mercredi 6 novembre 2013

HEIDI WOOD / DECOR D’UNE VIE ORDINAIRE

HEIDI WOOD. DECOR D’UNE VIE ORDINAIRE
Du samedi 9 novembre 2013 au lundi 3 février 2014

GRAND ENSEMBLE
MUSEE NATIONAL FERNAND LEGER
Vernissage le samedi 9 novembre 2013 à 11h

PAVILLON
MUSEE D’HISTOIRE ET DE CERAMIQUE BIOTOISES
VERNISSAGE LE SAMEDI 9 NOVEMBRE 2013 A 10H


Exposition en deux volets organisée par les musées nationaux du XXe siècle des Alpes-Maritimes et le musée d’histoire et de céramique biotoises.

Le musée national Fernand Léger et le musée d’histoire et de céramique biotoises invitent l’artiste australienne Heidi Wood à l’automne-hiver 2013. De cette rencontre inédite est née l’exposition «Décor d’une vie ordinaire».

Expérimentant la peinture sur tous supports, Heidi Wood fait dialoguer ses paysages pictographiques avec l’esthétique moderniste du peintre normand et la ville de Biot qui accueillit Fernand Léger entre 1949 et 1955, où il pratiqua la céramique. Le thème de la ville sert de fil rouge entre ces trois réalités, car il constitue un enjeu central dans l’oeuvre de Fernand Léger. En effet, l’artiste s’enthousiasme dès les années 1920 pour l’innovation tant architecturale que sociale développée par le Style international. Lucide, il revendique néanmoins l’intégration de la peinture dans l’architecture et la reconquête par les artistes de l’impact visuel généré par la publicité.

Diplômée de l’École nationale supérieure des beaux-arts à Paris, Heidi Wood dresse l’état des lieux de cette histoire progressiste de l’art du XXe siècle au regard de l’actuel environnement péri-urbain, souvent dédaigné au profit du centre-ville jugé plus patrimonial. Entre ironie et militantisme, l’artiste interroge la fonction sociale de l’art située au coeur de l’utopie des avant-gardes.

Au musée national Fernand Léger, le volet Grand ensemble immerge le visiteur dans une oeuvre d’art totale par la mise en scène d’un appartement standardisé du type HLM.
Au musée d’histoire et de céramique biotoises, le volet Pavillon propose un dialogue vivifiant entre les collections retraçant la vie quotidienne dans ce beau village provençal et les oeuvres à l’esthétique industrielle d’Heidi Wood.

Musée national Fernand Léger
Tous les jours de 10h à 17h
Sauf le mardi, le 25 décembre et le 1er janvier
www.musees-nationaux-alpesmaritimes.fr

Musée d’histoire et de céramique biotoises
Tous les jours de 14h à 18h
Sauf les lundis et mardis, le 25 décembre et le 1er janvier
www.musee-de-biot.fr

Commissariat
Musée national Fernand Léger: Maurice Fréchuret, directeur des musées nationaux du XXe siècle des Alpes-Maritimes (commissaire général); Diana Gay, conservatrice au musée national Fernand Léger (commissaire)
Musée d’histoire et de céramique biotoises: Pierre Palvadeau, Président

lundi 4 novembre 2013

Exposition "JE VOUS SALIS MA RUE" de François Pohu-Lefèvre, du 5 au 30 novembre 2013 à la Galerie Lee

Né à Paris en 1948, François Pohu-Lefèvre a longtemps exercé le métier de photographe. Cette expérience d’observateur et d’arpenteur du quotidien a progressivement orienté le regard de l’homme sur les objets inutiles et oubliés, ignorés et méprisés : les déchets et détritus urbains.

Adepte du courant du "SuBréalisme", qui suggère de voir au delà des apparences, François Pohu-Lefèvre se consacre alors exclusivement, et ce depuis 2006, à un travail de photographe plasticien à travers lequel son intérêt pour l’objet détritus se formalise, et devient ainsi la matière première de son œuvre. Basé sur l’idée que l’insignifiant prend une valeur si nous lui portons intérêt, cette œuvre singulière puisée sur l’asphalte de nos artères urbaines, nourrit puissamment l’imaginaire de ses contemporains.

Son travail actuel sur les détritus urbains "JE VOUS SALIS MA RUE" est l’exemple parfait de cette démarche esthétique et technique. François Pohu-Lefèvre expose régulièrement en France mais également dans de nombreux pays : Grande Bretagne, Italie, Allemagne, Chine, Etats-Unis.

Par ailleurs, directeur artistique de l’Espace Christiane Peugeot - Rive Droite, l’artiste franchit la Seine pour exposer Rive Gauche lors du Festival de la photo à Saint-Germain-des Prés à la Galerie Lee rue Visconti.

François Pohu-Lefèvre
"JE VOUS SALIS MA RUE"
Galerie Lee
9 rue Visconti - 75006 Paris
du 5 au 30 novembre 2013
Vernissage le mercredi 6 novembre de 18h à 21h

Plus d'informations : www.francois-pohu-lefevre.com

vendredi 18 octobre 2013

EUGENE VON BRUENCHENHEIN / AMERICAN BEAUTY GALERIE CHRISTIAN BERST / 18 OCTOBRE-23 NOVEMBRE

Pour la première fois en Europe dans une galerie depuis plus de 20 ans, la galerie christian berst présente une exposition monographique de l’artiste américain Eugene Von Bruenchenhein (1910-1983), du 17 octobre au 23 novembre 2013.

Grâce à une oeuvre photographique abondante, principalement des clichés de sa compagne, la renommée d’Eugene Von Bruenchenhein dépasse largement le cercle des amateurs d’art brut. On peut actuellement admirer ses tirages dans le pavillon international de la Biennale de Venise et, récemment, une pièce entière lui a été consacrée dans l’exposition «An Alternative Guide to The Universe» à la Hayward Gallery à Londres.

Eugene Von Bruenchenhein, né le 31 juillet 1910 dans l’Etat du Wisconsin (Etats-Unis), perd sa mère à l’âge de 7 ans et travaille très tôt comme boulanger, fleuriste puis épicier. De corpulence fragile, il travaille toute la journée dans l’intimité de sa cuisine et se livre dans le plus grand secret à une production artistique quasi obsessionnelle, persuadé qu’être né l’année du passage de la Comète de Halley est la preuve irréfutable que les dieux l’ont doté d’un génie artistique. «Je viens d’un autre monde», a-t-il l’habitude d’affirmer.

Il épouse en 1943 Eveline Kalke, de 10 ans sa cadette, qui devient sa muse, l’inspiratrice et le sujet, direct ou indirect, de l’ensemble de son art. Il la rebaptise du prénom de Marie. La photographie devient alors son principal mode d’expression.
Il effectue des centaines de portraits de Marie parée de différents attributs — décorations de Noël, tissus à motifs, couronnes de cuivre — dans des poses souvent érotiques, installée sur une chaise devant un décor fabriqué de toute pièce.
Marie est, tour à tour, déesse, reine, star, séductrice ou ingénue. Eugene développe ses photos dans son évier et découvre la double exposition qui leur confère une touche de surréalisme à la Man Ray. D’autres fois, il colorise les clichés à la main.

Parallèlement à cette création débridée, il réalise quelques toiles conventionnelles. Néanmoins, cette activité va prendre un essor particulier: en 1954, le développement de la bombe à hydrogène affecte profondément Eugène et marque le début d’une série de peintures expérimentales à l’huile qu’il applique avec ses mains ou des pinceaux confectionnés avec des cheveux de Marie. Enfin, Eugène Von Bruenchenhein entreprend d’exécuter des sculptures à partir d’os de poulets ou de dinde.

Son oeuvre, découverte peu après sa mort le 24 janvier 1983 (à l’âge de 72 ans), fut exposée dès septembre 1983 au musée John Michael Kohler Arts Center de l’Etat du Wisconsin. En 1997, Harald Szeemann, alors commissaire de la biennale d’art contemporain de Lyon consacrée à la figure de l’Autre, lui fait une place de choix. En 2005, l’exposition «Create and be recognized, Photography on the edge», organisée à Chicago, en plus de lui emprunter son titre, le consacre définitivement et lui offre la reconnaissance d’artistes comme Cindy Sherman. Ses clichés sont actuellement à l’honneur à la Biennale de Venise, tandis qu’une salle vient de lui être consacrée dans l’exposition «An Alternative Guide to The Universe», à la Hayward Gallery (Londres).

Publication: catalogue bilingue (fr|en) de 170 p., avec un texte de Adrian Dannatt,

Vernissage : jeudi 17 octobre 2013, de 18h à 21h

Galerie Christian Berst. Art brut Paris
Passage des Gravilliers. 10, rue Chapon Paris 3e
www.christianberst.com
Mardi-Samedi de 14 à 19 h