jeudi 26 juin 2014

Exposition Haramburu au Musée Ingres de Montauban

Jacques Haramburu - Tapisseries 4 juillet - 2 novembre 2014 « Le Voyageur immobile »

Jacques Haramburu n'est pas un artiste comme les autres. D'abord, parce qu'il a soigneusement évité de montrer son travail pendant longtemps, plus de vingt ans. Et puis, parce qu'il refuse la distinction traditionnellement admise entre art et artisanat, mettant sur un même plan, et avec raison, peinture, arts du feu et céramique, vitrail, arts textiles et tapisserie. Il occupe ainsi une place à part, la sienne, unique et irréductible à une quelconque catégorisation de l'art contemporain.

Il commence son parcours artistique par une formation brillante, au début des années cinquante, à l'Ecole des Arts Appliqués de Paris, qui l'amène à obtenir un second Grand Prix de Rome en 1955. Il admire alors Cézanne et s'inspire dans sa peinture des leçons de Bonnard ou Vuillard qui le fascinent. Cependant, la peinture américaine d'un Pollock ou d'un Rothko qu'on découvre en Europe au même moment va le bouleverser. Aussi, quand il part à Madrid où il est invité à la Casa Vélasquez en 1960, c'est pour rencontrer l'avant-garde européenne. Il abandonne alors la figuration et la couleur au profit d'une écriture picturale plus intérieure, exclusivement en noir et blanc.

Mais très vite, sa quête est autre et délaissant le « confort » du statut de peintre contemporain « bourgeoisement installé », notre artiste préfère effectuer un grand voyage à l'intérieur de lui-même, un voyage immobile, à la recherche du fondement de toute pratique artistique.

« Sans ce corps à corde, sans ce cordon ombilical coupé, réinventé, sécrété et retendu devant soi » nous dit Jacques Haramburu, « l'art, comme la vie, n'est-il pas qu'endormissement ? Ne devons-nous pas sans cesse réapprendre que la vie artistiquement entreprise est un combat avec la mort ? »

D'où ce retrait des circuits artistiques dès 1964. A partir de cette date, l'artiste préfère ne plus rien montrer hors de son atelier pendant vingt ans. Commence alors une période d'expériences artistiques menées sur les plages du Pays Basque français où se mêlent symboles et rites initiatiques dont le but est d'interroger la mort, le vide, le silence, sans doute pour découvrir sa propre lumière.

Cette lumière, Haramburu va finir par la rencontrer à l'abbaye de Beaulieu, où répondant à l'invitation de la directrice de ce centre d'art contemporain, Geneviève Bonnefoi, l'artiste réalise une grande installation intitulée « Cheminements », composée de grands panneaux peints et d'éléments de matériaux divers déplacés chaque jour par lui-même en fonction du mouvement de la lumière.

A partir de là, les installations se multiplient ainsi que les moyens d'expression utilisés. La peinture se marie désormais avec d'autres techniques expérimentées par l'artiste dès le milieu des années quatre-vingt : les arts du feu et les arts textiles.

L'exposition du musée Ingres entend présenter cette partie du travail d'Haramburu moins montrée et pourtant essentielle à la compréhension de son art.

« Travailler les arts du feu, les arts textiles, la peinture... c'est toujours vivre sur la corde raide de cette chaine de feu, de fil ou de glacis »

Avec ces paroles Jacques Haramburu indique que tout comme la peinture, la pratique de la tapisserie est pour lui une démarche philosophique lui permettant «d'être au monde». Initié à cet art dès 1985, à l'ENAD d'Aubusson, il apprend d'abord à faire des cartons extrêmement précis et prend soin d'apprendre à tisser lui-même de façon à explorer au mieux cette technique qu'il voit comme la possibilité d'un nouveau langage. Il ne veut pas faire de la peinture tissée à l'instar de la plupart des autres peintres qui se contentent de laisser les lissiers réaliser leurs cartons, d'après leurs tableaux.

Ses premiers cartons ont donc été très fouillés et détaillés de façon à avoir un résultat le plus fidèle possible à l'idée de départ pour pouvoir le confier ensuite à un lissier sans être trahi. D'autant plus que ses œuvres textiles présentent de savantes superpositions mêlées de fils d'argent brillants censés rendre une certaine transparence. Certaines évoquent les grandes falaises de Saint-Antonin où Jacques Haramburu habite. D'autres s'inspirent des peintures murales du château de Bioule.

Haramburu n'oublie pas le rôle architectural de la tapisserie. Pour lui, elle permet d'ouvrir les murs, de la même manière qu'un vitrail et propose une véritable transparence vers un ailleurs : « Des lignes, des surfaces, des couleurs, des matières, se mêlent les unes aux autres comme des voix, s'entrecroisent pour tisser des chants qui s'enroulent. Elles citent des voix anciennes. Elles se citent, se relaient comme des lés de tissus, se font paroles décousues. Elles sont entendues dans leur partition particulière, les relations intimes qu'elles entretiennent avec le silence, les risques qu'elles prennent face au vide »

Le vernissage de l’exposition Jacques Haramburu – Tapisseries aura lieu au Musée Ingres de Montauban le 3 juillet 2014 à 18h30.

 Plus d'info : www.museeingres.montauban.com

mercredi 18 juin 2014

DENIS CASTELLAS MUSEE NATIONAL MARC CHAGALL / DU 14 JUIN AU 6 OCT. 2014

La surabondance des images auxquelles Denis Castellas a eu recours dans sa peinture - portraits d’enfants, de musiciens, de philosophes, reproductions d’objets divers, éléments de bandes dessinées… - pourrait amener à la conclusion que son oeuvre, puisant dans des registres si divers, participe elle-même à l’incommensurable et proliférante iconographie contemporaine. Il n’est qu’à regarder ses oeuvres pour se rendre compte que l’image qui advient sur la toile n’est peut-être qu’un alibi, qu’un prétexte pour affirmer la réalité première de la peinture et du geste qui la sous-tend.

Sans occulter les significations profondes des sujets représentés, sans oublier les résonances que ces derniers peuvent faire entendre, chaque toile que l’artiste réalise, est un chantier dans lequel les formes visibles résultent de bien nombreuses interventions où les traces colorées ou autres signes graphiques cohabitent avec les marques de gommage et d’effacement, de recouvrement et de saturation.

Les oeuvres auxquelles l’artiste travaille présentement confèrent à ces repentirs assumés un statut nouveau où l’incertitude et l’errance font la démonstration de leur force créatrice.

Comme le précise l’artiste lui-même, «l’exposition au musée Chagall est, pour l’essentiel, constituée d’oeuvres réalisées ces deux dernières années et d’objets réalisés, eux, dans les années 1980 ou 1990. Les oeuvres de ces dernières années marquent une rupture avec la période picturale précédente, comme les objets constituaient une rupture avec ce qui les précédait. En dehors de la simplification des gestes dans la mise en oeuvre, je pense que, dans l’un comme dans l’autre cas, on est confronté à un sentiment relevant de la poésie comme lecture du monde et comme moyen de l’habiter».
MAURICE FRECHURET

COMMISSAIRES
Maurice Fréchuret, conservateur en chef du patrimoine, directeur des musées nationaux du XXe siècle des Alpes-Maritimes
Sarah Ligner, conservatrice au musée national Marc Chagall

MUSÉE NATIONAL MARC CHAGALL Avenue Docteur Ménard. 06000 Nice. France
www.musees-nationaux-alpesmaritimes.fr

Du 14 juin au 6 octobre 2014
Tous les jours sauf le mardi de 10h à 18h

mardi 27 mai 2014

EXPOSITION "MA TERRE VUE DE L'ESPACE"

La planète bleue comme vous ne l'avez jamais vue grâce aux satellites et aux photos de Yann Arthus-Bertrand

Du 7 juin au 30 décembre 2014, Eau de Paris présente au Pavillon de l'eau "Ma Terre vue de l'espace", une exposition conçue avec la fondation GoodPlanet de Yann Arthus-Bertrand. "Ma Terre vue de l'espace" invite le visiteur à voir le monde à travers deux points de vue : une série d'images satellites vertigineuses couplées aux photographies aériennes de Yann Arthus-Bertrand. Ces associations permettent d'obtenir de précieux renseignements sur l'évolution de notre environnement, qu'il s'agisse de constater l'étendue et la rapidité du réchauffement climatique ou encore de l'ampleur de la déforestation ces dernières décennies.

Une exposition présentée par Eau de Paris avec la Fondation GoodPlanet

L'exposition s'appuie sur l'ouvrage jeune public "Ma Terre vue de l'espace" de la Fondation GoodPlanet publié en février 2014 (Éditions De La Martinière Jeunesse). Elle s'adresse d'abord aux enfants à partir de 8 ans mais est adaptée à tous publics. Avec un focus particulier sur l'eau, les visiteurs redécouvrent son rôle dans notre histoire, notre quotidien et constatent à quel point elle est précieuse.

L'association des photographies aériennes de Yann Arthus-Bertrand prises à une altitude de quelques dizaines voire centaines de mètres, aux images satellite d'Airbus Defence&Space prises parfois à des centaines de kilomètres de haut, offre un regard original sur le cycle de l'eau tel que nous le connaissons à travers :

· La fonte des glaciers et le changement climatique
· Les forêts et les grands cycles naturels
· Les grandes civilisations et leur usage de l'eau
· L'eau au service de l'agriculture qui nourrit le monde
· Les océans, véritable poumon de la planète

Chacune de ces grandes thématiques est expliquée à l'aide d'une installation pédagogique à manipuler pour découvrir les glaciers du Kilimandjaro, la vie des forêts du Rio Beni, les civilisations menacées de la cité d'Angkor, la folie des Hommes sur la mer Morte ou bien encore la grande barrière de Corail. En prenant de la hauteur sur les grands enjeux écologiques liés à la ressource en eau, photographies et manipulations permettent aux visiteurs de partager l'espace d'un instant l'émotion ressentie par tous les astronautes en découvrant notre planète bleue.

Un week-end festif à l'occasion des « Journées de la mer »

Cette exposition sera ouverte au public au Pavillon de l'eau d'Eau de Paris à l'occasion des « Journées de la mer ». Un week-end festif et convivial y est organisé en effet en collaboration avec GoodPlanet les samedi 7 et dimanche 8 juin 2014. De nombreuses animations sont prévues pour toute la famille. Inscrivez-vous sur eaudeparis.fr dans la rubrique "événements".

Samedi 7 juin & Dimanche 8 juin
Ouverture exceptionnelle de 11h à 19h


Visites guidées tout au long de la journée

11h30 Projection familiale Alvin et les Chipmunks 3 & Projection familiale Bob l'éponge, SOS Méduse en danger

15h00 Animation pédagogique pour enfants « L'eau dans le monde »

16h00 Conte musical « Ah ! l'Eau ! » et visite de l'exposition « Ma Terre vue de l'espace » par GoodPlanet

17h00 Projection du film « La soif du monde » suivi d'un débat avec GoodPlanet & Projection du film « Planète Océan » suivi d'un débat avec GoodPlanet