Parallèlement à ses dernières séries, «Istanbul New Stories» — qui s'attache à témoigner des transformations subies par les faubourgs d'Istanbul —, et «To face» — révélant les stigmates de la Première Guerre mondiale sur le paysage des Alpes italiennes — Paola de Pietri s'est à nouveau penchée sur un paysage sur lequel elle a souvent travaillé et qui lui est très familier: la plaine du Pô, autour de Reggio Emilia.
Pour cette série inédite, «Questa Pianura» (2004/2014/2015...), elle a arpenté cette vaste plaine, celle de son enfance, où elle vit toujours et qui reste un territoire agricole même s'il a subi des transformations drastiques ces cinquante dernières années — entre restructuration agraire et développement périurbain intensif.
Pour donner à voir ce «plat pays» (Questa Pianura) elle a portraituré ce qui le peuple encore: les vestiges d'anciennes fermes et quelques arbres solitaires qu'elle a choisis de documenter par de grandes images aux élégantes nuances de gris. Ce vaste paysage à l'horizon infini semble ainsi hanté par l'histoire des hommes et d'un temps révolu qui nous sont contés au travers de ces architectures délaissées. En contrapposto, pour mieux marquer l'éphémère face au pérenne : quelques images couleur de la nature en friche ou en champs viennent rythmer le corps du travail.
Paola de Pietri présente ce travail en quelques mots:
«C'est la plaine du fleuve Pô. Ce paysage je le connais depuis toujours et ses changements sont étroitement liés au développement économique d'après-guerre. Dans ce projet se mêlent et se croisent deux séries de photographies: l'une en noir et blanc et grand format représente des arbres et des fermes désormais inhabitées et pour la plupart en ruine. Leur agencement dans l'espace n'est pas aléatoire, il révèle leurs anciennes fonctions agricoles, économiques et sociales qui existaient il y a encore une quarantaine d'années.
A ces images «totémiques» d'arbres et de maisons sont juxtaposées des images couleur de plus petit format, de rivages, d'herbes, de cultures, d'oiseaux, de fleurs sauvages etc., où la perception de la plaine est liée à une dimension sensorielle, vitale, désordonnée, atmosphérique et au cycle annuel de la nature. Je perçois désormais ces paysages comme les fragments d'un discours dont il n'est plus possible de retrouver le sens, même si la disparition, la perte et la ruine sont évidentes. Les arbres privés de leur fonction, se développent de nouveau selon leur ancrage naturel et originel et non plus dans une perspective utilitaire.»
Paola de Pietri est née en 1960. Elle vit et travaille en Italie.
Exposition en 2 volets: du 3 au 26 septembre puis du 10 au 24 octobre 2015
Paola de Pietri
Questa pianura
03 sept.-24 oct. 2015
Paris 3e. Galerie Les Filles du calvaire
jeudi 3 septembre 2015
Gilles Barbier - Echo Système
Première exposition monographique de Gilles Barbier à la Friche la Belle de Mai, dont il est l'un des résidents historiques.
Entre sculpture, dessins, installations, l'œuvre de Gilles Barbier est protéiforme : pions – personnages en résine de petite taille réalisés à son image — illustrant la multiplicité de son être, séries Habiter la peinture ou Habiter la viande qui intègrent des architectures anachroniques tantôt dans des œuvres picturales classiques, tantôt dans des chairs animales, lapsus où la pensée de l'artiste s'incarne dans des bulles à la manière d'une bande dessinée… ironique, fantasmatique, politique, faisant feu de tout bois pour mettre à nu le désir enfoui, le travail mené par Gilles Barbier est imprévisible et inclassable.
Présentée en deux volets, l'exposition «Écho Système» revient sur le parcours artistique de Gilles Barbier (sculptures, dessins, moulages, installations) et présente de nouvelles œuvres spécialement conçues pour l'occasion.
Le premier volet de l'exposition au panorama repose sur deux installations de grandes tailles, très différentes formellement, mais proches par les notions auxquelles elles renvoient. La permutation et la combinatoire, le hasard et le jeu, clés de lecture fondamentales de l'œuvre de l'artiste, servent ici deux dispositifs qui, tout en faisant du temps de l'exposition un ensemble de moments uniques, mettent en relief le long travail de Gilles Barbier sur sa propre mémoire et sur son identité.
Le second volet, orchestré par Gaël Charbau, se déploie au 4e étage de la tour-panorama. Le commissaire a imaginé un parcours inédit dans le travail de Gilles Barbier où l'on découvre de nombreuses œuvres montrées ici pour la première fois. L'exposition dévoile certaines «règles du jeu» qui ordonnent — ou dynamitent — le travail de l'artiste depuis 1992.
Exposition en coproduction avec Mécènes du Sud, Galerie Georges-Philippe & Nathalie Vallois, Astérides et la Fondation d'entreprise Ricard.
Gilles Barbier
Echo Système
29 août-03 janv. 2016
Marseille 3e. Friche la Belle de Mai
Entre sculpture, dessins, installations, l'œuvre de Gilles Barbier est protéiforme : pions – personnages en résine de petite taille réalisés à son image — illustrant la multiplicité de son être, séries Habiter la peinture ou Habiter la viande qui intègrent des architectures anachroniques tantôt dans des œuvres picturales classiques, tantôt dans des chairs animales, lapsus où la pensée de l'artiste s'incarne dans des bulles à la manière d'une bande dessinée… ironique, fantasmatique, politique, faisant feu de tout bois pour mettre à nu le désir enfoui, le travail mené par Gilles Barbier est imprévisible et inclassable.
Présentée en deux volets, l'exposition «Écho Système» revient sur le parcours artistique de Gilles Barbier (sculptures, dessins, moulages, installations) et présente de nouvelles œuvres spécialement conçues pour l'occasion.
Le premier volet de l'exposition au panorama repose sur deux installations de grandes tailles, très différentes formellement, mais proches par les notions auxquelles elles renvoient. La permutation et la combinatoire, le hasard et le jeu, clés de lecture fondamentales de l'œuvre de l'artiste, servent ici deux dispositifs qui, tout en faisant du temps de l'exposition un ensemble de moments uniques, mettent en relief le long travail de Gilles Barbier sur sa propre mémoire et sur son identité.
Le second volet, orchestré par Gaël Charbau, se déploie au 4e étage de la tour-panorama. Le commissaire a imaginé un parcours inédit dans le travail de Gilles Barbier où l'on découvre de nombreuses œuvres montrées ici pour la première fois. L'exposition dévoile certaines «règles du jeu» qui ordonnent — ou dynamitent — le travail de l'artiste depuis 1992.
Exposition en coproduction avec Mécènes du Sud, Galerie Georges-Philippe & Nathalie Vallois, Astérides et la Fondation d'entreprise Ricard.
Gilles Barbier
Echo Système
29 août-03 janv. 2016
Marseille 3e. Friche la Belle de Mai
mardi 25 août 2015
Le Carrousel de l'Art invite le Street Art
Le Carrousel de l'Art aura lieu le dimanche 20 septembre 2015 dans le quartier Saint-Saturnin et sur la place de l'Hôtel-de-Ville d’Antony. De nombreux créateurs Antoniens exposeront leurs œuvres en plein air. Pour cette 15e édition, le Street Art sera à l'honneur. Une belle occasion de partir à la découverte de l'art urbain et d’assister à des performances live des street artists !
Le Street Art est un mouvement visuel urbain et contemporain s’exprimant dans les espaces publics. Il englobe différentes techniques : les pochoirs, les stickers, le collage ou encore la sculpture. Cet art éphémère est aujourd'hui reconnu comme un mouvement artistique à part entière. À l'occasion du Carrousel de l'Art d'Antony, des artistes de renommée internationale vont investir la place de l’Hôtel-de-Ville : Harry James, Katre, Lapin Thur, Skio, Olivia de Bona, Rémi Cierco, Stew, Théo Lopez, et le collectif Chat Noir Crew dont Socrome, Öpse... Ils auront accès à de beaux supports pour laisser libre cours à leur imagination. Un mur d’expression sera également installé pour que le jeune public puisse s’adonner à cette nouvelle forme artistique.
Une mosaïque de talents
Les artistes antoniens, amateurs et professionnels, exposeront leurs œuvres en plein air sur le parvis de l’église Saint-Saturnin. Promeneurs, collectionneurs ou amateurs d’art, cette manifestation est ouverte à tous. Une bonne occasion d'observer le travail des artistes, de découvrir leur technique, de partager leur passion… ou simplement profiter du spectacle !
Dimanche 20 septembre 2015 dans le quartier Saint-Saturnin
Place de l'Église et de l'Hôtel-de-Ville
92160 Antony
Plus d’infos sur : www.ville-antony.fr
Le Street Art est un mouvement visuel urbain et contemporain s’exprimant dans les espaces publics. Il englobe différentes techniques : les pochoirs, les stickers, le collage ou encore la sculpture. Cet art éphémère est aujourd'hui reconnu comme un mouvement artistique à part entière. À l'occasion du Carrousel de l'Art d'Antony, des artistes de renommée internationale vont investir la place de l’Hôtel-de-Ville : Harry James, Katre, Lapin Thur, Skio, Olivia de Bona, Rémi Cierco, Stew, Théo Lopez, et le collectif Chat Noir Crew dont Socrome, Öpse... Ils auront accès à de beaux supports pour laisser libre cours à leur imagination. Un mur d’expression sera également installé pour que le jeune public puisse s’adonner à cette nouvelle forme artistique.
Une mosaïque de talents
Les artistes antoniens, amateurs et professionnels, exposeront leurs œuvres en plein air sur le parvis de l’église Saint-Saturnin. Promeneurs, collectionneurs ou amateurs d’art, cette manifestation est ouverte à tous. Une bonne occasion d'observer le travail des artistes, de découvrir leur technique, de partager leur passion… ou simplement profiter du spectacle !
Dimanche 20 septembre 2015 dans le quartier Saint-Saturnin
Place de l'Église et de l'Hôtel-de-Ville
92160 Antony
Plus d’infos sur : www.ville-antony.fr
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