dimanche 5 juillet 2015

BMW Art & Culture partenaire des Rencontres de la Photographie à Arles, présente “Coup de Foudre” de Natasha Caruana, lauréate 2014 de la Résidence BMW au musée Nicéphore Niépce

Natasha Caruana, jeune photographe anglaise expose durant les Rencontres d’Arles 2015, une étude photographique sur le coup de foudre amoureux.
La série intitulée « Coup de Foudre /At First Sight » s’inspire du vécu amoureux de la photographe. En 2014 elle rencontre un homme, ils se marient trois jours avant le début de sa résidence à Chalon sur Saône. Natasha Caruana part à la recherche de réponses sur ce phénomène inexpliqué qu’est l’amour au premier regard, « love at the first sight » en anglais et laisse son mari à Londres !

Elle propose un travail issu de récits de couples ayant eu un coup de foudre, associé à des expériences menées dans les domaines de la psychologie comportementale. Cette tentative de compréhension de la passion amoureuse mêle théâtralisation de l’instant, commentaire scientifique et illustration des facteurs influençant le coup de foudre.

Par le biais d’un appel à témoin, l’artiste a demandé à une dizaine de couples et de célibataires de Chalon sur Saône ayant été touchés par un coup de foudre de revivre et de mimer les sensations ressenties lors de leur première rencontre.
Ces photos sont accompagnées de graphiques du système de circulation sanguin décrivant la réaction du cœur au moment de l’impact et d’une documentation constituée à partir de sept expériences réalisées sur l’attirance. Les tests ont été recréés avec des étudiants en classe de sciences du collège Nicéphore Niépce.

Coup de foudre de Natasha Caruana est présenté à Arles aux Rencontres de la Photographie, salle Henri Comte du 6 juillet au 31 août 2015.

Le commissariat général de l’exposition a été assuré par François Cheval, conservateur du musée Nicéphore Niépce et son équipe.

Le vernissage aura lieu mercredi 8 juillet en présence des Présidents de BMW Group France et Europe. Le lauréat de la Résidence BMW 2015 sera annoncé lors de cette soirée.
Durant l’exposition, le public pourra découvrir une vidéo réalisée par François Goizé sur les coulisses de la Résidence de Natasha Caruana à Chalon-sur-Saône.

Natasha Caruana a également été choisie par Sam Stourdzé, Directeur des Rencontres de la Photographie d’Arles, pour présenter sa série « Fairytale for Sale ». Elle a revisité cette série photographique sous la forme d’un court métrage réalisé en collaboration avec la compositrice Emilie Levienaise-Farrouch.
Ce court métrage sera projeté durant « La Nuit de l’Année » le 9 juillet aux Papeteries Étienne.

Le livre Coup de foudre, publié par les éditions Trocadéro, est disponible sur place.
Préfacé d’un texte de François Cheval, conservateur en chef du musée Nicéphore Niépce, il rassemble l’intégralité de la série. Cet ouvrage propose un voyage amoureux à travers histoires personnelles et observations scientifiques et s’achève sur une annexe détaillant les résultats des sept expériences menées par Natasha Caruana et les lycéens du Collège Nicéphore Nièpce.
C’est le quatrième ouvrage de la collection BMW Art & Culture dédiée aux lauréats de la Résidence photographique au musée Nicéphore Niépce.

Extraits du livre :

Extrait de l’introduction Serge Naudin, président du directoire BMW Group France :

Coup de foudre ! Pouvons-nous espérer titre plus évocateur pour aborder la passion qui anime BMW que celui de l’étude photographique réalisée par Natasha Caruana et présentée à Arles.

Extrait de la préface de François Cheval, conservateur en chef du musée Niépce :

Natasha Caruana, reconduit les gestes, sinon les affectations de la culture théâtrale. Mais, cette naïveté n’est qu’apparente. Sous ces clichés répétés, dans des décors qui doivent tant au chromo, dans cet exercice inutile, peut se lire la recherche réjouissante du sentiment, un peu bête, parce que trop humain, du bonheur.

Biographie :

Natasha Caruana est une photographe, vivant et travaillant à Londres, diplômée du Royal College of Art de Londres et enseignant la photographie à l’université des Arts créatifs de Farnham, Royaume-Uni.
Lauréate en 2014 de la Résidence BMW au musée Nicéphore Niépce, elle s’est inspirée de récits emprunts d'amour, de trahison et de fantasmes, de témoignages glanés sur internet, de sa vie personnelle et de dessins d’archives sur le sujet.
Son travail fait partie de nombreuses collections et a fait l’objet de nombreuses éditions photographiques. Natasha Caruana a exposé à Hijacked III: Contemporary Photography from Australia and the UK ; Narratives and Narrative Forms, Lianzhou Foto Festival, Chine ; The Social: Encountering Photography, The Sunderland Museum.
Elle a été nominée en 2014 au Prix Foam Paul Huf, désignée comme artiste à suivre par le Royal Photographic Society Journal et sélectionnée par la Humble Arts foundation parmi les dix-huit principales photographes féminines travaillant au Royaume-Uni.

BMW ET LA PHOTOGRAPHIE CONTEMPORAINE

BMW Group soutient depuis plus de 40 ans et à travers plus de 100 projets dans le monde la création et les arts contemporains, en ayant pour principe absolu de donner carte blanche aux artistes.

Serge Naudin, président du directoire de BMW Group France, souligne la similarité entre l’approche des photographes et des designers : « C’est avec la même liberté de création, la même attention et le même sens du détail et de l’esthétique que nos designers et nos ingénieurs conçoivent nos voitures en inventant chaque jour les innovations technologiques de demain. La recherche est alors sublimée pour donner libre cours à l’émotion. C’est naturellement que BMW s’est tournée vers la photographie ».

BMW soutient la photographie par un partenariat culturel inédit et ambitieux, sous forme d’une résidence d’artiste, avec le musée Nicéphore Niépce .

Initiée en 2011, la Résidence BMW est née du souhait commun du musée et de la marque de développer les pratiques photographiques contemporaines, « de l’envie partagée d’aller vers de nouveaux espaces de création » comme le souligne François Cheval, conservateur en chef du musée Nicéphore Niépce.

L’artiste bénéficie d’une bourse de 6 000 €, du financement de son hébergement à Chalon sur Saône, de la production d’un travail exposé aux Rencontres de la Photographie d’Arles et à Paris Photo, d’un film réalisé par François Goizé, et d’un livre publié aux éditions Trocadéro.

Le comité de sélection de la Résidence réunit des personnalités du monde de la photographie tels que François Cheval, déjà mentionné, Sam Stourdzé, directeur des Rencontres d’Arles, Christoph Wiesner, directeur artistique de Paris Photo, Damien Bachelot, collectionneur, Chantal Nedjib, présidente de l’image par l’Image, Maryse Bataillard, responsable du mécénat culturel BMW France.
Cette résidence vise à offrir un espace de libre expression, à accompagner la production artistique et à encourager l’émergence de talents en permettant à ses lauréats une visibilité exceptionnelle parmi les professionnels et les amoureux de la photographie.

Informations Pratiques :

Exposition: Salle Henri Comte du 6 juillet au 31 aout 2015
Commissaire d’exposition : François Cheval
Exposition produite par BMW avec le soutien du musée Nicéphore Niépce
Livre : Coup de foudre, éditions Trocadéro 2015, Bilingue français et anglais
88 pages-50 images. Format : 200x256mm. Prix : 29€ en librairie à partir du 9 juin 2015
Vidéo : François Goizé

jeudi 2 juillet 2015

Céleste Boursier-Mougenot

L'association Asphodèle organise, chaque année, des expositions in situ, hors du lieu qu'elle occupe habituellement.

Ainsi, en juillet 2013, on pouvait voir dans l'église Saint-Honorat des Alyscamps, à Arles, une œuvre lumineuse de l'artiste Ann Veronica Janssens. Cette installation, visible pendant plus de trois heures chaque après-midi, permettait de voir les rayons de soleil matérialisés par une brume répandue dans l'espace de ce sanctuaire. Ces rayons apparaissant à chaque instant, traversant les vitraux, se déplaçaient à partir de son apparition au zénith de l'église puis glissaient ensuite vers le sud et l'ouest révélant ainsi le mouvement de l'astre et celui de notre planète.

Au cours de l'été 2015, pendant le mois de juillet, c'est une œuvre de Céleste Boursier- Mougenot qui sera installée dans ce même lieu, mais à la lumière succédera une œuvre sonore créée par l'artiste, certes «sans parole ni musique», mais accueillant en direct le rendu acoustique d'une onde en provenance de l'univers, autrement dit, ici et maintenant, une mise en musique du temps et de l'espace. Intitulée i0, cette production est une création originale et inédite pour Asphodèle — Espace pour l'art.

«La particularité des expositions présentées dans l'Eglise Saint-Honorat, se jouant avec la contrainte du lieu patrimonial qui ne tolère pas l'encombrement physique d'une œuvre plastique, Céleste Boursier-Mougenot présente i0, œuvre inédite, sonore et immatérielle. i0 dispose le visiteur à une écoute curieuse et émerveillée de l'écho des mouvements des astres. Io, satellite galiléen de Jupiter, situé à 421 600 km de la planète, est connue pour son volcanisme très actif dont l'énergie provient vraisemblablement des interactions de marées entre lui, les autres satellites Europe, Ganymède et Jupiter. Il produit sur Jupiter des aurores boréales dites aussi “empreintes de Io”. Une antenne amateur est placée sur un toit adjacent à l'église, à l'écoute des pulsations et sursauts cosmiques de Jupiter et de sa magnétosphère.

À l'écoute de cette fréquence, Céleste Boursier-Mougenot reconditionne en direct, ces émissions radio pour donner à entendre l'activité lointaine des planètes. Alors que depuis Pascal, l'astronomie nous enseigne un cosmos silencieux, Céleste Boursier-Mougenot s'appuie sur l'imaginaire poétique à l'œuvre dans les cosmographies contemporaines, affirmant qu'il y a assurément quelque chose à entendre de la dispute entre Io et Jupiter.» (Cécile Viguier)

En parallèle, à la galerie «Espace pour l'art» située au centre de la ville d'Arles, est présentée persistances (2014), une autre œuvre de Céleste Boursier-Mougenot. Il s'agit d'un «euphonium qui sécrète une mousse blanche en mouvement, évoluant au rythme des variations harmoniques d'approches (1993) et immersions (1993), pièces sonores composées par l'artiste».

Autre lieu
Eglise Saint-Honorat
Avenue des Alyscamps
13200 Arles

Informations pratiques
Eglise Saint-Honorat des Alyscamps, tous les jours: 14h-18h30. Tarif d'entrée: 3,50€
Galerie Espace pour l'art, mardi-samedi: 14h-19h

Céleste Boursier-Mougenot
08 juil.-30 juil. 2015
Arles. Asphodèle. Espace pour l’art

mercredi 1 juillet 2015

FONDATION D'ENTREPRISE RICARD / L'ECOLE DE STEPHANIE / 02-04 JUILLET

L'ECOLE DE STEPHANIE
L'exposition Life is a Bed of Roses (un roman) accueille durant trois jours la 6e édition de «L'Ecole de Stéphanie», qui se déroule dans un espace modélisé à partir des fonctions minimales d'une salle de classe.

Son image a été pensée par Pierre Joseph, qui la définit ainsi :
«L'espace intègre une série de douze photographies de vitraux, une moquette bleue, une table de conférence, un équipement audiovisuel, et des sièges en nombre suffisant. L'ensemble pourrait évoquer d'emblée une salle de classe de l'enseignement catholique, mais ce n'est pas ici véritablement l'enjeu. La série d'images, prise sans vocation documentaire, ni cadrage exigeant, nous renvoie davantage du côté du mitraillage photographique et touristique que vers une lecture savante de l'iconographie religieuse.
Malgré cela, fruit du hasard et de différents paramètres, dont l'ensoleillement de la cathédrale Notre-Dame, où ont été prises ces photos, ce jour-là, de la distance objectif/sujet, de la focale et de l'exposition, une seule scène de vitraux aura été choisie. Il s'agit d'un motif fréquent de l'art chrétien, l'arbre de Jessé, dans une version restaurée de Viollet-le-Duc. On pourra donc y voir et y lire, une allusion parcellaire à la généalogie de Jésus et donc à l'histoire et la transmission au sens large.
L'arrière-plan de chacun des personnages de ces vitraux étant bleu comme l'est la moquette qui emplit l'espace de la classe, le dispositif inclut malgré lui le visiteur ou l'élève dans cette 'histoire'…
Ces images sérielles n'en sont pas moins tout à fait décoratives et joueront de cette manière et sur ce registre avec le reste de l'exposition».

«L'Ecole de Stéphanie» n'est ni une fiction ni une parodie, mais le pilote d'une école, une situation amenée à se déplacer et à se renouveler, comme c'est le cas depuis sa création en 2006 pour «La force de l'art», triennale d’art contemporain à Paris.
«L'Ecole de Stéphanie» est un espace de projection, de travail, de transmission et de mutualisation des savoirs. Une petite école temporaire où les questions d'image, de représentation et de langage circulent librement. Un lieu émancipé des règles et de l'autorité, des classements et des disciplines, qui fonctionne hors programme et sans manuel.

Sur toute la durée de la manifestation, des 'maîtres' et 'maîtresses' interviennent selon un rythme intensif. Ils ne cherchent pas à régner, ils s'inventent des filiations et des trajectoires personnelles, des méthodes et des outils de pédagogie. Ils enseignent, le temps d'une classe, une leçon de choses, une leçon de mots.

PROGRAMME DES COURS (ENTREE LIBRE)

JEUDI 2 JUILLET
15h - 16h Charles de Meaux
16h - 17h Nicolas Bourriaud
17h - 18h Daniel Baumann
18h - 19h Dominique Gonzalez-Foerster

VENDREDI 3 JUILLET
15h - 16h François Cusset
16h - 17h Lili Reynaud Dewar
17h - 18h Mélanie Matranga
18h - 19h Jean-Claude Moisdon

SAMEDI 4 JUILLET
15h - 16h Mehdi Belhaj Kacem
16h - 17h Philippe Azoury
17h - 18h Arnaud Viviant

L'environnement musical est de Jean-Yves Leloup et la cloche de Trisha Donnelly.
«L'Ecole de Stéphanie» bénéficie du soutien de la FABA, Fundación Almine y Bernard Ruiz-Picasso para el Arte.

FONDATION D'ENTREPRISE RICARD
12, rue Boissy d'Anglas. 75008 Paris
www.fondation-entreprise-ricard.com
Entrée libre du mardi au samedi de 11h à 19h