L’Espace de l’Art Concret organise deux expositions autour de l’architecture. L’exposition «Rêves d’architecture» poursuit une programmation axée cette année sur les relations entre arts plastiques et architecture.
Quant à l’exposition «Yves Klein / Claude Parent. Le Mémorial, projet d’architecture», inaugurée en mars dernier à la Donation Albers-Honegger, elle constitue une réponse à l’hommage rendu par un architecte, Claude Parent, à un artiste et ami Yves Klein.
REVES D’ARCHITECTURE
Exposition du 12 mai au 27 octobre 2013
Commissariat de l’exposition: Fabienne Fulchéri, assistée d’Alexandra Deslys
Artistes : Simon Boudvin, Vincent Ganivet, Rémy Jacquier, Bertrand Lamarche, Laurent Mareschal, Wesley Meuris, Eden Morfaux, Estefania Peñafiel Loaiza, Eve Pietruschi, Emmanuel Régent, Andrea Sala, Benjamin Sabatier, Veit Stratmann, Wilson Trouvé, Morgane Tschiember.
La figure fantasmée de l’architecte apparaît en filigrane tout au long du parcours sans que l’on puisse y associer une personnalité bien réelle. Si l’on décèle parfois des évocations des grands noms de l’architecture, tel Oscar Niemeyer à travers l’oeuvre d’Andrea Sala, des réalisations emblématiques ou des styles bien définis, cela restera à l’état de latence, avec l’idée d’une présence quasi-fantomatique.
Loin d’être une présentation des architectures utopistes, cette exposition propose de réunir des plasticiens qui intègrent dans leur démarche une réflexion sur l’architecture en reprenant dans leur travail les différentes étapes d’élaboration du projet architectural: de la conception à la réalisation, du plan à la maquette jusqu’à une possible mise en oeuvre de la construction, comme chez Veit Stratmann et Eden Morfaux qui réalisent des travaux dans l’espace urbain en jouant sur une fonctionnalité supposée, possible, mais indéterminée…
Nous découvrons au fil du parcours un ensemble «d’objets » que nous pouvons apparemment sans difficulté relier au vocabulaire de l’architecture mais les plans de Wilson Trouvé, Bertrand Lamarche ou encore Wesley Meuris nous font basculer dans une dimension fictionnelle dont la logique interne échappe aux cadres et codes établis. De même, les maquettes de Rémy Jacquier nous font pénétrer dans un processus autant plastique que mental.
Les artistes repoussent les limites du réel en explorant la force d’évocation de la notion de projet et la fragilité de son devenir. Les pliages d’Eve Pietruschi, les sculptures de Morgane Tschiember sont autant de projections, de modélisations de réalisations à venir, d’espaces à habiter dans lesquels toutes les notions d’échelle sont renversées.
Il reste donc un monde à construire à partir de l’existant, en se nourrissant de ce qu’il nous offre, de ses restes, de ses ruines comme dans le travail de Simon Boudvin ou d’Emmanuel Régent; un monde à bâtir à l’aide de matériaux solides pour tenter parfois périlleusement de sauvegarder un équilibre précaire comme chez Vincent Ganivet, ou Benjamin Sabatier ; un monde, enfin, à la limite du visible, qui apparaît dans les oeuvres de Laurent Mareschal, ou qui est sur le point de s’évanouir, que l’on tente de retenir comme dans l’oeuvre d’Estefanía Peñafiel Loaiza.
Un rêve d’architecture…
YVES KLEIN / CLAUDE PARENT
Le Mémorial. Projet d’architecture
Jusqu’au 27 octobre 2013
Commissariat : Fabienne Fulchéri et Eric De Backer, assistés de Claire Spada
A travers une sélection de dessins originaux et la présentation de la maquette du projet de «Mémorial» dédié à Yves Klein, l’exposition rend compte de la collaboration pionnière et intense entre l’artiste et l’architecte et du projet architectural que Claude Parent a conçu peu de temps après la disparition d’Yves Klein, à la demande de sa mère Marie Raymond et de son épouse Rotraut.
La collaboration avec les créateurs de son temps, artistes, architectes, designers, photographes et cinéastes a très souvent rythmé l’oeuvre d’Yves Klein et revient régulièrement dans ses écrits.
De son côté, Claude Parent a revendiqué pour sa création l’importance primordiale des rencontres et compagnonnages successifs. Les duos formés avec Ionel Schein, André Bloc, et Paul Virillo en témoignent, marquant l’actualité architecturale et intellectuelle des années 50 et 60.
Cette exposition est l’occasion de célébrer cette rencontre entre Klein et Parent, qui ont su dépasser largement la simple collaboration technique.
Car si Claude Parent a collaboré avec de nombreux artistes, dans le cas d’Yves Klein il s’agit d’un don sans réserve de son talent, d’un don non critique. Claude Parent s’est volontairement immergé dans l’univers d’Yves le Monochrome, il s’est mis au service d’une entreprise de retranscription picturale de ses idées : c’est une collaboration asymétrique où l’artiste conçoit et l’architecte dessine et peint.
Après la mort d’Yves Klein, par delà les réminiscences attendues d’une conception partagée de l’espace, Claude Parent a prolongé cette collaboration unique avec un projet de monument qui vise, selon ses termes, «à une interprétation architecturale de la pensée de Klein dans ce qu’elle propose de plus fondamental».
La réalisation de ce projet est plus que jamais d’actualité, à mesure que s’approfondit la connaissance et s’accroît la reconnaissance de l’oeuvre de Klein comme celle de Parent.
Espace de l’Art Concret
Château de Mouans. F06370 Mouans-Sartoux
T. 04 93 75 71 50 / F. 04 93 75 88 88
site : www.espacedelartconcret.fr
Horaires
Hiver (1er sept.-30 juin) : Mercredi à Dimanche, 12h-18h (attention au 1er sept. 2013: 13h-18h)
Eté (1er juillet-31 août) : tous les jours, 11h à 19h
Fermé le 25 déc. et 1er janv.
lundi 15 juillet 2013
jeudi 13 juin 2013
JEAN-BAPTISTE GANNE / GÉLÉM, GÉLÉM MUSÉE NATIONAL PABLO PICASSO / VALLAURIS / 09 JUIN-07 OCT
La pratique artistique de Jean-Baptiste Ganne n’est pas définissable en un seul vocable car non seulement l’artiste manie plus d’un outil: la peinture, la photographie, l’installation, la vidéo, la performance, etc., mais aussi parce que son oeuvre s’ouvre à de nombreux domaines de la praxis humaine.
Délibérément axé vers le social et le politique et riche d’une réflexion qu’ont approfondie maintes lectures, l’oeuvre de Ganne se construit dans un rapport étroit avec les données de la culture urbaine contemporaine. Fin observateur des gestes, des mots, des traces perçus et captés tout au long de ses cheminements quotidiens, l’artiste sait restituer un sens nouveau et transgressif aux éléments appréhendés.
À l’usure qui affecte tant notre regard si pesamment sollicité, Ganne oppose une relecture vivifiante, qu’une pratique nouvelle et originale du détournement rend très efficace.
La proposition que nous faisons à l’artiste d’investir l’espace du musée national Pablo Picasso à Vallauris sera une occasion nouvelle de rendre compte de l’acuité de son regard sur le monde et de sa capacité à traduire plastiquement les événements qui le composent.
Gélém, Gélém («J’ai marché, J’ai marché», en langue romani) est une installation sonore en hommage au peuple rom.
Exposition organisée par les musées nationaux du XXe siècle des Alpes-Maritimes
MUSEE NATIONAL PABLO PICASSO, LA GUERRE ET LA PAIX
Place de la Libération
06220 Vallauris, France
www.musees-nationaux-alpesmaritimes.fr
Délibérément axé vers le social et le politique et riche d’une réflexion qu’ont approfondie maintes lectures, l’oeuvre de Ganne se construit dans un rapport étroit avec les données de la culture urbaine contemporaine. Fin observateur des gestes, des mots, des traces perçus et captés tout au long de ses cheminements quotidiens, l’artiste sait restituer un sens nouveau et transgressif aux éléments appréhendés.
À l’usure qui affecte tant notre regard si pesamment sollicité, Ganne oppose une relecture vivifiante, qu’une pratique nouvelle et originale du détournement rend très efficace.
La proposition que nous faisons à l’artiste d’investir l’espace du musée national Pablo Picasso à Vallauris sera une occasion nouvelle de rendre compte de l’acuité de son regard sur le monde et de sa capacité à traduire plastiquement les événements qui le composent.
Gélém, Gélém («J’ai marché, J’ai marché», en langue romani) est une installation sonore en hommage au peuple rom.
Exposition organisée par les musées nationaux du XXe siècle des Alpes-Maritimes
MUSEE NATIONAL PABLO PICASSO, LA GUERRE ET LA PAIX
Place de la Libération
06220 Vallauris, France
www.musees-nationaux-alpesmaritimes.fr
jeudi 6 juin 2013
« Keith Haring and Friends »
Exposition du 28 juin au 31 juillet 2013
Et du 3 au 21 septembre 2013*
Après une première exposition consacrée en 2011 à Keith Haring, la Galerie Taglialatella rend hommage pour la deuxième fois au père du « Radiant Baby », artiste phare de la galerie, avec une nouvelle exposition intitulée « Keith Haring & Friends ».
Cette exposition se veut, dans une dimension plus confidentielle, complémentaire à l’importante rétrospective consacrée actuellement à l’artiste au Musée d’Art moderne de la Ville de Paris portant sur l’axe politique de sa démarche. La Galerie Taglialatella a une ambition, celle de plonger le spectateur dans l’univers des années 80 à New York et de regrouper autour de l’Œuvre de Keith Haring, certaines pièces de ses contemporains et amis comme Andy Warhol, Jean-Michel Basquiat ou encore Kenny Scharf. Le souhait est de faire la part belle à la dimension accessible de sa démarche avec la présentation de subway drawings, d’éditions sur papier et de dessins, tous représentatifs de son univers pop, et de souligner les points communs avec ses contemporains. En effet, tous ces artistes et amis, mus par une énergie inépuisable et une insatiable curiosité, ont déployé leurs œuvres dans le New York des années 1980 et ont créé, dans la lignée de la démarche de Warhol leur père spirituel, une connexion entre le milieu de l’art contemporain et celui de la culture populaire (notamment par le biais de lieux d’échanges et du graffiti).
« L’art est pour tous »
Keith Haring peint, dessine et sculpte avec des matériaux peu traditionnels. Sa préoccupation première est de rendre l’art accessible, par l’expression, par le support, par les moyens utilisés, il investit notamment les espaces publicitaires vacants des stations de métro avec ses fameux Subway Drawings.[1] “Le public a droit à de l’art. Le public a été ignoré par la plupart des artistes contemporains. Le public a besoin d’art, et il est de la responsabilité de l’ «artiste autoproclamé» de comprendre que le public a besoin d’art, et de ne pas faire de l’art bourgeois pour quelques-uns seulement, tout en ignorant la masse. L’art est pour tous ». Keith Haring, Journals op. cit. p.17
Comme ceux de Keith Haring, les travaux de Scharf ou de Basquiat s’intéressent à la vie sous toutes ses formes. Si au premier regard leurs œuvres semblent enfantines et naïves, elles regorgent en réalité de symboles et de messages profonds. Derrière leur aspect éclatant, les œuvres de Keith Haring comme celles de Scharf ou de Basquiat invitent leurs contemporains à la réflexion. En utilisant une imagerie facilement identifiable, ces artistes dépassent la simple représentation, ils bousculent la convention et encouragent la sensibilité du spectateur. Par le biais des symboles de la culture populaire, ils ont su créer un art mêlant à la fois humour et enthousiasme, force et angoisse, Keith Haring et ses « friends » sont des artistes ancrés dans la réalité.
La galerie Taglialatella, fondée et dirigée par Nadège Buffe et Paul-Gabriel Sauvage est l’unique galerie française spécialisée en Pop Art à proposer une collection aussi importante tant par la rareté des artistes proposés que par la diversité de sa sélection: Andy Warhol, Keith Haring, Tom Wesselmann, Jim Dine ou encore Jean-Michel Basquiat, Robert Indiana, Mel Ramos, Burton Morris, Russell Young … Forte d’une collection muséale permanente de plus de 500 œuvres, la Galerie Taglialatella constitue la référence en Pop Art en Europe et en Amérique de Nord.
*ouvert en août sur RDV
Et du 3 au 21 septembre 2013*
Après une première exposition consacrée en 2011 à Keith Haring, la Galerie Taglialatella rend hommage pour la deuxième fois au père du « Radiant Baby », artiste phare de la galerie, avec une nouvelle exposition intitulée « Keith Haring & Friends ».
Cette exposition se veut, dans une dimension plus confidentielle, complémentaire à l’importante rétrospective consacrée actuellement à l’artiste au Musée d’Art moderne de la Ville de Paris portant sur l’axe politique de sa démarche. La Galerie Taglialatella a une ambition, celle de plonger le spectateur dans l’univers des années 80 à New York et de regrouper autour de l’Œuvre de Keith Haring, certaines pièces de ses contemporains et amis comme Andy Warhol, Jean-Michel Basquiat ou encore Kenny Scharf. Le souhait est de faire la part belle à la dimension accessible de sa démarche avec la présentation de subway drawings, d’éditions sur papier et de dessins, tous représentatifs de son univers pop, et de souligner les points communs avec ses contemporains. En effet, tous ces artistes et amis, mus par une énergie inépuisable et une insatiable curiosité, ont déployé leurs œuvres dans le New York des années 1980 et ont créé, dans la lignée de la démarche de Warhol leur père spirituel, une connexion entre le milieu de l’art contemporain et celui de la culture populaire (notamment par le biais de lieux d’échanges et du graffiti).
« L’art est pour tous »
Keith Haring peint, dessine et sculpte avec des matériaux peu traditionnels. Sa préoccupation première est de rendre l’art accessible, par l’expression, par le support, par les moyens utilisés, il investit notamment les espaces publicitaires vacants des stations de métro avec ses fameux Subway Drawings.[1] “Le public a droit à de l’art. Le public a été ignoré par la plupart des artistes contemporains. Le public a besoin d’art, et il est de la responsabilité de l’ «artiste autoproclamé» de comprendre que le public a besoin d’art, et de ne pas faire de l’art bourgeois pour quelques-uns seulement, tout en ignorant la masse. L’art est pour tous ». Keith Haring, Journals op. cit. p.17
Comme ceux de Keith Haring, les travaux de Scharf ou de Basquiat s’intéressent à la vie sous toutes ses formes. Si au premier regard leurs œuvres semblent enfantines et naïves, elles regorgent en réalité de symboles et de messages profonds. Derrière leur aspect éclatant, les œuvres de Keith Haring comme celles de Scharf ou de Basquiat invitent leurs contemporains à la réflexion. En utilisant une imagerie facilement identifiable, ces artistes dépassent la simple représentation, ils bousculent la convention et encouragent la sensibilité du spectateur. Par le biais des symboles de la culture populaire, ils ont su créer un art mêlant à la fois humour et enthousiasme, force et angoisse, Keith Haring et ses « friends » sont des artistes ancrés dans la réalité.
La galerie Taglialatella, fondée et dirigée par Nadège Buffe et Paul-Gabriel Sauvage est l’unique galerie française spécialisée en Pop Art à proposer une collection aussi importante tant par la rareté des artistes proposés que par la diversité de sa sélection: Andy Warhol, Keith Haring, Tom Wesselmann, Jim Dine ou encore Jean-Michel Basquiat, Robert Indiana, Mel Ramos, Burton Morris, Russell Young … Forte d’une collection muséale permanente de plus de 500 œuvres, la Galerie Taglialatella constitue la référence en Pop Art en Europe et en Amérique de Nord.
*ouvert en août sur RDV
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