Du 15 juin au 28 août 2016
Maison Guerlain
68 avenue Champs-Elysées, Paris 8ème
L’exposition «Matières, voyages aux frontières de l’invisible» est articulée en trois moments. Aux sources du parcours, des précurseurs de l’art numérique, comme Edmond Couchot et Michel Bret, et des grands maîtres de la photo, comme Irving Penn, Mario Giacomelli et Daido Moriyama, apportent leurs images en réponse à la question de savoir comment saisir la forme des quatre éléments – l’eau, le feu, l’air et la terre. Ces oeuvres majeures ont été rassemblées grâce à la Maison européenne de la photographie, qui a ouvert les portes de ses réserves à la Maison Guerlain.
Le regard singulier de Vik Muniz, sans cesse inspiré par l’élémentaire et l’assemblage minutieux de l’infime, permet de donner une réponse contemporaine à la question de la matière. L’artiste brésilien a réalisé une oeuvre figurant une abeille. Celle-ci est entièrement constituée de matières entrant dans la composition des parfums de la Maison Guerlain, conçus par le nez Thierry Wasser. L’installation éphémère et une photo de cette dernière sont toutes deux visibles dans la boutique.
Enfin, c’est avec une technologie d’avenir que nous avons tenté de dire cette matière qui inspire autant qu’elle compose une oeuvre. Deux films ont été tournés en réalité virtuelle à 360 °, en Inde du Sud et à Ouessant, sur les lieux de production de deux matières premières chères à la maison Guerlain – le jasmin du Tamil Nadu et la gelée royale produite par des abeilles noires élevées dans la Réserve de biosphère de la mer d’Iroise désignée par l’Unesco. Les deux oeuvres filmées sont visibles dans des casques VR qui autorisent une immersion sans pareille dans les paysages et les sources inspirantes où la matière première commence son chemin vers le parfum et le soin.
Présent à toutes les étapes de la création d’expériences de Réalité Virtuelle, Intel a mis à disposition des équipes à l’œuvre dans l’exposition «Matière – voyages aux frontières de l’invisible» portée par Guerlain ses dernières innovations.
mercredi 15 juin 2016
lundi 6 juin 2016
NE TE RETOURNE PAS / CARTE BLANCHE À ÉTIENNE HERVY
Jusqu’au 24 juillet, la Maison d’Art Bernard Anthonioz à Nogent-sur-Marne présente une exposition axée sur le graphisme intitulée «Ne te retourne pas».
Sont présentés :
— des affiches de Pierre Bernard, Paul Elliman, Laurent Fétis, Graphic Thought Facility, Mevis & Van Deursen, M/M (Paris), ou Jan Van Toorn ;
— des journaux de Grapus ;
— des impressions de Syndicat (François Havegeer et Sacha Léopold) en collaboration avec Aurélien Mole ;
— des pochettes de disques par Kiki et Loulou Picasso, Étienne Robial ou Peter Saville ;
— un film de Len Lye.
Cette exposition regarde le graphisme non pas pour en expliciter le fonctionnement dans le cadre de la commande, d’un processus de communication ou d’édition, mais pour sa capacité à animer les interstices de l’attention que le visiteur voudra bien leur porter. Chaque artiste, à sa façon et pour ses raisons, explore une mécanique à deux temps : recto/verso, relation texte/image, série…
Étienne Hervy est commissaire indépendant. Il a été rédacteur en chef de la revue étapes: puis directeur du Festival international de l’affiche et du graphisme de Chaumont de 2010 à 2015.
LA FONDATION NATIONALE DES ARTS GRAPHIQUES ET PLASTIQUES (FNAGP)
Elle a ouvert en 2006 à Nogent-sur-Marne la Maison d’Art Bernard Anthonioz (MABA), centre d’art destiné à promouvoir et diffuser la création contemporaine, à encourager l’émergence de projets expérimentaux. La Fondation organise quatre expositions par an principalement autour de la photographie et du graphisme, mais elle accueille aussi d’autres propositions plastiques qui interrogent l’histoire ou la mémoire, le territoire et l’environnement, ou encore la représentation cinématographique. La Maison d’Art Bernard Anthonioz est membre du réseau Tram Ile-de-France.
RENDEZ-VOUS AUTOUR DE L’EXPOSITION
Café-découverte / Dimanche 5 juin à 11h
Découverte de l’exposition à travers un parcours commenté.
Pour bien démarrer la journée, café et chouquettes sont au rendez-vous.
Rendez-vous au jardin / Dimanche 5 juin à 14h30
Franca Malservisi, architecte et historienne de l'architecture, réalisera une visite du parc de la MABA et des ses paysages plantés. Informations et réservations auprès du CAUE du Val-de-Marne.
Concert dans la bibliothèque / Lundi 13 juin à 18h30
Concert des élèves du conservatoire Francis Poulenc de Nogent-sur-Marne dans la bibliothèque
Smith-Lesouëf.
Les petits parcours / Mercredi 15 juin à 15h
Exploration de l’exposition à hauteur d’enfant à travers des activités ludiques et un atelier.
Les petits parcours se poursuivent autour d’un goûter partagé avec petits et grands.
Projection en plein air / Vendr edi 24 juin
Projection du film Mon oncle (1958) de Jacques Tati, dans le parc de la MABA.
Ouverture du parc à 19h.
MAISON D’ART BERNARD ANTHONIOZ
16, rue Charles VII
94130 Nogent-sur-Marne
http://maba.fnagp.fr
Ouverture au public (entrée libre)
Lundi-vendredi : 13h-18h (sauf mardis et les jours fériés)
Samedi-dimanche : 12h-18h
Sont présentés :
— des affiches de Pierre Bernard, Paul Elliman, Laurent Fétis, Graphic Thought Facility, Mevis & Van Deursen, M/M (Paris), ou Jan Van Toorn ;
— des journaux de Grapus ;
— des impressions de Syndicat (François Havegeer et Sacha Léopold) en collaboration avec Aurélien Mole ;
— des pochettes de disques par Kiki et Loulou Picasso, Étienne Robial ou Peter Saville ;
— un film de Len Lye.
Cette exposition regarde le graphisme non pas pour en expliciter le fonctionnement dans le cadre de la commande, d’un processus de communication ou d’édition, mais pour sa capacité à animer les interstices de l’attention que le visiteur voudra bien leur porter. Chaque artiste, à sa façon et pour ses raisons, explore une mécanique à deux temps : recto/verso, relation texte/image, série…
Étienne Hervy est commissaire indépendant. Il a été rédacteur en chef de la revue étapes: puis directeur du Festival international de l’affiche et du graphisme de Chaumont de 2010 à 2015.
LA FONDATION NATIONALE DES ARTS GRAPHIQUES ET PLASTIQUES (FNAGP)
Elle a ouvert en 2006 à Nogent-sur-Marne la Maison d’Art Bernard Anthonioz (MABA), centre d’art destiné à promouvoir et diffuser la création contemporaine, à encourager l’émergence de projets expérimentaux. La Fondation organise quatre expositions par an principalement autour de la photographie et du graphisme, mais elle accueille aussi d’autres propositions plastiques qui interrogent l’histoire ou la mémoire, le territoire et l’environnement, ou encore la représentation cinématographique. La Maison d’Art Bernard Anthonioz est membre du réseau Tram Ile-de-France.
RENDEZ-VOUS AUTOUR DE L’EXPOSITION
Café-découverte / Dimanche 5 juin à 11h
Découverte de l’exposition à travers un parcours commenté.
Pour bien démarrer la journée, café et chouquettes sont au rendez-vous.
Rendez-vous au jardin / Dimanche 5 juin à 14h30
Franca Malservisi, architecte et historienne de l'architecture, réalisera une visite du parc de la MABA et des ses paysages plantés. Informations et réservations auprès du CAUE du Val-de-Marne.
Concert dans la bibliothèque / Lundi 13 juin à 18h30
Concert des élèves du conservatoire Francis Poulenc de Nogent-sur-Marne dans la bibliothèque
Smith-Lesouëf.
Les petits parcours / Mercredi 15 juin à 15h
Exploration de l’exposition à hauteur d’enfant à travers des activités ludiques et un atelier.
Les petits parcours se poursuivent autour d’un goûter partagé avec petits et grands.
Projection en plein air / Vendr edi 24 juin
Projection du film Mon oncle (1958) de Jacques Tati, dans le parc de la MABA.
Ouverture du parc à 19h.
MAISON D’ART BERNARD ANTHONIOZ
16, rue Charles VII
94130 Nogent-sur-Marne
http://maba.fnagp.fr
Ouverture au public (entrée libre)
Lundi-vendredi : 13h-18h (sauf mardis et les jours fériés)
Samedi-dimanche : 12h-18h
jeudi 12 mai 2016
Toros ou l'histoire d'une vie
Du 13 mai au 30 octobre 2016, le musée international de la chaussure de Romans (Drôme) servira d'écrin à une exposition intitulée Du dessin... à la sculpture. L'histoire de toute une vie, celle du sculpteur Toros et de son cheminement artistique, d'Alep où il est né, à Romans où il a choisi d'habiter.
Plus qu'une rétrospective, il s'agit bien là, en effet, de l'histoire de toute une vie qui n'a rien, du moins à ses débuts, d'un long fleuve tranquille, puisqu'elle commence dans la ville martyre d'Alep, en Syrie, où la famille de Toros, d'origine arménienne, tentera, dignement, de reconstruire sa vie, après avoir été chassée, en 1915, de l'Empire Ottoman.
De ce passé, il ne lui reste plus rien, si ce n'est ce prénom, Toros, dont il signera désormais toutes ses oeuvres, marque indélébile de son combat permanent pour la liberté et contre l'injustice. Un prénom qui n'est pas sans rappeler, il est vrai, le vaillant combattant des arènes mais plus encore chargé de symbole pour qui sait qu'il lui fut donné par son père en souvenir de son propre frère, brûlé vif par les génocidaires de 1915, dans une église où il avait cru trouver refuge avec une centaine d'autres enfants.
Un lourd héritage qu'il a su transcender au travers de ses œuvres, parfois monumentales, qui, à Valence, Saint-Etienne, Aix-en Provence et en bien d'autres endroits, rendent hommage aux victimes des génocides, aux résistants, aux combattants de la liberté... De son histoire, Toros a, en effet, puisé sa force et sa créativité. Devenu dinandier à l'âge de 10 ans, parce que ses parents n'avaient pas les moyens de l'envoyer à l'école, il s'est fait tout seul, devenant d'artisan un véritable artiste tel ce sculpteur, Kotchar, rencontré en Arménie par hasard et dont l'œuvre, la statue de David de Sassoun, héros de l'Arménie, fut à l'origine de sa vocation.
C'est cette histoire qui vous sera contée au fil des cinq salles qui lui sont consacrées pour cette exposition. Mais aussi et surtout, vous découvrirez, à travers photos, croquis et vidéos, comment naissent ses créations, de la plus artisanale des façons ; comment parties d'une étude, plus ou moins poussée, parfois d'un simple coup de crayon, se matérialisent, dans le bronze, le cuivre ou le laiton, des œuvres puissantes et pleines de vie, à l'image de cet homme qui, en dépit des épreuves, n'a jamais baissé les bras, jamais perdu la foi...
Des œuvres épurées aux courbes délicates qui contrastent avec l'ardeur avec laquelle il frappe le métal et qui, souvent, célèbrent la femme dans toute sa sensualité, mystérieuse et envoûtante ; mais qui traduisent aussi, nul ne peut y être insensible, tout cet amour qu'il porte en lui et auquel ne sont certainement pas étrangères les femmes de sa vie : sa muse de toujours, son épouse, Marie, et ses deux filles, Yersa et Gayanné.
Se juxtaposent également des bustes, des fruits à croquer, un étrange bestaire, et, comme en introduction, moment d'émotion, ce petit garçon, en short et maillot de corps, qui baisse la tête, non pas honteux mais déterminé à retourner dans la classe dont il a été chassé parce que ses parents n'ont pas pu payer l'école.
Ce petit garçon, c'est lui, Toros, qui, malgré ses 81 ans, a toujours gardé son cœur d'enfant et n'a jamais grandi, si ce n'est au travers de ses œuvres dont plus d'une quarantaine sont parties, aujourd'hui, au-delà de nos frontières. Comme ce buste de Komitas, installé tout à côté du musée éponyme, à Erevan, en Arménie, et qui témoigne de sa réussite : une douce revanche qu'il s'est accordée, lui que ce pays n'avait pas voulu intégrer dans son école d'art parce qu'il n'avait pas le baccalauréat.
Plus qu'une rétrospective, il s'agit bien là, en effet, de l'histoire de toute une vie qui n'a rien, du moins à ses débuts, d'un long fleuve tranquille, puisqu'elle commence dans la ville martyre d'Alep, en Syrie, où la famille de Toros, d'origine arménienne, tentera, dignement, de reconstruire sa vie, après avoir été chassée, en 1915, de l'Empire Ottoman.
De ce passé, il ne lui reste plus rien, si ce n'est ce prénom, Toros, dont il signera désormais toutes ses oeuvres, marque indélébile de son combat permanent pour la liberté et contre l'injustice. Un prénom qui n'est pas sans rappeler, il est vrai, le vaillant combattant des arènes mais plus encore chargé de symbole pour qui sait qu'il lui fut donné par son père en souvenir de son propre frère, brûlé vif par les génocidaires de 1915, dans une église où il avait cru trouver refuge avec une centaine d'autres enfants.
Un lourd héritage qu'il a su transcender au travers de ses œuvres, parfois monumentales, qui, à Valence, Saint-Etienne, Aix-en Provence et en bien d'autres endroits, rendent hommage aux victimes des génocides, aux résistants, aux combattants de la liberté... De son histoire, Toros a, en effet, puisé sa force et sa créativité. Devenu dinandier à l'âge de 10 ans, parce que ses parents n'avaient pas les moyens de l'envoyer à l'école, il s'est fait tout seul, devenant d'artisan un véritable artiste tel ce sculpteur, Kotchar, rencontré en Arménie par hasard et dont l'œuvre, la statue de David de Sassoun, héros de l'Arménie, fut à l'origine de sa vocation.
C'est cette histoire qui vous sera contée au fil des cinq salles qui lui sont consacrées pour cette exposition. Mais aussi et surtout, vous découvrirez, à travers photos, croquis et vidéos, comment naissent ses créations, de la plus artisanale des façons ; comment parties d'une étude, plus ou moins poussée, parfois d'un simple coup de crayon, se matérialisent, dans le bronze, le cuivre ou le laiton, des œuvres puissantes et pleines de vie, à l'image de cet homme qui, en dépit des épreuves, n'a jamais baissé les bras, jamais perdu la foi...
Des œuvres épurées aux courbes délicates qui contrastent avec l'ardeur avec laquelle il frappe le métal et qui, souvent, célèbrent la femme dans toute sa sensualité, mystérieuse et envoûtante ; mais qui traduisent aussi, nul ne peut y être insensible, tout cet amour qu'il porte en lui et auquel ne sont certainement pas étrangères les femmes de sa vie : sa muse de toujours, son épouse, Marie, et ses deux filles, Yersa et Gayanné.
Se juxtaposent également des bustes, des fruits à croquer, un étrange bestaire, et, comme en introduction, moment d'émotion, ce petit garçon, en short et maillot de corps, qui baisse la tête, non pas honteux mais déterminé à retourner dans la classe dont il a été chassé parce que ses parents n'ont pas pu payer l'école.
Ce petit garçon, c'est lui, Toros, qui, malgré ses 81 ans, a toujours gardé son cœur d'enfant et n'a jamais grandi, si ce n'est au travers de ses œuvres dont plus d'une quarantaine sont parties, aujourd'hui, au-delà de nos frontières. Comme ce buste de Komitas, installé tout à côté du musée éponyme, à Erevan, en Arménie, et qui témoigne de sa réussite : une douce revanche qu'il s'est accordée, lui que ce pays n'avait pas voulu intégrer dans son école d'art parce qu'il n'avait pas le baccalauréat.
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