Météorologue japonais de renom et passionné par la capture de l'image statique ou en mouvement, le comte Masanao Abe (1891 - 1966) a consacré 50 ans de sa vie à l'étude et à la photographie des corrélations entre les nuages et les courants atmosphériques sur le mont Fuji. Fondateur, en 1927, de l'observatoire Abe de recherche sur les nuages et courants atmosphériques, au pied du mont Fuji, il a laissé un héritage sans égal pour la photographie scientifique, qui impose de lui reconnaître aujourd'hui une place à part en tant que chercheur et inventeur de nouvelles techniques de l'image, aux côtés des Frères Lumières, de l'Américain Eadward Muybridge ou encore du Français Étienne-Jules Marey.
Au-delà du caractère technique et scientifique, l'esthétique et la beauté des images du comte Abe doivent être aujourd'hui reconsidérées, à l'instar des photographies de nuages d'Alfred Stieglitz, comme une contribution à la photographie moderniste.
En partenariat avec l'Intermédiathèque de Tokyo, le musée du quai Branly met en lumière cette figure oubliée en présentant dans l'Atelier Martine Aublet une sélection d'œuvres majeures - photographies et films - mais aussi d'appareils photographiques ou de mesure de la collection du comte Masanao Abe récemment acquise par l'institution tokyoïte.
Musée du quai Branly
37, quai Branly
75007 Paris
www.quaibranly.fr
vendredi 4 septembre 2015
"Étoiles Filantes" - Maison Parisienne expose à l'Hôtel Plaza Athénée
Du jeudi 19 novembre au dimanche 22 novembre 2015
« Nous avons fait de l'exception notre règle. »
Grand retour à Paris et à l'Hôtel Plaza Athénée pour maison parisienne en cette fin d'année 2015 avec un hommage à la Haute Couture, positionnement du célèbre palace de l'avenue Montaigne.
La sixième exposition, « Étoiles Filantes » verra défiler une constellation de savoir-faire français, et pour la première fois, quelques talentueux invités étrangers. Petites mains, grands créateurs, artistes d'exception habilleront de leurs précieux ouvrages, et le temps de quelques jours, l'une des suites les plus prestigieuses de ce lieu hors du temps et des modes.
Au-delà de quelques vêtements de très haute facture, c'est aussi toute la préciosité de ce qui constitue cet art unique de la haute couture, tout ce qui entoure ou évoque cet univers de raffinement et d'excellence, qui sera ici mis en scène. Objets précieux de fils et de perles, fières sculptures textiles, bijoux fantastiques, meubles à la fière allure ou encore images sublimes ... c'est autant d'œuvres et curiosités qui célèbreront ce monde un peu hors du monde.
Hubert Barrère en tête, nous dévoilera une création originale réalisée tout spécialement pour l'occasion, suivi de Serkan Kura et ses merveilles de plumes et de strass. Tzuri Gueta nous enchantera de ses curiosités de silicone, et Charlie le Mindu de ses incroyables coiffes de cheveux. Défileront ensuite nos invités belges, Carole Solvay qui sculpte les plumes, Sarah Esther, poète en bijoux, Jean-Claude Wouters enchanteur d'images... également hollandais, Jeff Montes, avec ses dernières recherches en tissus, Paul Heijnen et ses cabinets fantastiques...
Nos « Étoiles Filantes », près de cinquante artistes et artisans d'art, accrocheront au ciel de l'Hôtel Plaza Athénée une véritable voie lactée, brillante de ce qui se fait de plus beau et de plus rare, histoire de nous enchanter une fois encore des merveilles de la création contemporaine.
Exposition « Étoiles Filantes »
Hôtel Plaza Athénée
du jeudi 19 au dimanche 22 novembre inclus de 10h à 19h
Visites privées sur rendez-vous.
www.dorchestercollection.com
www.maisonparisienne.fr
Hôtel Plaza Athénée - 25 avenue Montaigne - 75008 Paris
« Nous avons fait de l'exception notre règle. »
Grand retour à Paris et à l'Hôtel Plaza Athénée pour maison parisienne en cette fin d'année 2015 avec un hommage à la Haute Couture, positionnement du célèbre palace de l'avenue Montaigne.
La sixième exposition, « Étoiles Filantes » verra défiler une constellation de savoir-faire français, et pour la première fois, quelques talentueux invités étrangers. Petites mains, grands créateurs, artistes d'exception habilleront de leurs précieux ouvrages, et le temps de quelques jours, l'une des suites les plus prestigieuses de ce lieu hors du temps et des modes.
Au-delà de quelques vêtements de très haute facture, c'est aussi toute la préciosité de ce qui constitue cet art unique de la haute couture, tout ce qui entoure ou évoque cet univers de raffinement et d'excellence, qui sera ici mis en scène. Objets précieux de fils et de perles, fières sculptures textiles, bijoux fantastiques, meubles à la fière allure ou encore images sublimes ... c'est autant d'œuvres et curiosités qui célèbreront ce monde un peu hors du monde.
Hubert Barrère en tête, nous dévoilera une création originale réalisée tout spécialement pour l'occasion, suivi de Serkan Kura et ses merveilles de plumes et de strass. Tzuri Gueta nous enchantera de ses curiosités de silicone, et Charlie le Mindu de ses incroyables coiffes de cheveux. Défileront ensuite nos invités belges, Carole Solvay qui sculpte les plumes, Sarah Esther, poète en bijoux, Jean-Claude Wouters enchanteur d'images... également hollandais, Jeff Montes, avec ses dernières recherches en tissus, Paul Heijnen et ses cabinets fantastiques...
Nos « Étoiles Filantes », près de cinquante artistes et artisans d'art, accrocheront au ciel de l'Hôtel Plaza Athénée une véritable voie lactée, brillante de ce qui se fait de plus beau et de plus rare, histoire de nous enchanter une fois encore des merveilles de la création contemporaine.
Exposition « Étoiles Filantes »
Hôtel Plaza Athénée
du jeudi 19 au dimanche 22 novembre inclus de 10h à 19h
Visites privées sur rendez-vous.
www.dorchestercollection.com
www.maisonparisienne.fr
Hôtel Plaza Athénée - 25 avenue Montaigne - 75008 Paris
jeudi 3 septembre 2015
Pierre de Fenoÿl - Paysages conjugués
En 2012, pour la première exposition de Pierre de Fenoÿl (redécouverte de l'œuvre par la galerie) intitulée «Le miroir traversé», nous avions décidé de souligner ce qui fait «l'écriture» de ce photographe: sa puissance d'abstraction, le silence du temps installé dans chaque photographie. Nous n'avions respecté ni chronologie, ni thématique mais choisi d'associer librement ses photographies pour que la qualité du trait de son regard apparaisse comme une évidence.
Pour cette deuxième monographie en 2015, titrée «Paysages conjugués» (présentée en parallèle de la rétrospective conçue par Le Jeu de Paume au Château de Tours jusqu'au 31 octobre 2015), nous concentrons notre choix sur deux grandes périodes de l'œuvre qui révèlent le «vocabulaire» plastique de Pierre de Fenoÿl : l'Égypte et la commande passée par la Datar sur le paysage français.
«Regarder les photographies de paysages de Pierre de Fenoÿl déstabilise et envoûte. Et étrangement, un sentiment de reconnaissance s'impose. C'est là un des tours de force du photographe. Par la précision répétée et sans cesse renouvelée de ses cadrages, de ses points de vue, sa maîtrise de la lumière, son utilisation des nuages résistant à l'oubli de l'air comme au poudroiement de la granularité argentique qui distribue le crescendo des contrastes, il organise une frontalité avec laquelle il signe le paysage. Nous ne reconnaissons pas les lieux mais bien le trait du regard qui fissure le réel, cette culture savante de l'espace, cette dialectique du concret et de l'abstrait, cette intelligence des plans: une agilité intellectuelle acérée mise tout sur l'acte photographique pour interrompre la violence de la beauté.
Pierre de Fenoÿl a écrit à plusieurs reprises que l'on ne prend pas une photographie mais qu'on la reçoit. Certes, mais il reste la manière et plus précisément surtout la forme que l'on donne à cette réception. Rares sont ceux qui mettent la lumière au diapason de leur vision, comme ici: la lumière s'écoule, met en pièces, organise des blocs compacts et impénétrables, l'abstraction jaillit sous le rythme de ses flaques d'ombre, les éléments flottent. L'imbrication de l'espace, de la surface et des profondeurs construit la magie d'une vision qui ne se contente pas du simple reflet du réel mais, par une volte-face, en analyse l'apparence. Le photographe installe sa grammaire réceptive, par touches successives il cerne sa perception.
L'œuvre de Pierre de Fenoÿl est discrète, elle est intime, elle ne cherche pas se faire remarquer, je dirais qu'elle se dresse contre l'opacité du visible. Le noir et blanc, matière de la réalité dont il est ici question, est la lumière entre son monde et nous, le lieu de son écriture. “Il n'y a de lieu que le lieu”, dit Mallarmé. Elle mise sur la mélancolie, sur l'infinie solitude de la sensation, elle nous propose un face-à-face, elle devient complice du complexe. La concentration de Pierre pour faire la peau au sujet, pour enrouler le temps qui se déroule, est expressionniste, il presse la forme pour en faire jaillir l'essence, les choix faits montrent ce qui l'agite, ses noirs et ses ombres démentent tout romantisme, ses nuages sont menaçants, ses premiers plans gênent et arrêtent le regard tout en organisant l'espace en rideaux de scène. C'est une œuvre difficile qui, sous une lecture rapide et absente, peut paraître banale. Il n'en est rien. Elle n'est pas le résultat d'une cueillette d'images mais l'épuisement du sujet pour en interroger, au-delà des apparences, la métaphysique.
Elle échappe à la simplification parce que les paysages photographiés par Pierre de Fenoÿl, une fois reçus par lui, ne sont plus les mêmes, impossible à quiconque de les revoir à nouveau, ils ont été foudroyés et ne se trouvent plus que sur le tirage papier. Ses photographies deviennent la présence contractée du temps et l'énigme d'une attente sans retour. (Jacques Damez, Pierre de Fenoÿl, Une géographie imaginaire, 2015)
Pierre de Fenoÿl
Paysages conjugués
05 sept.-21 déc. 2015
Lyon 1er. Le Réverbèrehttp://coach-lyon.domicilgym.fr/
Pour cette deuxième monographie en 2015, titrée «Paysages conjugués» (présentée en parallèle de la rétrospective conçue par Le Jeu de Paume au Château de Tours jusqu'au 31 octobre 2015), nous concentrons notre choix sur deux grandes périodes de l'œuvre qui révèlent le «vocabulaire» plastique de Pierre de Fenoÿl : l'Égypte et la commande passée par la Datar sur le paysage français.
«Regarder les photographies de paysages de Pierre de Fenoÿl déstabilise et envoûte. Et étrangement, un sentiment de reconnaissance s'impose. C'est là un des tours de force du photographe. Par la précision répétée et sans cesse renouvelée de ses cadrages, de ses points de vue, sa maîtrise de la lumière, son utilisation des nuages résistant à l'oubli de l'air comme au poudroiement de la granularité argentique qui distribue le crescendo des contrastes, il organise une frontalité avec laquelle il signe le paysage. Nous ne reconnaissons pas les lieux mais bien le trait du regard qui fissure le réel, cette culture savante de l'espace, cette dialectique du concret et de l'abstrait, cette intelligence des plans: une agilité intellectuelle acérée mise tout sur l'acte photographique pour interrompre la violence de la beauté.
Pierre de Fenoÿl a écrit à plusieurs reprises que l'on ne prend pas une photographie mais qu'on la reçoit. Certes, mais il reste la manière et plus précisément surtout la forme que l'on donne à cette réception. Rares sont ceux qui mettent la lumière au diapason de leur vision, comme ici: la lumière s'écoule, met en pièces, organise des blocs compacts et impénétrables, l'abstraction jaillit sous le rythme de ses flaques d'ombre, les éléments flottent. L'imbrication de l'espace, de la surface et des profondeurs construit la magie d'une vision qui ne se contente pas du simple reflet du réel mais, par une volte-face, en analyse l'apparence. Le photographe installe sa grammaire réceptive, par touches successives il cerne sa perception.
L'œuvre de Pierre de Fenoÿl est discrète, elle est intime, elle ne cherche pas se faire remarquer, je dirais qu'elle se dresse contre l'opacité du visible. Le noir et blanc, matière de la réalité dont il est ici question, est la lumière entre son monde et nous, le lieu de son écriture. “Il n'y a de lieu que le lieu”, dit Mallarmé. Elle mise sur la mélancolie, sur l'infinie solitude de la sensation, elle nous propose un face-à-face, elle devient complice du complexe. La concentration de Pierre pour faire la peau au sujet, pour enrouler le temps qui se déroule, est expressionniste, il presse la forme pour en faire jaillir l'essence, les choix faits montrent ce qui l'agite, ses noirs et ses ombres démentent tout romantisme, ses nuages sont menaçants, ses premiers plans gênent et arrêtent le regard tout en organisant l'espace en rideaux de scène. C'est une œuvre difficile qui, sous une lecture rapide et absente, peut paraître banale. Il n'en est rien. Elle n'est pas le résultat d'une cueillette d'images mais l'épuisement du sujet pour en interroger, au-delà des apparences, la métaphysique.
Elle échappe à la simplification parce que les paysages photographiés par Pierre de Fenoÿl, une fois reçus par lui, ne sont plus les mêmes, impossible à quiconque de les revoir à nouveau, ils ont été foudroyés et ne se trouvent plus que sur le tirage papier. Ses photographies deviennent la présence contractée du temps et l'énigme d'une attente sans retour. (Jacques Damez, Pierre de Fenoÿl, Une géographie imaginaire, 2015)
Pierre de Fenoÿl
Paysages conjugués
05 sept.-21 déc. 2015
Lyon 1er. Le Réverbèrehttp://coach-lyon.domicilgym.fr/
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