous inventons un message pour témoigner de ce qu’il se passe. C’est ça pour moi le rôle de l’artiste, c’est ma vision. Je ne recherche pas l’esthétisme pour l’esthétisme, ce qui m’intéresse, c’est d’évoluer, de tenter plein de choses différentes. »

L’espace comme point commun
C’est dans cet esprit que Kongo expose chez BARNES. Ce qu’il partage avec BARNES, c’est la notion même d’espace. Kongo n’a eu de cesse de peindre les villes et les rues du monde entier, avant de porter sa réflexion sur le geste du graffiti et ses déclinaisons sur de nouveaux espaces, d’une montre au cristal en passant par la soie.

La série Love is the answer fera l’objet d’une exposition en Belgique à l’automne au sein de la galerie Art Thema (Bruxelles).

« Love is the answer »
Une proposition de Kongo dans les locaux de BARNES
Vernissage 22 juin
Exposition du 23 juin au 7 septembre
Du lundi au vendredi de 9h00 à 19h30 et le samedi de 10h00 à 18h00
Commissariat de Clément Thibault
120, rue du Faubourg Saint-Honoré, 75008 Paris
Entrée libre

lundi 22 mai 2017

En mémoire des Hollywood Africans - 19/05 > 21/06

L’artiste Toxic sera présent aujourd’hui samedi, à partir de 15h, à la galerie au 117 rue de Turenne Paris 3ème

En décembre 1982 Basquiat doit se rendre à Los Angeles pour préparer son exposition à la galerie Gagosian. Ses deux amis graffeurs new yorkais, Toxic et Rammellzee se joignent à lui pour partager cette expérience sur la côte ouest.

C’est en évoluant dans les rues de la ville du 7ème art qu’ils prennent conscience de la très discutable représentation des afro-américains dans le cinéma. Forts de ce constat, ils décident de tourner en dérision les clichés de l’industrie cinématographique et s’auto-proclament «Hollywood Africans » sur le parvis du Chinese Theatre situé sur Hollywood Boulevard.

Leur démarche - boutade politique et sociale - illustre l’ironie et la pertinence qui les caractérisent. Ils font là un pied de nez aux codes, notamment à ceux imposés par Hollywood, qui cantonnent les personnages afros-américains dans des rôles stéréotypés souvent joués par des acteurs blancs maquillés en noirs. Les différentes adaptations de La Case de l’Oncle Tom – roman retraçant l’histoire d’une famille d’esclaves dans le sud des Etats-Unis - incarnent les normes et clichés associés aux afro-américains.

Basquiat, Rammellzee et Toxic qui progressent dans un milieu artistique new yorkais où ils bénéficient d’une réelle notoriété sont frappés par le contraste entre les stéréotypes concernant les rôles des Afro-américains à Hollywood et la vie éclairée dans le New York underground. Les trois artistes vont se nourrir de ces dissonances pour réaliser différents projets (performances, musique, etc.) qui exprimeront toute la dérision de leur constat.

Les Hollywood Africans c’est l’immortalisation d’un moment clef entre trois personnalités puissantes et bien distinctes qui partagent des valeurs et luttes communes. Leurs parcours diffèrent, cependant un fil rouge qui marquera l’histoire de l’Art Contemporain les réunit. L’iconoclasme et la complexité sont une grande constante qui caractérise l’œuvre des trois artistes. Leurs univers pluridisciplinaires s’inscrivent dans les fondements de l’art urbain et de la culture hip-hop. Que reste-il aujourd’hui de l’héritage des Hollywood Africans?

La remise en cause de leur place en tant qu’artistes afro-américains résonne dans la démarche de chacun d’entre eux. Ils se sont affranchis des valeurs dominantes en se forgeant une identité propre teintée de mystère encore aujourd’hui.

En effet, l’influence et les problématiques liées à l’Afrique sont omniprésentes dans les travaux de Basquiat. Enfant radieux mort à vingt-sept ans, sa renommée s’intensifie mais les mystères liés à ses œuvres persistent encore aujourd’hui, près de trente ans après sa disparition.

Avec Rammellzee, les questionnements s’inscrivent dans le mouvement afro-futuriste, le rappeur du Queens ayant un ancrage plus radical dans cette pensée.

Et enfin Toxic est le témoin contemporain des Hollywood Africans. Figure emblématique du graffiti des années 1980, il continue à tracer la voie. En effet, par sa présence majeure sur la scène internationale institutionnelle, il participe à l’essor et à la reconnaissance de ce mouvement qu’il incarne historiquement.

Dès lors, cette exposition a pour ambition d’être une interprétation contemporaine de ce que fut le rassemblement de ces 3 grands artistes, de faire un pont entre hier et aujourd’hui et de rendre hommage à l’audace et la dérision de ces artistes majeurs qui ont marqué leur époque et continuent d’exercer une influence incontestable et une fascination sur les contemporains.

Galerie Taglialatella Paris
117 rue de Turenne 75003 Paris
Du mardi au samedi de 11h à 19h

vendredi 17 mars 2017

COFFIM présente Topographique, la première exposition de Guillaume Dutreix

COFFIM a fait le choix d'orienter son engagement solidaire vers des actions socio-artistiques. En valorisant la créativité et l'inventivité, COFFIM offre au grand public l'opportunité d’entrer en contact avec l’Art. Depuis 2001, le promoteur immobilier se fait promoteur de l’art contemporain au travers de nombreuses expositions ouvertes au public. Dans la poursuite de cet engagement, COFFIM propose dans sa galerie 104 Kleber, du 18 au 25 mars, l’exposition Topographique de Guillaume Dutreix.

Topographique, entre technique et esthétisme
La topographie est la représentation d’un volume sur un plan. Elle peut s’appliquer à la photographie d’architecture, qui est un outil de représentation du réel sur un support. L’aspect précis et rigoureux de cette science transparaît dans les photographies de Guillaume Dutreix. Ses mises en scène comportent une dimension graphique importante. Topographique est la synthèse entre la rigueur technique et l’esthétisme pur.

Dans sa vision du beau et de l’équilibre, Guillaume Dutreix intègre à ses compositions un personnage, une silhouette, permettant au spectateur de se projeter dans l’image.

Un artiste multicarte
Ancien membre du duo de musique électronique Teenage Bad Girl, Guillaume Dutreix a sorti deux albums et s’est produit sur les scènes les plus prestigieuses du monde. A cette époque, il emmène avec lui son appareil photo argentique Canon et aiguise son œil. Il se consacre entièrement à la photographie à partir de 2011 et entame une formation aux Gobelins. Il se fait alors connaître par le biais d’Instagram après plusieurs séries sur le portrait studio et l’architecture. Il approfondit petit à petit ce dernier thème, les lignes épurées et l’aspect symétrique lui inspirant des compositions précises et détaillées. Sa notoriété grandit jusqu’à compter aujourd’hui plus de 118 000 abonnés sur Instagram, et s’étend au-delà du web puisque ses photographies ont été publiées dans des magazines d'architecture, exposées en France et en Belgique et certaines sont vendues dans les galeries d’art YellowKorner.

Exposition Topographique
Guillaume Dutreix
Galerie 104 Kleber
104 Avenue Kleber 75116 Paris
Exposition du 18 au 25 mars 2017
Vernissage mardi 21 mars de 17h à 22h

mercredi 2 novembre 2016

Philippe Echaroux - «The Crying Forest»

Exposition du 11/11 – 15/12 - Galerie Taglialatella Paris - 117 rue de Turenne 75003 Paris


Ce projet est la réponse de l’artiste à l’appel alarmant d’Almir Narayamoga Suruí, chef de la tribu amazonienne Suruí qui a décidé de prendre en main l’avenir de son territoire qui se voit décimé jour après jour.

« Quand tu abats un arbre c’est comme si tu abattais un homme ». Philippe Echaroux

Au printemps 2016, Le Chef Almir Narayamoga a accueilli le Street-Artiste, Philippe Echaroux pour qu’il témoigne de ce massacre. Dès lors l’artiste a photographié les visages d’indiens de la tribu Suruí pour projeter leur image sur les arbres de la forêt primaire.

Outre la portée esthétique du travail de l’artiste qui s’approprie son environnement avec évidence et joue harmonieusement avec la lumière et les couleurs végétales, l’objectif du projet est particulièrement politique afin d’alerter l’opinion internationale.

Les visages d’une tribu qui se fondent dans une forêt qui disparaît prennent la couleur d’un engagement politique et écologique de l’artiste pour le poumon vert de la planète et son histoire.

Le gouvernement a confié à la tribu Suruí une partie du territoire brésilien, charge à ce peuple de replanter et de protéger cette forêt primaire amazonienne. Cependant, toujours victimes de la déforestation massive et des orpailleurs, les Suruís veulent sensibiliser à ce massacre qui met en danger un territoire et un peuple. Plus de 300 camions de bois coupé illégalement s’échappent chaque jour des terres Suruí.

Aujourd’hui, le Chef Almir tire la sonnette d’alarme. Il y a pour la première fois plus d’orpailleurs que d’indiens sur la terre indigène où il y a actuellement 1300 indiens. Almir Suruí craint le pire, il en appelle à une aide internationale pour que cette forêt ne devienne pas «le bois du sang».

Philippe Echaroux répond à l’appel du Chef Almir Narayamoga Suruí et souhaite que ce cri d’alerte soit entendu du plus grand nombre.

C’est le projet engagé d’un artiste militant, en effet l’artiste est sensible aux catastrophes écologiques qui frappent notre planète et compte en faire son fer de lance. Cette exposition s’inscrit en continuité de l’ambition de la Galerie Taglialatella, qui derrière les couleurs et la légèreté apparente de sa démarche Pop Art et Street-Art place les préoccupations humaines des artistes qu’elle défend au cœur de son engagement artistique.

lundi 17 octobre 2016

Hans Op de Beeck - Saisir le silence - au CENTQUATRE-PARIS

Les architectures et les paysages inventés par Hans Op de Beeck oscillent entre réalité et fiction. L'artiste flamand ouvre au CENTQUATRE-PARIS les portes de quelques uns de ses mondes parallèles, invitant le spectateur à les animer d'histoires par la force de son imagination.

Saisir le Silence est une exposition monographique de l'artiste belge Hans Op de Beeck. Elle comprend deux œuvres vidéo récentes et trois installations sculpturales inédites en France.

Le corpus de Hans Op de Beeck est nettement pluridisciplinaire. Il crée de grandes installations, des sculptures, des films, des vidéos, des photographies, des peintures, des dessins, des textes, du théâtre et de la musique. Récemment, il a écrit et mis en scène sa première pièce de théâtre Nach dem Fest pour le Schauspiel à Francfort, pour laquelle il a aussi produit le décor, les costumes et la musique. Il travaille actuellement à sa seconde pièce de théâtre, pour enfants, une commande du théâtre d'Anvers, et Paleis.

Hans Op de Beeck met en scène des mondes parallèles. Il crée et évoque des environnements et personnages fictifs qui sont lisibles, reconnaissables, et ainsi identifiables et acceptables comme une forme de réalité. À travers ses mondes artisanaux et mis en scène, il cherche à offrir au spectateur un authentique moment de silence apaisant, de tranquillité, de consolation et d'introspection.
Les sujets de départ de l'artiste sont délibérément peu remarquables ; il cherche à transformer l'ordinaire en quelque chose d'extraordinaire, le banal en quelque chose d'exceptionnel, en trouvant le parfait équilibre entre forme et contenu.

Pour le CENTQUATRE-PARIS, Hans Op de Beeck a créé The Settlement (2), une installation monumentale en gris monochrome qui comprend quinze maisons compactes sur pilotis, reliées entre elles par un échafaudage en bois, plusieurs barques amarrées, des embarcadères et des accessoires tels que des flammes ondulantes, des filets de pêche, du bois mort, ainsi que des ustensiles et éléments de mobilier. C'est une œuvre sculpturale dans tous les sens du terme. L'artiste a inséré les maisons dans un étang artificiel. Un arrière-plan abstrait - un grand mur vide placé dans le fond - invite le spectateur à observer ce village fictif dans un premier temps de loin, comme un horizon frontal, une scène imaginaire, une sorte de capture d'écran filmique en trois dimensions. La scène entière fait fortement référence à la tradition du cinéma, l'image encadrée, et la ville de Pompéi, paralysée et figée dans le temps. Néanmoins, ce petit village calme et étrange, comme un foyer fictif pour une petite communauté imaginaire et toutes sortes de récits, est contemporain dans son apparence, comme s'il était encore habité. L'œuvre fait émerger la notion romantique et idyllique de la colonie, tout en évoquant la lutte quotidienne avec les éléments que doivent endurer les personnes vivant dans des archipels.

L'œuvre Caravan est une installation sculpturale quasiment à échelle réelle d'une scène nocturne dans une zone urbaine fictive et enneigée. Probablement localisée quelque part entre deux immeubles d'entreprises, un protagoniste absent semble avoir organisé son propre habitat : une petite caravane décrépie avec un feu de camp devant et des accessoires que l'on pourrait associer à quelqu'un qui improvise sa vie dans un lieu abandonné, entre les déchets. Une lumière est allumée dans la caravane, le protagoniste invisible s'y trouve peut-être. Cette scène filmique est à la fois très romantique et chaleureuse, tout en étant dure et solitaire, faisant référence aux personnes en situation de précarité en ville, contraintes de se réinventer ou de se redéfinir, improvisant une vie avec ce qui peut être glané.

Lounge créé en 2014, a était exposée pour la première fois dans l'exposition personnelle d'Hans Op de Beeck : 'Quiet scenery and wandering extras' à la Sammlung Goetz à Munich l'année passée.

Cette pièce qui représente une chambre grandeur nature de style néoclassique. Elle contient les sculptures d'un sofa Chesterfield ainsi qu'un nombre impressionnant de petits accessoires; le tout étant fabriqué en plâtre massif pigmenté. Cette œuvre nous transporte dans le salon, encombré et pourtant inoccupé, d'un sombre hôtel rempli d'objets anachroniques et sans intérêt. Surchargée de détails, cette installation artistique renferme des informations visuelles d'une richesse incomparable. Cette pièce qui baigne dans une lumière artificielle est la plus grande œuvre baroque de type « vanité » que Hans Op de Beeck a sculptée jusqu'à présent.

Le film d'Hans Op de Beeck Staging Silence (2) aborde les notions abstraites et archétypales qui restent dans la mémoire de l'artiste, tel un dénominateur commun de nombreux espace publics similaires expérimentés par Hans Op de Beeck. Les images vidéo en elles-mêmes sont extrêmement simples et banales, tout en étant sérieuses et sombres, faisant écho au mélange éclectique d'images dans notre esprit. Le choix de filmer en noir et blanc renforce cette ambiguïté : l'approche théâtrale de la vidéo évoque l'héritage de la comédie bouffonne, alors que le suspense insidieux et le déraillement latent du film fait allusion au genre du film noir. Le titre rappelle la mise en scène de décors abandonnés où, en l'absence de personnages, le spectateur peut s'y projeter comme seul protagoniste.

Le film d'animation Night Time (extended) est un film sombre et énigmatique sans texte, basé sur une grande série d'aquarelles monumentales monochromes progressivement réalisées par Hans Op de Beeck sur les cinq dernières années, au fil de ses autres projets pluridisciplinaires. Toutes les aquarelles ont été peintes par l'artiste de nuit, dans un état total de solitude et de concentration. Cette atmosphère nocturne est une présence tangible dans les paysages métropolitains, au sein des images de nature, de bâtiments, d'intérieurs et de personnages auxquels l'artiste donne vie dans le film. Night time (extended) est conçu comme un rêve mystérieux et troublant, dans lequel les proportions, les perspectives et les environnements sont fictifs tout en étant universaux.

Biographie
L'artiste plasticien Hans Op de Beeck vit et travaille à Bruxelles. Sa carrière internationale s'étend sur plus de dix ans, avec des œuvres prenant la forme de sculptures, d'installations, de vidéos, de photographies, de films d'animation, de dessins, de peintures et d'écrits (nouvelles). La quête constante de l'artiste pour la présentation la plus efficace du contenu de chaque pièce détermine son choix de technique artistique. L'échelle varie d'une petite aquarelle, à une grande installation tridimensionnelle de 300 m2.
Non seulement l'artiste utilise une grande variété de techniques, il emploie aussi délibérément une diversité de formes esthétiques, allant d'un langage visuel économique et minimaliste, à des designs chargés et exagérés, cherchant à articuler le contenu de l'œuvre aussi précisément que possible.
Son travail se concentre sur la relation laborieuse et problématique de l'Homme au temps, à l'espace et à l'Autre. Hans Op de Beeck donne à voir des lieux, des moments, des personnages inexistants mais identifiables, qui semblent avoir été extraits de la vie quotidienne contemporaine, tentant de saisir dans ses images l'absurdité tragicomique de notre existence postmoderne. Les thèmes clé sont la disparition des distances, la désincarnation de l'individu et l'abstraction du temps, conséquences de la globalisation et des changements sur notre environnement, engendrés par le développement des médias, de l'automatisation et de la technologie.
Hans Op de Beeck évoque parfois la notion de « proposition » pour ses œuvres ; elles sont en effet irréfutablement fictives, construites et mises en scène, laissant le spectateur décider s'il doit les prendre au sérieux, comme une sorte de monde parallèle, ou au contraire les mettre immédiatement en perspective, comme une simple construction visuelle. Son travail se nourrit d'un intérêt certain pour la réflexion sociale et culturelle. L'artiste interroge également la relation difficile entre réalité et représentation, entre ce que nous voyons et ce que nous voulons croire, entre ce qui est et ce que nous nous créons, des stratagèmes développés pour gérer plus facilement notre propre insignifiance et manque d'identité. La production visuelle de cette quête donne lieu à des images oniriques, insidieuses, mélancoliques et étonnantes.

22 octobre > 31 décembre 2016
Installations inédites en France
jours et horaires d'ouverture sur www.104.fr
5 € / 3 € (réduit) / 2 € (abonnés, adhérents)

mardi 20 septembre 2016

Exposition ASTRONAUTES

La nouvelle exposition ASTRONAUTES de la Cité de l’espace va permettre à tous, petits ou grands, de découvrir le quotidien extra-ordinaire des astronautes dans la Station Spatiale Internationale (ISS), un vaisseau qui fait le tour de la Terre toutes les 1h30, en orbite à 400 km, avec 6 astronautes à bord. En impesanteur, tout devient différent, chaque geste de la vie quotidienne est à réinventer, à réapprendre. L’espace est un environnement particulier qui perturbe tous les repères et le fonctionnement du corps.

Les astronautes ont de multiples tâches à accomplir lors de leur mission scientifique, ils doivent donc s’adapter rapidement à leur nouveau milieu. Ils vivent aussi des moments de repos dans cet espace réduit et confiné avec vue imprenable sur la Terre !

C’est à cette toute nouvelle vie, loin des repères habituels, que la Cité de l’espace propose à son public de se familiariser avec la nouvelle exposition ASTRONAUTES.

Une exposition où les astronautes guident les visiteurs : pour être au plus près de la vie des astronautes en mission

Aujourd’hui les astronautes, grâce aux réseaux sociaux notamment, font partager en direct leur mission spatiale au grand public. Chaque jour, photos et vidéos témoignent de cette évolution sur les comptes personnels des astronautes. Chacun apporte sa vision de sa mission et très souvent des images inédites et étonnantes de la Terre, vue de l’espace. Les distances avec l’astronaute se réduisent. Dans cet esprit, la Cité de l’espace avec sa nouvelle exposition installe un contact le plus direct possible entre les astronautes et le public. Par l’intermédiaire de dispositifs originaux ils témoignent auprès du public de leur drôle de quotidien dans l’espace. L’interaction est simple, les astronautes présentent leur métier, leur travail dans un environnement insolite.

Des décors pour s’immerger dans l’espace et des expériences à réaliser pour s’initier à l’environnement extra-ordinaire de l’astronaute

Après une présentation de l’entrainement de l’astronaute, le public est plongé dans des décors réalistes en surplomb de la Terre à 400 km, puis il entre dans une Station Spatiale, tout à la fois « maison » et « laboratoire » des astronautes. Et, grâce à des expériences concrètes le public découvre les conditions de vie étonnantes des astronautes dans l’espace, où chaque geste est nouveau : se laver, manger, travailler, se détendre … et ceci, au rythme de 16 levers et couchers de soleil par jour.
Le public pourra aussi profiter de la vue imprenable que seuls les astronautes peuvent contempler chaque jour depuis la Station Spatiale : la Terre qui défile à la vitesse de 8 km seconde ou Paris-Toulouse en 75 secondes ! Une prise de conscience très forte de la beauté de notre planète vivante.

Une exposition qui débute par une actualité exceptionnelle : le départ dans l’espace et l’ISS de l’astronaute français de l’ESA Thomas Pesquet en novembre 2016

Dès le début de l’exposition le public va pouvoir partager un événement exceptionnel : l’astronaute français de l’ESA Thomas Pesquet réalise de novembre 2016 à mai 2017 sa première mission dans l’espace, la mission PROXIMA. La Cité de l’espace fera vivre en direct à son public l’événement du départ de Thomas Pesquet depuis Baïkonour et son arrivée dans l’espace, à bord de l’ISS.

Pendant les 6 mois de la mission PROXIMA, la Cité de l’espace et ses partenaires témoigneront des moments clés de l’aventure de Thomas Pesquet et de ses co-équipiers, sur le site web de la Cité de l’espace et directement dans l’exposition ASTRONAUTES.

Conception de l’exposition et partenariats

L’exposition ASTRONAUTES a été conçue et produite par la Cité de l’espace.

Avec la participation de : ESA, CNES, ROSCOSMOS, NASA, Novespace, Cadmos, Medes, Airbus Defence and Space, Flight Watching, Argotec.

Avec le soutien de : Comtesse du Barry

Un événement : France Info

Informations pratiques

Accès à l’exposition ASTRONAUTES : incluse dans le prix d’entrée à la Cité de l’espace, sans supplément

Durée de l’exposition : du 20 octobre 2016 à décembre 2018

jeudi 15 septembre 2016

Exposition : 'Voyage au pays de Zingaro', d'Emmanuel Michel, au Théâtre Equestre Zingaro à partir du 30 septembre

A l’occasion de la reprise du dernier spectacle de Bartabas "On achève bien les chevaux - Elégie", la Galerie Bénédicte Giniaux présente l'exposition "Voyage au pays de Zingaro", par Emmanuel Michel, artiste voyageur, peintre et sculpteur, à partir du 30 septembre au Théâtre Equestre Zingaro.

Galerie Bénédicte Giniaux présente :

Emmanuel Michel

"Voyage au Pays de Zingaro"
Dessins - Peintures - Sculptures - Livre

Vernissage et présentation du livre "Voyage au Pays de Zingaro"

Jeudi 29 septembre 2016, de 18h à 22h
Théâtre Equestre Zingaro à Aubervilliers

Ayant organisé plusieurs expositions dans la salle du restaurant du Théâtre Equestre Zingaro, entre 1999 et 2008, Bénédicte Giniaux revient sur les lieux après avoir ouvert la première galerie d'art à Bergerac en Dordogne.

A l’occasion de la reprise du dernier spectacle de Bartabas "On achève bien les chevaux - Elégie" au Théâtre Equestre Zingaro, à Aubervillers, la Galerie Bénédicte Giniaux présente, dans ce lieu insolite, une exposition originale d'Emmanuel Michel, artiste voyageur, peintre et sculpteur : "Voyage au Pays de Zingaro - dessins, peintures, sculptures".

Cette exposition est le fruit du travail intensif pour l'élaboration et la publication d'un livre portant le même titre.

La galerie représentera également Emmanuel Michel au salon ARTUP de Rouen (Parc Expo du 7 au 9 octobre).

De plus, la FNAC Les Ternes à Paris, invite Bartabas et Emmanuel Michel pour une rencontre autour de ce dernier livre d’Emmanuel Michel "Voyage au Pays de Zingaro". Cette rencontre est associée à une exposition des tableaux d’Emmanuel Michel, présentés également par la Galerie Bénédicte Giniaux au Forum de rencontres du 27 octobre au 12 novembre 2016.

mercredi 7 septembre 2016

TOURS ET DÉTOURS : HISTOIRE DE LA DÉFENSE (1883-1989)

Le Conseil départemental des Hauts-de-Seine présente, en partenariat avec Defacto, « Tours et détours : Histoire de La Défense (1883-1989) » : exposition sur l'histoire et l'architecture du quartier d'affaires de La Défense aux Archives départementales à Nanterre du 12 septembre 2016 au 20 juin 2017.

Cette présentation célèbre notamment les 50 ans de la Tour Nobel, (aujourd'hui RTE NEXITY), première tour de bureaux construite conformément au plan d'aménagement initial du quartier de La Défense.

Des documents originaux exceptionnels permettront de mieux comprendre comment, en un siècle, le territoire de La Défense a connu une authentique révolution urbaine.

Cette exposition s'appuie sur les collections des Archives départementales des Hauts-de-Seine. Elles permettront de découvrir par exemple l'Axe Historique en 1770, au travers de cartes et plans anciens.

Cette exposition est réalisée en partenariat avec Defacto, établissement public de gestion du quartier d'affaires de La Défense, qui présente à cette occasion ses collections exceptionnelles.

Le grand public pourra découvrir les 10 maquettes originales des différentes phases d'aménagement du quartier, des projets étonnants jamais réalisés, les dossiers de permis de construire de la tour FIAT (aujourd'hui AREVA) ou encore de la Grande Arche, les plans du Service d'Aménagement de la Région Parisienne (SARP) qui ont abouti à la création du quartier d'affaires sont aussi présentés...

Exposition aux Archives départementales à Nanterre
« TOURS ET DÉTOURS : HISTOIRE DE LA DÉFENSE (1883-1989) »
Du 12 septembre 2016 au 30 juin 2017

archives.hauts-de-seine.fr

mardi 30 août 2016

« ALBERT-KAHN : ÇA DÉMÉNAGE ! LE MUSÉE POSE SES VALISES À L'ESPACE LANDOWSKI »

Du 9 septembre au 9 octobre 2016 (entrée libre)

Avec sa nouvelle exposition « Albert-Kahn ; ça déménage ! », le musée départemental Albert-Kahn vient à la rencontre du public. Cette première étape à l'espace Landowski de Boulogne-Billancourt inaugure un cycle de programmation hors-les-murs.

Projet emblématique de la vallée de la culture, la rénovation du musée départemental Albert-Kahn n'est pas juste une question de travaux. Bien plus que cela, c'est tout un projet qui est conçu : une valorisation des collections repensée, des dispositifs de médiation innovants...

Pour patienter et donner un avant-goût de cette nouvelle approche, le musée propose au public un aperçu du projet encyclopédique d'Albert Kahn. En écho aux travaux actuels, la scénographie s'amuse à détourner les mobiliers de chantier.

Parcours d'exposition
A la fois ludique et sensible, la scénographie propose aux visiteurs de cheminer dans un espace où la présentation du futur bâtiment de l'architecte Kengo Kuma côtoie celle des origines du projet d'Albert Kahn.

Après une présentation de la figure d'Albert Kahn, banquier philanthrope connu par les fondations qu'il a créées dans la première partie du XXe siècle, un module est consacré aux Archives de la planète, entreprise de captation du monde initiée en 1909 et constituée de 72 000 plaques photographiques couleur et d'une centaine d'heures de films.

Comment les images ont-elles été commandées puis saisies sur le terrain par les opérateurs ? C'est tout le processus de la « fabrique des images » qui est ensuite présenté, de manière inédite, aux visiteurs.

La présentation d'autochromes du jardin boulonnais complète ce parcours et resitue, en un ensemble cohérent, le projet d'Albert Kahn et des Archives de la planète au cœur de la ville de Boulogne, qui, la première, accueille cette exposition dans la nef de l'Espace Landowski.

Le projet scientifique et culturel du musée s'inscrit dans la démarche des musées de société, qui cherchent à aiguiser l'esprit critique de leurs visiteurs en leur donnant des clés de compréhension de leur passé et de leur présent. En 2018, le musée rénové va ainsi favoriser le lien social, l'échange, le débat et la réflexion sur des questions d'actualité avec notamment des outils d'éducation à l'image.

www.hauts-de-seine.fr

lundi 11 juillet 2016

Ouverture de l'exposition « Les momies ne mentent jamais »

Samedi 9 juillet 2016 À Cap Sciences

A l'occasion de l'ouverture de l'exposition « Les momies de mentent jamais », Cap Sciences propose une rencontre avec Patrick Baudry de 16h à 17h30. Professeur universitaire de sociologie, Patrick Baudry est spécialiste des questions liées à la ritualité funéraire. Ce moment sera l'occasion de mettre en lumière la momie et les représentations de la mort et du corps dans nos sociétés anciennes et contemporaines et d'échanger avec lui autour de ces thématiques.

Patrick Baudry est professeur des universités. Il enseigne la sociologie à l'université Bordeaux Montaigne. Il est l'auteur de plusieurs ouvrages portant sur les questions de la mort, de l'adolescence, du corps et de l'image. Il a travaillé sur les ritualités funéraires (La Place des morts), la mort à l'hôpital, la fin de vie (Pourquoi des soins palliatifs ?) et les conduites à risque (Le Corps extrême).
Il a également travaillé sur les imaginaires sexuels en publiant deux ouvrages sur la pornographie (La Pornographie et ses images, L'Addiction à l'image pornographique). Les recherches de Patrick Baudry qui portent également sur la ville (L'Urbain et ses imaginaires, La Ville - une impression sociale) s'inspirent des travaux et des méthodes de Louis-Vincent Thomas dont il fut l'élève.
La question des imaginaires est récurrente dans une réflexion portant sur la place du symbolique dans la société contemporaine.

L'exposition

Les momies exercent une fascination singulière et nous connectent à un passé que nous souhaitons mieux connaître !
Les momies ne sont plus de simples témoins silencieux. Les scientifiques sont devenus les interprètes des histoires qu'elles ont à nous raconter.
Grâce à de nouvelles techniques d'investigations, les momies apportent de nombreuses informations sur les modes de vie des sociétés anciennes.
Traversez les âges et les continents pour découvrir comment les momies éclairent l'Histoire de leur vérité et partez à leur rencontre !
Une exposition réalisée par Cap Sciences sur la base de l'exposition "Momias, testigos del pasado" du Parque de las Ciencias, Granada.

Durée moyenne de la visite : 1h30
Tout public/ à partir de 5 ans

Nous attirons l'attention des visiteurs sur le fait que certaines momies peuvent heurter la sensibilité des plus jeunes ou des personnes émotives.

Cette exposition est présentée à Cap Sciences du 9 juillet 2016 au 5 mars 2017.

cap-sciences.net

mercredi 15 juin 2016

Exposition « Matières, voyages aux frontières de l’invisible »

Du 15 juin au 28 août 2016
Maison Guerlain
68 avenue Champs-Elysées, Paris 8ème

L’exposition «Matières, voyages aux frontières de l’invisible» est articulée en trois moments. Aux sources du parcours, des précurseurs de l’art numérique, comme Edmond Couchot et Michel Bret, et des grands maîtres de la photo, comme Irving Penn, Mario Giacomelli et Daido Moriyama, apportent leurs images en réponse à la question de savoir comment saisir la forme des quatre éléments – l’eau, le feu, l’air et la terre. Ces oeuvres majeures ont été rassemblées grâce à la Maison européenne de la photographie, qui a ouvert les portes de ses réserves à la Maison Guerlain.

Le regard singulier de Vik Muniz, sans cesse inspiré par l’élémentaire et l’assemblage minutieux de l’infime, permet de donner une réponse contemporaine à la question de la matière. L’artiste brésilien a réalisé une oeuvre figurant une abeille. Celle-ci est entièrement constituée de matières entrant dans la composition des parfums de la Maison Guerlain, conçus par le nez Thierry Wasser. L’installation éphémère et une photo de cette dernière sont toutes deux visibles dans la boutique.

Enfin, c’est avec une technologie d’avenir que nous avons tenté de dire cette matière qui inspire autant qu’elle compose une oeuvre. Deux films ont été tournés en réalité virtuelle à 360 °, en Inde du Sud et à Ouessant, sur les lieux de production de deux matières premières chères à la maison Guerlain – le jasmin du Tamil Nadu et la gelée royale produite par des abeilles noires élevées dans la Réserve de biosphère de la mer d’Iroise désignée par l’Unesco. Les deux oeuvres filmées sont visibles dans des casques VR qui autorisent une immersion sans pareille dans les paysages et les sources inspirantes où la matière première commence son chemin vers le parfum et le soin.

Présent à toutes les étapes de la création d’expériences de Réalité Virtuelle, Intel a mis à disposition des équipes à l’œuvre dans l’exposition «Matière – voyages aux frontières de l’invisible» portée par Guerlain ses dernières innovations.

lundi 6 juin 2016

NE TE RETOURNE PAS / CARTE BLANCHE À ÉTIENNE HERVY

Jusqu’au 24 juillet, la Maison d’Art Bernard Anthonioz à Nogent-sur-Marne présente une exposition axée sur le graphisme intitulée «Ne te retourne pas».

Sont présentés :
— des affiches de Pierre Bernard, Paul Elliman, Laurent Fétis, Graphic Thought Facility, Mevis & Van Deursen, M/M (Paris), ou Jan Van Toorn ;
— des journaux de Grapus ;
— des impressions de Syndicat (François Havegeer et Sacha Léopold) en collaboration avec Aurélien Mole ;
— des pochettes de disques par Kiki et Loulou Picasso, Étienne Robial ou Peter Saville ;
— un film de Len Lye.

Cette exposition regarde le graphisme non pas pour en expliciter le fonctionnement dans le cadre de la commande, d’un processus de communication ou d’édition, mais pour sa capacité à animer les interstices de l’attention que le visiteur voudra bien leur porter. Chaque artiste, à sa façon et pour ses raisons, explore une mécanique à deux temps : recto/verso, relation texte/image, série…
Étienne Hervy est commissaire indépendant. Il a été rédacteur en chef de la revue étapes: puis directeur du Festival international de l’affiche et du graphisme de Chaumont de 2010 à 2015.

LA FONDATION NATIONALE DES ARTS GRAPHIQUES ET PLASTIQUES (FNAGP)
Elle a ouvert en 2006 à Nogent-sur-Marne la Maison d’Art Bernard Anthonioz (MABA), centre d’art destiné à promouvoir et diffuser la création contemporaine, à encourager l’émergence de projets expérimentaux. La Fondation organise quatre expositions par an principalement autour de la photographie et du graphisme, mais elle accueille aussi d’autres propositions plastiques qui interrogent l’histoire ou la mémoire, le territoire et l’environnement, ou encore la représentation cinématographique. La Maison d’Art Bernard Anthonioz est membre du réseau Tram Ile-de-France.

RENDEZ-VOUS AUTOUR DE L’EXPOSITION
Café-découverte / Dimanche 5 juin à 11h
Découverte de l’exposition à travers un parcours commenté.
Pour bien démarrer la journée, café et chouquettes sont au rendez-vous.

Rendez-vous au jardin / Dimanche 5 juin à 14h30
Franca Malservisi, architecte et historienne de l'architecture, réalisera une visite du parc de la MABA et des ses paysages plantés. Informations et réservations auprès du CAUE du Val-de-Marne.

Concert dans la bibliothèque / Lundi 13 juin à 18h30
Concert des élèves du conservatoire Francis Poulenc de Nogent-sur-Marne dans la bibliothèque
Smith-Lesouëf.

Les petits parcours / Mercredi 15 juin à 15h
Exploration de l’exposition à hauteur d’enfant à travers des activités ludiques et un atelier.
Les petits parcours se poursuivent autour d’un goûter partagé avec petits et grands.

Projection en plein air / Vendr edi 24 juin
Projection du film Mon oncle (1958) de Jacques Tati, dans le parc de la MABA.
Ouverture du parc à 19h.

MAISON D’ART BERNARD ANTHONIOZ
16, rue Charles VII
94130 Nogent-sur-Marne
http://maba.fnagp.fr

Ouverture au public (entrée libre)
Lundi-vendredi : 13h-18h (sauf mardis et les jours fériés)
Samedi-dimanche : 12h-18h

jeudi 12 mai 2016

Toros ou l'histoire d'une vie

Du 13 mai au 30 octobre 2016, le musée international de la chaussure de Romans (Drôme) servira d'écrin à une exposition intitulée Du dessin... à la sculpture. L'histoire de toute une vie, celle du sculpteur Toros et de son cheminement artistique, d'Alep où il est né, à Romans où il a choisi d'habiter.

Plus qu'une rétrospective, il s'agit bien là, en effet, de l'histoire de toute une vie qui n'a rien, du moins à ses débuts, d'un long fleuve tranquille, puisqu'elle commence dans la ville martyre d'Alep, en Syrie, où la famille de Toros, d'origine arménienne, tentera, dignement, de reconstruire sa vie, après avoir été chassée, en 1915, de l'Empire Ottoman.

De ce passé, il ne lui reste plus rien, si ce n'est ce prénom, Toros, dont il signera désormais toutes ses oeuvres, marque indélébile de son combat permanent pour la liberté et contre l'injustice. Un prénom qui n'est pas sans rappeler, il est vrai, le vaillant combattant des arènes mais plus encore chargé de symbole pour qui sait qu'il lui fut donné par son père en souvenir de son propre frère, brûlé vif par les génocidaires de 1915, dans une église où il avait cru trouver refuge avec une centaine d'autres enfants.

Un lourd héritage qu'il a su transcender au travers de ses œuvres, parfois monumentales, qui, à Valence, Saint-Etienne, Aix-en Provence et en bien d'autres endroits, rendent hommage aux victimes des génocides, aux résistants, aux combattants de la liberté... De son histoire, Toros a, en effet, puisé sa force et sa créativité. Devenu dinandier à l'âge de 10 ans, parce que ses parents n'avaient pas les moyens de l'envoyer à l'école, il s'est fait tout seul, devenant d'artisan un véritable artiste tel ce sculpteur, Kotchar, rencontré en Arménie par hasard et dont l'œuvre, la statue de David de Sassoun, héros de l'Arménie, fut à l'origine de sa vocation.

C'est cette histoire qui vous sera contée au fil des cinq salles qui lui sont consacrées pour cette exposition. Mais aussi et surtout, vous découvrirez, à travers photos, croquis et vidéos, comment naissent ses créations, de la plus artisanale des façons ; comment parties d'une étude, plus ou moins poussée, parfois d'un simple coup de crayon, se matérialisent, dans le bronze, le cuivre ou le laiton, des œuvres puissantes et pleines de vie, à l'image de cet homme qui, en dépit des épreuves, n'a jamais baissé les bras, jamais perdu la foi...

Des œuvres épurées aux courbes délicates qui contrastent avec l'ardeur avec laquelle il frappe le métal et qui, souvent, célèbrent la femme dans toute sa sensualité, mystérieuse et envoûtante ; mais qui traduisent aussi, nul ne peut y être insensible, tout cet amour qu'il porte en lui et auquel ne sont certainement pas étrangères les femmes de sa vie : sa muse de toujours, son épouse, Marie, et ses deux filles, Yersa et Gayanné.

Se juxtaposent également des bustes, des fruits à croquer, un étrange bestaire, et, comme en introduction, moment d'émotion, ce petit garçon, en short et maillot de corps, qui baisse la tête, non pas honteux mais déterminé à retourner dans la classe dont il a été chassé parce que ses parents n'ont pas pu payer l'école.

Ce petit garçon, c'est lui, Toros, qui, malgré ses 81 ans, a toujours gardé son cœur d'enfant et n'a jamais grandi, si ce n'est au travers de ses œuvres dont plus d'une quarantaine sont parties, aujourd'hui, au-delà de nos frontières. Comme ce buste de Komitas, installé tout à côté du musée éponyme, à Erevan, en Arménie, et qui témoigne de sa réussite : une douce revanche qu'il s'est accordée, lui que ce pays n'avait pas voulu intégrer dans son école d'art parce qu'il n'avait pas le baccalauréat.

vendredi 1 avril 2016

Jim Shaw - Rather fear god

Proche de la scène artistique néo conceptuelle californienne des années 80, Jim Shaw est un artiste pour le moins atypique. Il a depuis le début de sa carrière le désir de produire une oeuvre plastique visant à explorer le versant obscur de la société américaine consumériste et standardisée. Ses critiques quasi hallucinatoires puisent leur inspiration dans une culture vernaculaire en deçà des catégories établies par l'histoire de l'art: tableaux d'amateurs récupérés dans des brocantes, objets de cultes populaires, BD, musique rock, films de série B, etc. Ces objets s'inscrivent dans un réseau de significations multiples qui ne cessent d'affaiblir l'autorité symbolique de l'œuvre d'art et constituent les fragments d'une histoire à la fois personnelle et collective.

La peinture, le dessin, la sculpture, la vidéo, l'installation et la performance sont autant de médiums utilisés par l'artiste depuis la fin des années 1970 au service d'une vision foisonnante et encyclopédique.

Parmi la pile d'œuvres-objets exposées à «Rather fear god» la grande nouveauté est une figurine qui représente Babylone la Grande chevauchant la Bête à sept têtes et dix cornes. Elle est inspirée de posters reprenant des images du tournant du XXe siècle tirées de peintures décadentes du mouvement Art Nouveau.
Cette œuvre renforce la critique anticonsumériste de Jim Shaw dans la mesure où dans le Livre des Révélations, le personnage de Babylone la Grande est étroitement lié au monde matériel, à l'achat et la vente de biens. Cette composante anti-matérialiste qui sous-tend bon nombre de religions, lutte selon l'artiste dans notre culture avec la pure folie débordante de nos inspirations, de notre créativité collective, qui se manifeste dans une surproduction dont les conséquences sont aussi passionnantes que terrifiantes

Dans «Rather fear god» Jim Shaw focalise ainsi son attention sur le paradoxe qui caractérise notre époque qui, d'un côté, poursuit une consommation outrancière et la l'accumulation frénétique des biens, de l'autre, reconnait de plus en plus la répugnance qu'il y a à s'attacher aux choses matérielles. Jim Shaw lui-même reconnait collectionner et entasser toutes sortes de trucs à l'utilité discutable (surtout des images) et à en pointer du doigt l'intolérable futilité.

Les univers de la BD et du surréalisme, notamment sous l'égide de Salvador Dali, inspirent la scénographie de cette exposition. Beaucoup d'onirisme y est présent comme si face à la folie matérialiste et au déclin de la spiritualité, le rêve dans toute son absurdité, frisant parfois la folie, était seul capable de résister – ou du moins de proposer une alternative. Mais ce que l'on y trouve surtout c'est cette extravagance ironique et toujours un peu loufoque, propre à Jim Shaw.

Jim Shaw
Rather fear god
02 avril-21 mai 2016
Paris 3e. Galerie Praz-Delavallade

mardi 29 mars 2016

Exposition Carlos Cruz-Diez en collaboration avec Véronique de Lavenne

Partageant avec sa clientèle internationale son attrait pour l’excellence et l’unique, BARNES, leader de l’immobilier de prestige, propose des expositions d’art au sein de ses bureaux. C’est cette fois l’une des plus importantes figures de l’art cinétique, l’artiste franco-vénézuélien Carlos Cruz-Diez, que BARNES accueillera dans son agence de la rue du Faubourg Saint-Honoré (Paris 8e) à partir du 7 avril, et jusqu’au 15 juillet 2016.

Cet accrochage dévoilera le dialogue entre les œuvres de Carlos Cruz-Diez et ses intégrations dans l’habitat et l’architecture. Chacune des douze œuvres présentées sont construites autour du phénomène chromatique : Physichromies, Inductions Chromatiques, Chromointerférences, Transchromies..., et seront accompagnées de nombreuses photographies de travaux emblématiques, conçus pour la ville ou pour des lieux privés.

Dès le début de sa carrière, l’artiste s’est intéressé aux manifestations artistiques au-delà du contexte muséal. De ce fait, l’environnement urbain devient source d’échanges, un terrain d’expérimentation. « Je pense, dit-il, qu’une œuvre d’art intégrée dans l’habitat ou dans la ville doit générer des événements inédits en mutation permanente. Le spectateur découvre – la couleur en train de se faire – surgissant et disparaissant devant ses yeux. »

Carlos Cruz-Diez est né à Caracas en 1923, il vit et travaille à Paris depuis 1960. C’est l’un des acteurs majeur de l’art optique et cinétique. Ses œuvres sont présentes dans les collections permanentes de prestigieuses institutions telles que: Museum of Modern Art (MoMA), New York ; Tate Modern, Londres ; Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris ; Centre Pompidou, Paris ; Museum of Fine Arts, Houston ; Wallraf-Richartz Museum, Cologne…

120-122 rue du Faubourg Saint-Honoré, 75008 Paris
Exposition du 8 avril au 15 juillet 2016
Du lundi au vendredi de 9h à 19h
Entrée libre

lundi 21 mars 2016

EXPOSITION ANNIVERSAIRE DES 10 ANS DE LA MABA - SUR LE MOTIF / JUSQU’AU 30 AVRIL - MAISON D’ART BERNARD ANTHONIOZ, NOGENT-SUR-MARNE

À l’occasion des 10 ans de la Maison d’Art Bernard Anthonioz (MABA) à Nogent-sur-Marne, une exposition anniversaire inédite est présentée jusqu’au 30 avril 2016.
Intitulée «Sur le motif», elle propose de voir ou revoir les œuvres directement inspirées et réalisées à partir du patrimoine (matériel ou immatériel) de la MABA, du souvenir de ses anciens habitants (ou de leurs fantômes), de ses histoires (réelles ou fictives), des livres de sa bibliothèque (encyclopédies ou romans de poche), de son parc…

Des œuvres mêlant graphisme, photographie, vidéo, texte, installation ou sculpture s’y croisent, réalisées par Xavier Antin, Bastien Aubry & Dimitri Broquard, Jean-Marc Ballée, Anne-Lise Broyer, Mimosa Echard, Jason Glasser, Tamar Guimaraes & Kasper Akhoj, Harmen Liemburg, Barbara Manzetti, Catherine Poncin, Natascha Sadr Haghighian, Madeleine Smith-Champion, Frédéric Teschner et Jessica Warboys.

Aux regards habituels portés sur la MABA, se superposent d’autres lectures, celles des artistes qui, au fil des années, ont créé un nouveau territoire en y faisant émerger des «méta-images». Ces œuvres, conçues autour de cette mémoire particulière de la MABA, ont ainsi contribué à la restituer ailleurs, hors les murs — de Bâle à Rio en passant par Amsterdam, Copenhague, Los Angeles ou Zurich — associant le patrimoine spécifique de la Maison à l’éne rgie d’une création artistique en mouvement.

MOTIFS D’INSPIRATION
— Les sœurs Smith : Jeanne & Madeleine
Madeleine et Jeanne Smith-Champion (décédées en 1940 et 1943) ont fait don de leur patrimoine à l’État pour que les artistes puissent être accueillis et soutenus. Leurs visages et mémoires prennent forme au sein de l’imaginaire et des œuvres qui sont nées à la MABA.

— La Bibliothèque Smith-Lesouëf
Les sœurs Smith ont entrepris la construction d’une bibliothèque pour accueillir la collection de leur oncle Auguste Lesouëf. La bibliothèque inspire les artistes de passage à la MABA.

— Le parc de 10 hectares qui entoure la MABA

— Le spectre de Watteau
Le peintre Watteau, décédé en 172 1 à Nogent-sur-Marne, aurait passé ses derniers jours dans la demeure.

LA FONDATION NATIONALE DES ARTS GRAPHIQUES ET PLASTIQUES (FNAGP)
Elle a ouvert en 2006 à Nogent-sur-Marne la Maison d’Art Bernard Anthonioz (MABA), centre d’art destiné à promouvoir et diffuser la création contemporaine, à encourager l’émergence de projets expérimentaux. La Fondation y organise 4 expositions par an principalement autour de la photographie et du graphisme, mais accueille aussi d’autres propositions plastiques qui interrogent l’histoire ou la mémoire, le territoire et l’environnement, ou encore la représentation cinématographique. La Maison d’Art Bernard Anthonioz est membre du réseau Tram Ile-de-France.

RENDEZ-VOUS AUTOUR DE L'EXPOSITION
— Les petits parcours (dès 5 ans)
Mercredi 23 mars à 15h
Exploration de l'exposition à hauteur d'enfant à travers des activités ludiques et un atelier. Les petits parcours se poursuivent autour d'un goûter partagé avec petits et grands.

— Café découverte
Dimanche 10 avril à 11h
Découverte de l'exposition à travers un parcours commenté suivi d’une visite de la Bibliothèque Smith-Lesouëf. Et pour bien démarrer la journée, café et chouquettes !

— Rendez-vous avec Barbara Manzetti
Samedi 30 avril de 14h à 18h
Barbara Manzetti activera son travail. Les visiteurs pourront passer avec elle quelques minutes, quelques heures ou tout l’après-midi !

Pour les groupes (à parti r de 10 personnes et sur réservation), les visites commentées de l'exposition «Sur le motif» peuvent être suivies d'une visite de la Bibliothèque Smith-Lesouëf.

MAISON D'ART BERNARD ANTHONIOZ
16, rue Charles VII
94130 Nogent-sur-Marne

Ouverture
— Les jours de semaine de 13h à 18h
— Les samedis et dimanches de 12h à 18h
Fermeture
— Les mardis et les jours fériés
Entrée libre

lundi 14 mars 2016

Nicolas de Crécy

Dessinateur de talent, l'œuvre de Nicolas de Crécy n'a de cesse d'étonner. En détournant les codes narratifs des différents genres et techniques qu'il utilise (peintures, sculptures, gravures, etc.), l'artiste propose ainsi des œuvres teintées de mélancolie et nourries par le surréalisme, afin d'évoquer la troublante destinée des frères Wittgenstein.

La première partie de l'exposition, conçue en deux volets, propose un parcours rétrospectif des premiers succès de l'artiste comme Foligatto, paru en 1991, et présente l'étendue de ses expériences graphiques et stylistiques avec notamment Le Journal d'un fantôme, autobiographie d'un dessin qui adresse de manière drôle et cinglante l'autorité du geste artistique. Du scénario baroque et onirique (Le Bibendum céleste) au récit satirique et grinçant (Léon La Came), en passant par la fable muette (Prosopopus) et le conte loufoque (Salvatore), Nicolas de Crécy n'a cessé de repousser les frontières de la bande dessinée, tout en affirmant un style très singulier. L'exposition plonge le spectateur dans la fabrique du dessin, ses techniques (encre de chine, aquarelles, crayons…) et ses processus (story-board, esquisses, retouches). La seconde partie de l'exposition est gardée par un personnage en trois dimensions directement issu de l'un de ses dessins. Une tête posée sur un guéridon toise le visiteur, présence muette et inquiétante, qui semble inverser le régime des regards. C'est l'oeuvre qui nous regarde !

Nicolas de Crécy s'est passionné pour la vie de Paul Wittgenstein (1887-1961), frère du célèbre philosophe autrichien et pianiste virtuose que la Première Guerre mondiale a amputé de sa main droite. Il est connu pour avoir commandé aux plus illustres compositeurs de l'époque (Benjamin Britten, Hindemith, Prokofiev) des oeuvres musicales comme le célèbre concerto pour la main gauche de Ravel. « Le manchot mélomane », titre donné à ces nouvelles productions, est un portrait en creux qui interroge le manque et la disparition, la folie et la création. Les paysages enneigés autrichiens accompagnent l'évocation du corps fragmenté et imaginaire. L'effacement des frontières entre l'intérieur et l'extérieur, par l'évocation de sons, de masques et de fantômes, délivre une expérience sensible de l'ineffable.

Informations
10, esplanade François Mitterrand
29000 Quimper
Le Quartier est membre de ACB (art contemporain en Bretagne) et de d.c.a. (association française de développement des centres d'art).

Nicolas de Crécy
05 mars-18 sept. 2016
Quimper. Le Quartier

mercredi 9 mars 2016

Exposition anniversaire : '' Les Bulli-builders'' - Les 60 ans du Volkswagen Transporter à Hanovre

Le 8 mars 1956 débutait à Hanovre la production des légendaires Combi, surnom affectueux donné au minibus VW. Le musée d'histoire de Hanovre organise une rétrospective sur les débuts de la production du Transporter sous la forme d'une exposition spéciale qui se déroulera du 9 mars au 26 juin 2016. Des véhicules exceptionnels, issus de la collection de l'usine, peuvent être vu tout comme des témoignages vidéo de l'époque et des photos et présentations décrivant l'histoire passionnante de l'usine. Trois jours par semaine, un groupe d'apprentis Volkswagen présentera aux visiteurs via des consoles interactives les procédés de fabrication les plus récents et ceux-ci les informeront sur leurs domaines de prédilection.

« L'exposition raconte un passé industriel vivant, qui a démarré avec le lancement du Combi et montre aussi l'impact que l'usine a eu sur le développement de la capitale de l’Etat dans la période d'après-guerre », explique Thomas Schwark, Directeur des musées d'art et d'histoire de Hanovre. Le Combi est incontournable, particulièrement au musée historique, car il illustre la place essentielle que tient l'usine du VW Transporter dans la vie de Hanovre et dans l'ensemble du Land de Basse-Saxe. Nous avons rassemblé de nombreux objets afin de créer une exposition interactive, qui est parfaitement adaptée aux festivités organisées cette année pour célébrer les 775 ans de la ville de Hanovre. »

Le maire de Hanovre, Stefan Schostok, est lui aussi conscient de l'importance de la production du Transporter pour la ville. « Soixante ans de Volkswagen Véhicules Utilitaires, ce sont 60 années d'emploi garanti pour Hanovre et sa région, explique-t-il. Ce sont aussi 60 ans d'histoire palpitante de l'automobile pour les nombreux passionnés du VW Combi et pour les salariés qui ont fait preuve d'un dévouement et d'une motivation sans équivalent pour innover, que ce soit au niveau des modèles ou des systèmes de production. Non seulement le Transporter a permis de sauvegarder les emplois de milliers de personnes à l'usine et dans la région, mais Volkswagen Véhicules Utilitaires a également été un partenaire essentiel pour la ville en élaborant les stratégies de transport d'avenir que nous souhaitions développer ensemble.

Pour Hanovre et pour Volkswagen Véhicules Utilitaires, ce fut une véritable chance que la capitale de l’Etat ait, à l'époque, été choisie comme site de production parmi 230 autres villes il y a 60 ans. Cela a donné naissance à un modèle de réussite qui prouve que les usines allemandes peuvent encore être compétitives en matière de production automobile. »

« Le minibus VW fait autant partie de Hanovre que les biscuits Leibniz, le stylo Pelikan ou les pneus Continental », souligne M. Eckhard Scholz, Président du Directoire de Volkswagen Véhicules Utilitaires. À ce jour, environ neuf millions et demi de véhicules de la série T ont été produits dans la capitale de Basse-Saxe.

Cette réussite est à mettre à l'actif non seulement d'une usine particulièrement performante, mais également d'une main-d'œuvre composée de salariés exceptionnels, les « Bulli builders ». « Nos salariés effectuent ce travail exigeant avec fierté et passion, mais aussi avec un véritable amour pour ce véhicule si particulier », ajoute M. Scholz. La production du Transporter à Hanovre est un modèle de tradition et d'expertise, des compétences qui se transmettent parfois de génération en génération au sein d'une même famille. « L'ADN du Bulli-building fait incontestablement partie de l'héritage de ces familles. Nous avons notamment un arrière-grand-père qui a aidé à construire l'usine et dont l'arrière-petit-fils est actuellement en formation dans le secteur de la mécatronique », indique le Président du Directoire.

La production du véhicule qui deviendra l'« emblème du rêve économique » a commencé en 1950 à Wolfsburg. Lorsque le cent millième Combi est sorti de la ligne d'assemblage en 1954, il est clairement apparu que le Transporter avait besoin de sa propre usine. Les capacités de production de l'usine de Wolfsburg n'étaient plus suffisantes pour répondre à la demande. En effet, parallèlement à la Coccinelle, il n'était possible de fabriquer que 80 Combi par jour alors qu'il en aurait fallu 330.

C'est Heinrich Nordhoff, Directeur Général de Volkswagenwerk GmbH, qui a choisi Hanovre pour installer le site de production. Les travaux de construction ont commencé à la mi-février 1955 (un hiver glacé et très enneigé) au nord de la ville, sur un site situé au sud du canal Mittelland juste à côté de l'autoroute, sur Mecklenheidestraße dans le quartier de Stöcken.

Volkswagen a immédiatement commencé à former les futures salariés à la production du Transporter. Un train supplémentaire a même dû être ajouté au planning ferroviaire à 4h10 du matin pour transporter les salariés jusqu'à Wolfsburg où avait lieu leur formation.

Le 8 mars 1956, un an tout juste après le début des travaux, les premiers Combi ont commencé à sortir de la ligne de production de la nouvelle usine. « Le lancement du T1 à Hanovre-Stöcken a marqué le début de dizaines d'années d'une réussite qui perdure encore aujourd'hui, raconte Bertina Murkovic, Vice-Présidente du Comité d'entreprise de Volkswagen Véhicules Utilitaires. En un temps record, un site de production pionnier créé à partir de rien est devenu un des piliers du groupe grâce au dévouement de milliers de salariés. Ce site se caractérise par l'expérience et la passion de salariés qui croient en leur usine, parce qu'ils bénéficient de la garantie de l'emploi et qu'ils peuvent ainsi façonner leur propre avenir. »

Les postes dans la nouvelle usine étaient très convoités. Volkswagen rémunérait, à l'époque, plus du double du salaire habituellement versé pour ce type de travail, soit un salaire horaire moyen de 2,50 DM au lieu de 1,20 DM. En 1955, un kilo de café coûtait environ 10 DM et un kilo de pain 68 pfennigs. Dans les années 1950, de nombreuses personnes ont quitté leurs emplois stables pour venir fabriquer le Combi dans la nouvelle usine du Transporter à Hanovre. Il leur était simplement demandé de faire preuve de courage, d'expertise, d'inventivité et de confiance, des traits de caractère que possèdent tous les Bulli-builders.

L'exposition dévoile plusieurs témoignages de l'époque. Heinz Hilbich et Gerd Mogwitz, qui ont ensuite occupé, l'un après l'autre, la fonction de Président du Comité d'Entreprise, ont été à l'origine de la première grève des navettes de Hanovre, qui avait pour but d'obtenir la prise en charge par l'entreprise de la moitié des coûts de transport des salariés, et ils ont réussi. Et puis il y a Günter Noltemeyer, qui, au grand dam de ses parents, a abandonné son travail d'employé de banque pour aller postuler chez Volkswagen. « Aller travailler dans une usine de voitures, tu ne devrais même pas y penser », lui a dit sa famille. Et puis il y a la femme de Günter Noltemeyer, Hanni, qu'il a rencontrée chez Volkswagen et avec qui il est marié depuis 39 ans. « En 1957, je gagnais 200 DM et je consacrais 50 DM aux dépenses courantes. Cela me laissait 150 DM. Un jour, j'ai utilisé 10 DM pour acheter un grand pot de crème Nivea, un luxe dont je rêvais depuis longtemps », raconte Hanni Noltemeyer.

A l’origine, c'est-à-dire en mars 1956, 4 000 salariés travaillaient à l'usine de Hanovre, dont 25 femmes. Ils produisaient 230 Transporter par jour. Fin 1956, les femmes étaient déjà au nombre de 270 et, en 1959, ce chiffre atteignait 1 044. Un témoignage nous vient de Margot Krey, embauchée en 1959 en tant qu'ouvrière à la fabrication des moteurs, avant d'être élue déléguée syndical, puis de devenir représentante des salariés femmes de 1964 à 1993. « J'ai mis en place des salles de maternité à l'usine de Hanovre en 1974 malgré une forte résistance. C'était une première chez Volkswagen AG mais aussi dans le pays ! », raconte fièrement Margot Krey.

Le Combi est devenu un modèle à succès bien au-delà des frontières allemandes. En 1962, les salariés ont célébré la production du millionième VW Transporter « Made in Hanovre ». Après le T1, la production de son successeur, le T2, a commencé en 1967. Il a était suivi du T3 en 1979, du T4 en 1990 et du T5 en 2003. La sixième génération de cette success story sort de la ligne de production de Hanovre depuis 2015 et continue à bénéficier d'un accueil chaleureux. Aujourd'hui, le site de production est le plus grand employeur industriel de la région de Hanovre avec 14 500 salariés, mais aussi le plus grand site de formation avec ses 750 apprentis.

M. Scholz souligne que le site de production a toutes les raisons d'être optimiste quant à son avenir. « Le carnet de commandes du T6 est bien rempli », explique-t-il avant d'ajouter qu'au cours des dernières années, Volkswagen Véhicules Utilitaires a investi dans de nouvelles installations (notamment la plus grande presse d'Europe), dans « de nouveaux processus d'assemblage d'avenir », ainsi que dans de nouvelles technologies comme l'impression 3D et les robots légers. « Nous avons fait tout ce qui était possible pour pouvoir continuer à fabriquer des Transporter ‘Made in Hanovre’ pendant encore 60 ans », conclut M. Scholz.